PIlÉLIMll\ mU.S (ilvM.KVLV.
lu
pentes, au contraire, sont peu sensibles et s’étendent bien loinsous les eaux, sans y élever de rochers , ce sont des côtes basses.Elles annoncent une nier peu profonde et calme ; niais elles protè-gent moins les terres ipie les eûtes en falaises.
§ 3. Montagnes , Collines , Vallées, Volcans , etc.
Comme nos lecteurs le savent tous aussi, sans doute, la surfacedes terres n’est pas unie. ( tu donne le nom de Montagnes aux plusliantes des éminences qui semblent sillonner dans tous les senscette surface. Les plus basses (au-dessous de 2000 pieds) sont desCollines ; une suite de montagnes qui se touchent par leur base,forme une Chaîne ; plusieurs chaînes liées entre elles par degrandes montagnes, qui roui comme leur noeud ou novae, com-posent des Groupes ; un assemblage de groupes qui ont entre euxdes relations, forme ce qu’on appelle un Système; les collinespeuvent aussi former des chaînes, îles groupes.
On appelle dans un groupe Chaîne biuncipale , celle qui donnenaissance aux plus grands cours d’eau; les chaînes secondairessont des embranchements, des chaînons d'une chaîne de premierordre. On a emprunté à l'architecture le nom de Contreforts pourdésigner les rameaux qui, s’étendant latéralement, semblent ap-puyer contre la masse principale delà chaîne, et la soutenir.
bes Vallées sont les dépréssions comprises entre les reliefs for-més par les chaînes, les chaînons, les contreforts, plus ou moinsparallèles; c’est dans leurs parties les plus enfoncées, que coulentles ilitférents cours d’eau, desserrées entre deux montagnes trèsrapprochéi*» , les vallées deviennent des Cohues ; les Vallons sontde petites vallées presque aussi larges que longues, au tond des-quelles coule ordinairement un petit cours d’eau. Transporté a unegrande hauteur entre deux montagnes, supportées par d’autreset rapprochées, ou entre deux parties d une même montagne, levallon deviendra un Col, un I’okt , un I’khtms. I.e Débile (litièredu col, en ce qu'il peut se trouver au pied des hauteurs , et qu’ilest. comme encaissé entre deux escarpements excessivement rap-prochés.
Du reste, les montagnes prennent différents noms, suivantleurs formes. Aigitli.es, Dents, Coknes, Dallons, etc.; leur hau-teur varie depuis 2000 pieds jusqu’à 20,( 00. Celles qui vont jusqu’à'5000 pieds, sont des montagnes basses; celles qui vont jusqiéà0000 pieds, des montagnes moyennes ; celles qui vont jusqu’à10,000, des montagnes alpines ou tués hautes; les autres , des
ÉCORCE 33
CHAPITRE PREMIER.
Da géographie a fait de nos jours de tels progrès qu’elle est obli-gée de s’appuyer sur un grand nombre de sciences dont s’occupe1 homme, et en particulier, sur les sciences naturelles, l’armi eesdernières, la Géologie la suit et raccompagne partout. Pour donnerde celle science une délinition succincte, il subira de dire qu’elleétudie la structure de l’écorce du globe, et par les résultats générauxet particuliers de cette élude, explique les révolutions physiquesdont, le globe entier, ou telle ou telle de ses parties, ont été le théâ-tre. Il ne faut pas la confondre avec la minéralogie qui étudie lessubstances minérales diverses dont se compose la même écorce duglobe, mais sans s’occuper de l’ordre dans lequel elles y sont ran-gées ; ce qui est le propre de la géologie.
§ 1 er . Substances générales qui composent l'écorcedu globe.
I,a science n’a jusqu’ici pu parvenir à trouver dans Décorée duglobe {>1 us d’une cinquantaine de substances premières, différen-tes, indécomposables ou indéeomposées, nui, par leur réunion ,leur mixtion, leur mélange, en proportions diverses cl en nombresdifférents, composent les milliers de corps bruts, formant l’eeoreeterrestre; comme les vingt-cinq lettres de l’alphabet, par leursassemblages différents, composent ces milliers de mots , qui vien-nent offrir à noire esprit des milliers de significations.
