INTRODUCTION.
Xl.Y
■ et le Tchèque ; l’Église grecque et l’Église catholique ; l’Église! luthérienne et l'Église calviniste ; le, Judaïsme et l’Évangélitisme.Que d’opppositions ! lit cela s’appelle un empire !
La population de la Prusse est de 13,000,000 d’individus, par-conséquent 930 individus par lieue carrée. Elle est un peu plushomogène que celle de l’Autriche , et resserrée dans les liens les(dus étroits d’une administration civile, militaire et religieuse à1 la fois. Tout en Prusse est habilement calculé pour arriver à lafusion des races et des religions. Les mariages se font par ordregrand Frédéric.
| Voici comment est répartie cette population, qui habite 1,021villes, et 37,000 villages, bourgs ou hameaux :i Provinces allemandes et faisant partie du corps' germanique 10,000,000
Prusse propre et duché de Pose» 3,000,000
! Les lois de l’État reconnaissent trois ordres, et les Élats provin-ciaux s'assemblent suivant ces trois ordres. La noblesse compte; environ 20,000 familles, jouissant la plupart de droits féodaux.
! En résumé, parmi les grands États,. ' _ . 'ntion relative,
il n’y a que l’Angleterre qui puisse être comparée a la France :celle-ci compte, comme nous l’avons vu, 33,000,000 d’individus,parconséquent 1,237 habitants par lieue g. carrée.
La population de l’Angleterre est donc relativement plus con-sidérable ; celle de la Russie l’est d’une manière absolue.
I Mais, grâce à l’empereur Napoléon et à la révolution de 89, lai . .. an ç a j S( , cs j j a j,i us homogène de. toutes les popula-
tions qui aient jamais composé un grand État; car les 000,000nationaux de langue germanique sont en quelque sorte, par l’es-i prit public, plus Français que les Français eux-mêmes. Toute iné-
galité a disparu du territoire. C’est la France qui de tous les Étatscontient le plus grand nombre de propriétaires; elle en contientcinq fois autant que l’Angleterre, et quatre fois autant que laRussie . Elle seule ne renferme pas de classe à part et privilégiéepour l’impôt. Rien n’y empêche la division et la transmission dela propriété. Chacun, riche ou pauvre, a pour ainsi dire un égalintérêt au maintien delà nationalité; cartons perdraient égale-ment si une atteinte était portée à cette nationalité, ce qu’il seraità peine donné de faire à une coalition européenne. Kuhn, il n’y ani protestants, ni catholiques, ni juifs ; il n’y a pour la France que(les Français . Elle ne rivalise qu’avec elle-même; elle n’a pasd’Irlande à redouter, de Pologne à dénationaliser, d’Italie à con-tenir. Ni la Loire , ni la Seine , ni le Rhône , ni la Garonne ne sontdes Tweeds longtemps ensanglantées; France , France partout, d’unbout à l’autre du territoire !
Enfin, et pour terminer notre revue de l’Europe sous le rapportde la population, nous devons dire que les petits Etats l’emportentsur les gr ' ' ation relative ; car le royaume, belge
compte, par lieue carrée 1,900 liai).
La monarchie hollandaise. 1,550
La république de Cracovic 1,750
Celle de Saint-Marin 2,333
Le royaume de Saxe t,85G
Les républiques de Brême, Francfort , Lubeck et Hambourg 5,421
L’État qui a la moindre, population relative est la monarchienorvégiéno-stiédoise ; la monarchie russe lui succède. Ensuiteviennent l’empire ottoman , puis l’Espagne , puis le Portugal .
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(Voir planche 8, France militaire, et planche 45, Paris , place de guerre.)
La France estsans contredit l’un des États de l’Europe les mieuxpourvus en places fortes. Aucun, avant les traités de 1814, n’au-rait pu lui être comparé.
Nous avons vu que ses places de guerre, citadelles et châteaux-forts se montaient à cent quatre-vingt-trois, et que les principalesse trouvaient au nord- est, c’est-à-dire au seul côté où la France n'a point de frontières naturelles. On a calculé que, dans l’étatactuel des choses, pour donner à ces forteresses toute l’impor-tance dont elles sont susceptibles, il faudrait une dépense bien ap-pliquée de 350,000,000 de francs, dont 57,590,000 pour la fron-j tière du nord, 5,850,000 pour la frontière de la Meuse et de laj Moselle , 27,000,000 pour la frontière d’entre Moselle et Rhin ,2,900,000 pour la frontière du Rhin , 17,000,000 pour celle duJura , 28,000,000 pour celle des Alpes , 1,000,000 pour celle de laMéditerranée, 33,300,000 pour les frontières des Pyrénées , 51,000pour les frontières de l'Océan, 1,500,000 francs pour la Corse, et70,400,000 pour l’intérieur.
