INTRODUCTION.
n.)
Depuis la pointe N. à la pointe N. O., l’Océan, sous lenom de Pas-de-Calais et de Manche, et depuis la pointeN. O. jusqu’à la pointe S. O., sous le nom d’Océau at-lantique, forme la limite naturelle de la France . LesPyrénées , depuis le S. O. jusqu’à la pointe S. la sépa-rent de l'Espagne. La Méditerranée la baigne de cellepointe au S. E. ; de là, jusqu’au N. E. et au N., ses li-
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(Voir la carie
CHAPITRE I".
COTES , GOLFES, BAIES , CAPS, ETC.
L’Océan, qui baigne la France du N. au S. O., forme,entre les côtes N. O. de France et les côtes opposéesd’Angleterre, un canal dit delà Manche , cl qui,resserré entre les deux pays à son extrémité E., prendle nom de Pas-de-Calais .
Les côtes du Pas sont généralement peu élevées, sice n’est aux environs de boulogne , où elles présen-tent des falaises escarpées. Ailleurs, elles sont de beau-coup au-dessous du niveau de la haute-mer; mais deliantes dunes de sable, successivement amoncelées,formant une sorte de chaîne qui borde le rivage, lesdéfendent jusqu’à un certain point, contre le llux. Cellenature de côles continue jusque vers l’embouchurede la Somme; nulle part on n’aperçoit ni avancées, nienfoncements remarquables. l)e l’embouchure de laSomme à celle de la Seine , des falaises s’élèvent accom-pagnées souvent de roches de diverses natures. Passéce dernier ileuve, le rivage commence à devenir si-nueux; et au-delà du cap de la Dogue, et même del’embouchure de la Vire, jusqu'à l’extrémité de laManche , ce n’est qu’enlaiilemcnts plus ou moinslarges, plus ou moins compliqués. Les rochers devien-nent plus fréquents ; de petits îlots , de même nature ,témoignage de la puissance des eaux qui les a séparésdu continent, attestent, çà et là, qu’aulrefois la côte adu présenter encore plus d’aspérités. Quant aux en-foncements, on remarque d’abord le golfe delà Seine ,à l’embouchure de ce ileuve, et le golfe ou baie deSaint-Malo , entre les côtes O. de Normandie , et E. deRrelagne. Les caps ou pointes les plus importants sontles caps de la Dogue, à l’extrémité N. O. de la Nor-mandie ; la pointe de bai lleur à son extrémité N. E.,celle du Sillon, à l’extrémité N. O. de la baie de Saint-Malo. Aucune île appartenant à la France n’attire lesyeux; maison remarque dans ses eaux, les îles anglaisesde Jersey, Guernesey, Alderney et autres moindres,qui toutes, d’après leur position, seraient françaises .
Au sortir de la Manche, et passé le cap Finistère etFile française d’Ouessanl, assez considérable, les en-laillements des côles se compliquent de plus en plus :les eaux sont plus violentes, mais le rivage aussi plusélevé. D’énormes rochers de granit brisent le courant ;des pointes dangereuses pour le navigateur , se héris-sent de toutes parts. Gu remarque de ce côté la baie ourade de brest : la pointe de Carnavan , celle de Pcn-march ; les îles Glenan et Croix; celle, plus consi-dérable, de belle-lle, en face de la presqu’île de Qui-
mites sont Huilantes et marquées par la politique Lesétats Sardes (comtés de Nice , Piémont et Savoie ) ; laconfédération Suisse (cantons de Genève, Vaud , Neuf-chàlel, berne, bàle) ; le grand-duché de bade, les for-ment successivement jusqu’à la pointe N. E. Depuis là,elle confine à la bavière rhénane, à la Prusse rhénane et au royaume de belgique .
naturelle.)
héron, et la baie du Morbihan , qui renferme quel-ques autres îlots ( aux Moines, d’Arz). Cependant, de-puis la pointe de Penmarch, les côles sont deve-nues plus basses et par fois sablonneuses. Des étangs,des marais salants, des allérissemenls, se montrent delà jusqu’à l’embouchure de la Loire et à celle de la Gi-ronde; les îles deNoirmoutier, Dieu , de bé cld’OIé-ron, plus considérables,s’élèvent successivement. Del’embouchure de la Gironde à celle de l’Adour, la côteparaît fuir toute droite. Des chaînes de dunes la sil -lonnenl. Elles sont coupées par de grands étangs :l’on peut considérer comme un petit golfe le bassind’Arcachon , où se jette la Leyse.
On donne le nom de golfe de Gascogne à la partiede mer comprise entre les côles sud de la Gascogne(Landes) et les côtes d’Espagne , qui viennent formeravec elles un angle presque droit.
Le littoral méditerranéen , depuis l’extrémité occi-dentale du territoire français jusqu’au delta du Rhône,forme le golfe du Lion (1). 11 esLbas, coupé de maraissalants Le delta du Rhône est une île moitié iluviale ,moitié maritime, appelée ainsi de sa forme. On le.nomme aussi île de la Camargue . Depuis son extré-mité E., la côte devient très-sinueuse. On remarque çàet là des îlots, parmi lesquels les îles granitiquesd’ilyères, un peu à l’est, de Toulon , celles de Lerins,entre Fréjus et Antibes , sont les plus importantes. Lamarée se fait peu sentir dans la Méditerranée . Elle at-teint passé 30 pieds sur les côtes N. O. de l’Océan.
La Corse, qui appartient à la France , n’en est pasune dépendance géographique. Elle est comprise entreàt° 17’ et 43° de latitude N. et entre (j° 12’ et 7° 12’ delongitude E. Sa plus grande longueur est de 42 lieuesdu nord au sud, et sa plus grande largeur de l’est àl’ouest de 20. Un détroit appelé des bouches de bonilàcio la sépare au sud de la Sardaigne .
On peut considérer, comme des presqu’îles, labreta-gne, et la partie de la Normandie, dite autrefois Co-tentin . Ce sont les plus considérables, et même lesseules remarquables de France .
CHAPITRE II
§ l tr . Aperça général.
Les montagnes el les hauteurs d’ordres divers quiparaissent au premier abord courir dans tous les sens,à la surface de notre Europe , sont communémentrangées par les géographes en un nombre assez varia-
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