(indivise ces corps fondamentaux, appelés simples , élémen-taires: h 1 , en non métallique!, lesquels comprennent l’oxigène,l'hydrogène; gaz, qui, unis en une certaine proportion , formentl'eau pure; l’azote, aulre gaz qui entre avec eux dans la compo-sition de l'air; le chlore, h* brome, le Iluor, ou phtore, l’iode, lephosphore, le soufre, le sélénium, le carbone, le silicium, leliore ; 2°, en métalliques , qu’on divise à leur tour en métaux ter-reux , alcalins et proprement dils.
l’our exemple des premiers, nous citerons l’aluminium , le glu-cinium; pour exemple des seconds, le potassium, le barium, lesodium, le strontium, le calcium.
Des métaux proprement dits se partagent encore en usuels, uti-les et sans emploi. Des premiers sont le fer, le zinc, l’etain, le plomb,h cuivre, le mercure, l’or, l’argent, le platine; les seconds sontl’antimoine, le bismuth, l’arsenic, le chrome, le nickel, le kohujl, lemanganèse, le palladium, l’armi les derniers, on range le tellure,le tungstène, l’urane, le titane, et autres encore.
Ces corps simples, que la chimie . . à connaît re, unis commenous l’avons dit, en diverses proportions et en divers nombres, parun mélange tellement intime, qu'on ne tient parvenir àledéeouvrirque par l’opération appelée analyse chimique, composent tes (titrè-rent s corps qu’ciudie la minéralogie, on les minéraux.
§ '1. Minéraux.
On partage les minéraux en simples ou composés. Des premiersprésentent une masse homogène dans toutes les parties : tel est, parexemple, le marbre blanc ou la pierre à fusil. Des autres sont com-posés de plusieurs minéraux simples, cl rien n'est plus facile quede les reconnaître comme tels : par exemple, le granit,
montagnes gigantesques (division du savant géographe Kit ter). Surles plus hautes , on remarque des zones semblables à celles de laterre, chaudes, moins chaudes et glaciales superposées. Cetteanalogie, et d’autres, ont lait comparer par un naturaliste célèbreles deux hémisphères nord et sud à deux montagnes immenses ac-colées par leurs bases.
Pour en finir avec les montagnes, nous dirons qu’il en est, qui ,même couvertes par des neiges éternelles , lancent , soit par inter-valles, soit incessamment, des vapeurs brûlantes, desllammes, desmatières bouillonnantes, dont elles couvrent le pays environnant.On appelle ees montagnes du nom général de Montagnes ignivo-mks , ou vomissant du leu , Volcans: celles dont les éruptions sont,périodiques ou continuelles, sont dites en activité; celles quin’en ont point eu depuis très long-temps, sont dites volcans éteints;ces volcans ne sont souvent qu’endormis.
§ i Plaines, Plateaux.
[.es grands espaces de terres, horizontaux, unis, sans mon-tagnes, ni vallées, ni collines, sont des I’i.aines ; supportées pardes montagnes et élevées au-dessus des terres environnantes , onles appelle Plateaux. Suivant la nature de leur végétation , ondonne aux plaines les dénominations de Landes ou Bruyères enFrance , et ailleurs de Steppes , Savannes , etc. Chacun sait ce quesignifient les expressions de plaine boisée , inculte, en friche, sa-blonneuse, marécageuse .
lin Désert est un immense pays absolument dépourvu de végé-tation et d’eaux courantes, si ce n’est en de rares endroits, où dessui tes d’îles fertiles et arrosées sortent des sables qui couvrent lereste du terrain. On nomme ces îles oasis.
§ 5. Signes géographiques.
