INTRODUCTION.
XIX
elle fond;» pour ainsi dire la puissance, plus tard si funeste auxFrançais . Louis arracha aussi FAnjou au roi Héné, et obtint dumême, par testament, la Provence. Son règne commença d’ail-leurs la véritable domination «le la monarchie et l’ere d’une indus-trie <'t d’un commerce nouveaux. L'établissement de l’imprimerieà Paris , celui <l«>s postes dans le royaume, l'introduction dumûrier et de la fabrication des soieries dans le Midi, sont au nom-bre dos bienfaits dont nous sommes redevables à ce prince, stig-matisé dans l'histoire pour ses crimes et sa bassesse.
Charles Vil! (1183) épousa Anne, héritière «le la Bretagne , etse crut déjà assez fort pour entreprendre des complètes en Italie .Comme c'était alors l’époipie de la «‘naissance des lettres et desarts dans ct'lle belle contrée, les Français en rapportèrent unelouable émulation. Ce fut tout le proiil «les campagnes du valeureuxfils de Louis XL Louis XII (IPJ8) pour ne pas laisser échapper laBretagne , répudia sa femme pour la veuve du défunt. Il fut mal-heureux dans ses guerres en Italie , cependant il sortit à sa gloire,d’une coalition formée contre lui, par l'Espagne , l’Autriche , lesSuisses et l’Angleterre. Ses formes douces et humaines, lui valurentle surnom de père du neunle. François anres avoir débuté
maines du Béarn et du comté de Foix , et avait conquis de plus, surla Savoie , la Bresse et le Bugey .
§ IV. De Louis XIII , jusqu’à l’abolition de la royautépar la Convention nationale .
Comme la Ligue s’était surtout composée d«\s plus puissants sei-gneurs, une grande partie de la noblesse souffrit avec impatiencele gouvernement du Béarnais. Mais la crainte «1e son bras vigou-reux les avait contenus. Marie «1e Médieis régente pour Louis XIII ( 1010), leur donna bientôt l’occasion d’éclater. Italienne, elle s’en-toura des intrigants de sa nation, si nombreux alors dans les cours.Tons les ministres d'Henri IV furent éloignés: Sully lui-même,dont le nom est inséparable de celui de son roi et de son ami,quitta la cour. Coneini, favori delà reine, régna pr«‘squ 'en maî-tre absolu. 11 fallut bientôt songer à paralyser le mécontentc-îm-nl des seigneurs. On acheta la paix au prix des épargnes durègne précédent et d«‘S plus belles promesses. Louis Xlll, majeur,tomba d’abord aux mains du jeune duc «le Luyncs , qui gouvernapour lui; les protestants se «‘levèrent avec succès dans le Midi.De Luyncs, élevé à la dignité de connétable, périt «levant Mon-tauban , place de sûreté di'S réformés ; s«'s troupes levèrent le siège.Un nouveau ministre, Hichelieu, lui succéda , et l«‘s affaires chan-gèrent de face. Forcés malgré un surprenant courage et l’appuide l’Angleterre, dans la Bocbelle, leur forteresse la plus formi-dable et le noyau de la nouvelle république fédérative qu’ilsvoulaient établir <‘ii France , l«‘s protestants furent obligés desouscrire à la paix d'Alais «pii leur ôta toutes leurs places d’armes,leur défendit aucune assemblée politiipie, mais toléra l’i'xereicede leur culte. Hichelieu donna ensuite tons ses soins à rabaisse-ment de l'Espagne cl des seigneurs les plus puissants conjuréscontre lui. Le sang de la meilleure noblesse de France coula surl'échafaud, l’our ne citer qu'une victime, nous nommerons legouverneur du Languedoc , le maréchal de Montmorency. Quantà l'Espagne , on lui prit le Boussillon. Hichelieu se lit encore céderpar la confédération des princes allemands «pi'il avait soutenus,l’Alsace et plusieurs de ses villes impériales. A l'intérieur, il orga-nisa une unité d’administration déjà remanpiablo, se montra leprotecteur éclairé de la science et «les arts, fonda l’Académie fran çaise , le jardin des l’ianles, rétablit la Sorbonne, donna quelques-uns de ses soins au commerce. 11 jeta aussi les bases d’une marinemilitaire formidable, i‘t colonisa les Antilles (Fançaises.
Louis Xlll ne survécut que peu de temps à sa mort, arrivée enKilt). Quoiipie brave de sa piTsonne, il n’avait régné «pie de nom.