Dans ce chiffre ne sont compris que les premiers travaux quientoureraient Paris , et qui, en faisant de celte place la forle-I resse du monde la plus formidable, du moins quant au nombre deses défenseurs, assureraient à jamais entre les mains d’un gouver-nement national l'indépendance du territoire national.
Nous pourrions facilement indiquer, d’après des documentsscmi-ofliciols, l’emploi de la somme ci-dessus énoncée, mais notrepatriotisme répugne à indiquer, pour ainsi dire, à l’ennemi lestrouées du territoire.
Le système de. défense de l’Angleterre n’a rien de formidable. Ilfaut, pour qu’elle soit en sûreté, que ses vaisseaux la couvrent.L’histoire prouve qu'une fois envahie par une armée étrangère,l’Angleterre est perdue. C’est du côté de. la France qu’elle, s’est leplus protégée. Là s’élèvent Sheerncss dans Pile Shepey, à l'em-bouchure de la Tamise , Tilbury vis-à-vis Gravesend, Roehester etChalham défendues par un système unique et commun, Douvres protégé par une forte citadelle. Le grand canal royal militairedéfend la côte dans le Kentshire; ce canal, dont la largeur est decent trente [lieds anglais sur dix-huit de profondeur, est abrité pardes épaulements, et peut être promptement armé de batteries.
La position insulaire d’Albion, et ses citadelles flottantes quiI peuvent s’abriter dans quinze ports ou stations militaires, Cha-! thum, Deptford , Sheerncss, Woohvich, Douvres , Falmouth , New haven
, Porlsrnoulh, Plymoulh, Livcrpool, Milfordhavcn, llull,Newcastle, Yarmouth et llarwich; voilà donc à peu près sur quoirepose la sécurité des Anglais . Ajoutons-y le préjugé établi depuisles derniers siècles, et qui veut qu’une invasion étrangère dans leRoyaume-Uni soit impossible.
La Prusse, puissance tout-à-fait de convention, cherche dans sonorganisation militaire ce qui lui manque, en richesses, en popula-tion et en étendue; elle le cherche aussi dans l’union la plusétroite, avec le corps germanique, et les forteresses qui défendentcelui-ci défendent aussi sa protectrice intéressée. La Prusse anéanmoins à elle un vaste système de défense. Mais ce systèmecompense très peu, malgré sa force, le défaut absolu de frontièresnaturelles.
Parmi la centaine de forteresses de tous les ordres qui la défen-dent, voici les principales, par frontières :
Rhin : Saarlouis , opposé à Metz et Thionville ; Ehrcnbreitstein,à la rencontre de la Moselle et du Rhin , commandant la vallée;Cologne et VVesel, sur le Rhin ; Juliers , sur la Roè’r.
Westphalie : Minden sur le Weser .
Saxe : Torgau , Magdebourg , AYïltemberg sur l'Elbe ; Erfurt surl’Unslrut.
Poméranie : Stettin près de l’Oder ; Colbcrg à l’embouchure dela Persante, Slralsund vis-à-vis l’ile dcRiigen.
Prusse propre : Dantzig , Weichselmiiude, Pillait sur la mer;Graudenlz, Tliorn sur la Vistule .
Grand-duché de l’osen : Posen , Brandebourg ; Spaudau à larencontre du llavel et de la Sprée ; Ciistrin sur l’Oder .
Silésie : Glogau sur l'Oder , Glatz sur la Neisse , Neisse à la ren-contre de la Neisse et de la Biela, avec un système particulier d’é-cluses et de canaux d’inondation, Kosel sur l’Oder , et Silberberg,forteresse analogue à notre Belfort .
L’Autriche , d’ailleurs protégée par la nature, possède uneceinture de forteresses dont le nombre surpasse celui de la France depuis les derniers traités. Entourée d’ennemis, ayant une quan-tité de populations hostiles à garder, elle a depuis longtemps dis-tribué ses forces de manière à couvrir autant que possible lespoints les plus ouverts de son territoire aggloméré sans génie. Elledéfend l’Autriche propre, par Lintz etSalzbourg; la Bohême, parPrague , TheresiensladletKœniggriltz; la Moravie , par Olinütz ; laHongrie , par Szegcdin, Comorn, Temcswar, Alt-Orsova, Neu-