[.es cartes de géographie servent à montrer dans leurs distancesmutuelles et leurs proportions infiniment réduites les différentesparties de la surface terrestre. On y voit d'un seul coup-d’iril laposition relative des royaumes et des villes. De plus , quand ellessont bien faites, elles expriment la nature liante ou liasse, sècheou marécageuse , boisée ou non des terrains, l’élévation des mon-tagnes, l’importance des cours d’eau, etc. Les géographes ontadopté , pour arriver à exprimer ces différentes choses , îles signesconventionnels : nos lecteurs les verront en marge des caries del'Atlas.
[J &3L©BIEn
Les minéraux simples se subdivisent en substances combustibles,
PIERREUSES, AIE I ALLIQUES.
Les premiers ont le plus souv ent pour base l’hydrogène, le sou-fre ou le carbone, l’armi eux, nous distinguerons lediamant, l’an-thracite, sorte de charbon de terre, la bouille, le succin ou ambrejaune, la tourbe et les ilitférents sulfures, l.es substances pierreusesse partagent d’abord en siliceuses, qui comprennent les quartz, lessilex, les jaspes, les opales composes d'oxide de silicium (silice), lesbérils, le feldspath, le mica, qui ont une composition plus com-pliquée.
IVius remarquerons, parmi les quartz, le cristal de roche, l’amé-thyste: le grès blanc, dont sont pavées toutes les rues del’aris;les agates, qui diffèrent peu desquartz proprement dits. Les jaspessont comme elles .susceptibles du plus beau poli, l’armi les silex,celui qu’on appelle silex pyromaque, ou pierre à fusil, est surtoutconnu ; on connail aussi le silex meulier, ou pierres meulières,l’armi les opales, celles de Hongrie , du Mexique , sont des sortes de(lierres précieuses. Le groupe des bérils offre surtout le béril éme-raude, ou émeraude proprement dite. Quant aux feldspath, leurespèce la plus intéressante esl le feldspath'commun ou pélunze, quiréduit (‘il pondre, s’emploie pour faire la couverte de porcelaine,c’est-à-dire le v ernis blanc et dur dont celle espèce de tuilerie em-prunte sa valeur particulière ; le même feldspath purgé de potasse,et mêlé d’une certaine proportion de quartz, forme une argile blan-che, inlusihlc, nommée kaolin et employée pour faire la pâlemême de la porcelaine.
Au second rang des substances pierreuses, sont les pierres alu-mineuses, composées principalement d’alumine. Files comprennentla plupart des pierres appelées gemmes ou précieuses. Ce sont lescorindons parmi lesquels on trouve l’émeril, qui sert à polir lessubstances dures, les spinelles, les topazes, tes grenats, l’alun, etc.Des argiles, que tout le monde connaît, et dont les usages sont sirépandus, se rangent aussi parmi les substances alumineuses.
Des pierres magnésiennes se divisent en substances salines,parmi lesquelles nous distinguerons le sel purgatif d'Dpsom (sul-fate de magnésie), et en pierres onctueuses, qui nous offrent letalc, l’asbesle, dont une variété, l’amiante, sert à fabriquer destissus incombustibles. Fnlin, en pierres dures, au nombre des-quelles se font remarquer les pèrihots, sortes de p erres gemmes,l'olivine, et. surtout le uyhoxène et I’ajii'hieole.
l’armi les minéraux calcaires, se range tout d’abord une despierres les plus répandues sur le globe, et aussi une des plus utiles,la pierre calcaire, proprement, dite, ou pierre à chaux (.carbonatede chaux) ; viennent ensuite le marbre blanc et coloré, la craie, lapierre lithographique, le gypse ou pierre à plaire el quelquesautres sulfates de chaux ; le marbre de bergame , etc.
Les minéraux alcalins nous olfrenl le sel gemme, le mitron, le selde glauber (sulfale de soude), le sulfate el le nitrate de potasse.
§ 3. Substances métalliques.
Quant aux substances métalliques, nous les avons nommées enparlant des corps simples métalliques : on les trouve rarement puresdans la nature : elles sont ou alliées entre clics, ou unies avec l’oxi-gène, le soufre, l’arsenic. Indiquer ici leur gisement, c’est-à-dire lesterrains, les endroits où on les trouve ordinairement, nous entrai-