Mazarin succéda à Hichelieu dans la direction suprême du gou-vernement , sous Anne «l'Autriche , régente pour Louis XIV encoreenfant Q(il3). La guerre avec l’Espagne et l’Autriche continua : tesbatailles de Hocroy, Fribourg, Liais gagnées par Coudé à peineâgé de ‘20 ans ; «‘elle de Summerhausen gagnée par Tiirenne, va-lurent hlalTancelelraitédt‘\V<>slphalic<pii luiassurail la possessionde l'Alsace, et abaissait délinitiveiiK'nt la maison «l'Autriche , enreconnaissant l'indépendance delà confédération des princes aile,mouds, jusipi'alors, au moins nominativement, ses sujets; et cellede la république llelvétiipie. La puissance «le l'Espagne «pii ne signapas ce traité et celle de l'empire re«-evai«‘nt encore par cette paixun autre coup non moins vifdans la reroi maissaiH'c delà républûpiellalave. L’Espagne espérait se reli'ver à la faveur des intelligencesqu’elle entre!«'liait avec les seigneurs mécontents de l’administra-tion de Mazarin . O niéconlentenu'iit cl ces iiilrigiu'S , amenèrent <>ncllèt les troubles qu’on appela de la l’rontle, et dans lesipielsla noblesse, le parlement et le peuple «1e Paris , sous la diifction ducardinal de Itetz et de Tuivnne, se déclarèrent contre le ministre.Coudé, «pii commandait pour le roi l'emporta ,• cependant Mazarin lut obligé de quitter la France , mais il li en goiiwrna pas moins.L«‘ vainipieur «le bons, «pii avait espéré recueillir ses dépouilles,passa de dépit aux Espagnols et commanda leurs arnu’vs. Turetine,rivoneilié avec la cour , le vaimpiil à la journée des Dunes; alorsl'Espagm* définitivement abattue, conclut le traité des Pyrénées«pii nous assurait la possession définitive du Houssillon (1059) ; etson roi Philippe 11, donna en mariagv à Louis XIV sa tille Marie- Thérèse . Coudé lit sa paix avec la cour; Mazarin , un instant éloi-gné par Louis XIV , puis rappelé, mourut bientôt après ce traité «ouvrage de son habile diplomatie (lotît). (Louis XIV avait alors 22ans"). H lui légua pour ministre, Colbert . 'Tant de guenvs avaient
par la complète du Milanais et la victoirede Marignan sur les Suis ses , crut pouvoir aspirer à l'empire. Charles d’Autriche, arrièiv-pe-lit tils «te Charles-le-Téméraire fulélu . Les deux rivaux ne tardèrentpas|à eu venir aux mains ; le connétable de France duc «leBourbon,maltraité par Fram;ois, ayant été offrir ses services à Charles, celui-ci le mit à la tête de s«‘s armées «1 Italie. Le roi fut vaincu et faitprisonnier; il renonça à l’Italie par le traité de Cambray . Charlesrêvait la monarchie universelle, il revint plus tard attatpier laFrance , <1 échoua partout. Ces guerres eurent surtout pour effet«1<‘ serrer la nation autour «lu trône, d’en mélanger les élciiu'iits.Prince brillant et poli, François 1 e1 ' encouragea les h'Itres, fil plusencore pour les arts. La première belle poésie Iraneaise , pure delangage, date de son règne. Son successeur Henri II (1âA7), enlevaune partie de la Lorraine à Charles-Quint , lui résista dans Metz parl'héroïsme du duc (le Guise, et le battit à Henty. il fut moins heu-reux contre le successeur de Charles-Quint , Philippe II . Mais Guise sauva tout, reprit Calais à l’Angleterre,et obtint une paix par la-«piclle on renonçait à l’Italie , mais en conservant Metz , Tool, Ver dun et Calais . Henri II , ne se montra ni moins poli, ni moins ami «teslettres que son père. 11 mourut par accident dans un tournoi, et cefut le dernier coup porté à la chevalerie. Sous son règne, les Fran çais qui avaient formé déjà dès celui de François l 01 , des établiss«‘-mi'nts dans le nord de l'Amérique , réei'imnent découverte, agran-dirent «'onsidérablement ces premières eolonu'S américaines.
C’(‘sf an milieu de cet étal florissant, ipi’ona nommé renaissance«[lie le royaume fut surpris par «les troubles intérieurs de la naturela plus sérieuse, <‘t «pii le mirent encore une fois, à la veille de sadissolution. Depuis long-temps, des opinions religieuses contrairesà la croyance romaine parcouraient la chrétienté : «'«‘lies des pro-testants d’Allemagne n’avaient point tanlé à envahir la France <1ensuite le Midi. Les menaces et les supplices n’avaient fait qu’ac-croilre le nombre de leurs adhérents. Bientôt, de même qu’ils se-couaient l’autorité religieuse de Home, les protestants françaispensèrent à secouer l’autorité politique du roi. L'exemple «le l’Al lemagne qui avait avTC la liberté religieuse compiis des libertés ci-vili'S , les eneouragt'ait. Des seigneurs se mirent à leur tête,les uns par eons«-ience, les antres par ambition. Ils eurent le torlde comploter sons François 11, mais à son tour, sous Charles IX , laroyauté complota contre eux, et le résultat de celte guerre sourdefut l'horrible massacre de la Saint-Bar! hé!«*my en 1572. Ce massacredirigé comme tous nos lecteurs le savent sans doute, contre 1«‘Sprotestants, ne lit «|u’enllamm«‘r leur zèle. La guerre devint unevéritabh'guerre civile sous Henri 111. Henri IV (I58 1 ,)) au bout devingt ans la termina après avoir été obligé de eoiupiérir pièce àpièi'e le royaume, à la tête duquel l'appelai! sa naissance. Il rentraà l’aris en 151M, et en 1598 publia un «‘dit «pii permettait le libreexercice du protestantisme en Franc»’, l’armi les c .lies «piiavaient formé une sainte ligue contre Henri lit et contre lui ,il se trouva des fanatiques «pii ne lui pardonnèrent pas cet édit,et après avoir abattu la puissance de l’Espagne , rétabli leslinsnces , pacifié le royaume, «‘tmérité les surnoms de grand etde bon, il fut assassiné comme Henri lit l’avait été (1 <502). Héritierde la maison de Navarre, il avait apporté à la couronne ses do-