482,024 HABITANTS. — 141 LIEUES GÉOGRAPHIQUES CARRÉES.
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RÉGION DU SUD-EST.
DÉPARTEMENT.
ASPECT PHYSIOLOGIQUE
PRODUCTIONS AGRICOLES
CHEF-LIEU.
Dü PAYS.
/ Le Rhône et après la Seine , le/ pins petit de nos déparlements ,I c’est aussi le second en impor-tance comme ayant pour chef-lieu la seconde ville du royaume.U ne vient que le troisième pourla population relative.
Un grand nombre de monta-gnes assez hautes, et quelques-unes bien couronnées de forêts ;un grand nombre de coteaux fa-vorables a la vigne, sans valléesni plaines même de médiocreI étendue, hérissent le'sol de ce dé-| parlement. .Malgré l’activité et laI persévérance du cultivateur, ilH est peu fertile, si ce n’est versla Saône , mais le mouvement in-dustriel cl commercial y est con-sidérable, surtout jirès de celtebelle et lente rivière et du Rhône fougueux, qui limitent toute saligne deTest. Partout en général lesgros bourgs manufacturiers sontpressés les uns à côté des autres.Quelques uns .renferment beau-coup de maisons construites enterre bat! ne appelée Pisai. L’onentre dans un grand nombre par/ de belles avenues plantées de ce1 riche mûrier qui, selon la paroled’Olivier de Serre, est rempli desbénédictions de Dieu . I/i grandequantité des petits cours d’eaufavorise presque partout réta-blissement d'entreprises indus-trielles.
La population se montre géné-ralement simple, travailleuse,rangée, beaucoup moins porté eau luxe que celle de la Seine ; àen juger par le chiffre des écolespi imaircs, elle doit être plus ins -truite que dans bien d’au très dé-partements. Elle est naturelle-ment moins agricole que manu-facturière et contient un nombrerelatif d’ouvriers presque aussiconsidérable que celle do laSeine .
On a dit que ce départementprouvait mieux que (ont autre lasupériorité de l'industrie manu-facturière sur l'industrie agricole(M. lluoi.) C’est selon nous une«’rreur à laquelle la malheureuse
position desl.yonnaisrépond sul-
ilsaimucui. Nous la combattonsparce qu’elle tend à mettre an se-cond rang l’agriculture qui n litI r<Ta « jamais la base de notre ri-1 cliesse.
ET MANUFACTUttlÈlVES.
Comme nous l’avons dit, le Rhône n’est, point riche d’agriculture : sa récolteen céréales le nourrirait à peine unepartie de Tannée. 11 est contraint deplanter et d’acheter une quantité consi-dérable de pommes de terre. Ses vigno-bles, par compensation, sont nombreuxet estimés ; tout le monde a entendunommer ceux de Condrieu, de Côte-Rôtie.Le mûrier, qu’il doit surtout aux Thonié,aux Marnezia, aux I’oidebart est une deses cultures les plus productives. H sèmeaussi d’excellent chanvre, du lin, etc.Ses marrons connus sous le nom demarrons de Lyon ont une renomméepopulaire.
11 a des richesses minérales variées ;ainsi, Ton relire de scs montagnes etdu Rhône un peu d’or et d’argent. Scsmines de cuivre de Chessy , Saint-llel,après avoir été exploitées par les Ro-mains et avoir enrichi le célèbre Jacques Cœur , sont encore productives, de mê-me que celles de Plomb , de Poule et deChcnelette qui contiennent aussi de l’ar-gent. La houille se montre en abondanceet parc à Tinsuffissance des bois. Lescarrières du Monl-d’Or renferment d'ex-cellentes [lierres à bâtir , et les pâtura-ges de la même localité nourrissent unnombre considérable de chèvres.
Quant à l’industrie manufacturière,Ton peut dire que toutes les branches ensont activement représentées dans ledépartement ; mais il faut placer au pre-mier rang la préparation et la confectionde ces soieries fameuses qui, dans lerayon de Lyon font vivre jusqu'à 80,000personnes. Cette industrie, aujourd'huien proie à une indéfinissable souffrance,possède à Lyon son établissement spé-cial , appelé Condition des soies , sortede dépôt légal, où les soies mises dansle commerce, sont eu quelque sorte es-tampillées par dos experts. La teintureriede la même ville , accessoire obligé dela fabrique de soie, est portée au plushaut point de perfection , de même queses arts chimiques. Sa fabrique de mé-tiers, sa chapellerie de peluche de soie,sont aussi renommées. La lubrique demousselines et de broderie de Tarare ,occupe G0,000 ouvriers. Les calicots ,les colonnades d’.Vmplepuis (Carras) ,les Beaujolaises , les mousselines bro-chées , de Bolleville sur Saône , la faïen-cerie d’Ardoras près Givors , jouissentd’une célébrité plus ou moins étendue.Lyon est Tentrcpôl obligé de:, marchan-dises du sud qui vont au nord, et decelles du Nord qui vont au Sud. Cepen-dant nous ne croyons pas que celte villesoit la seconde du royaume pour le com-merce, nous lui préférons de beaucoupMarseille .
Située au confluent de la Saône et du Rhône , à portéede la Suisse , de l’Italie , de la mer Méditerranée , de l’Alle magne même, Lyon est naturellement la métropole decommerce d’une ligne considérable de pays. C’est uneville grande et riche, renfermant des) beautés remar-quables, mais féconde en contrastes, peu coquette d’ex-térieur et plus célèbre par son commerce, son industrie,ses malheurs , que par les arts , les sciences, les lettreset l’éclat historique.
Le Rhône et la Saône , dont le confluent fut reculé dansle dernier siècle par l’errache qui a donné son nom auterrain conquis sur les eaux , se réunissent un peu au-dessous de Lyon et resserrent entre leurs rives opposéessa partie la[)lus considérable; le reste s’étend à la droitede la Saône sur des collines cl forme les faubourgs del’ouest et du nord, parmi lesquels Taise est une communeséparée. A la gauche du Rhône , la GuiUolière et les llro-teaux forment une ville particulière, commerçante cl po-puleuse. La Croix-Iiousse , ville plus considérable, occupeà Test en travers des deux rivières, une hauteur assezélevée. On comprend toutes les approches de la grandeville sous le nom de Lyon . Des forlillcations assez consi-dérables en font aujourd’hui une espèce de place forte, etTon se propose d’établir non loin un camp retranché quila mettrait à l’abri d’un coup de main cl protégerait enmême temps la frontière découverte de ce côté.
Seconde ville du royaume. Archevêché. Cour royale.Quartier-général de la 7 e division militaire. Monnaie.124,000 habitants seule, et avec ses approcheslliO.OOO. Distance légale de Paris 93 lieues, directeI 9 lieues. Circuit 2 lieues et demie.
Revenu municipal, i 000,000 de francs.
Los abords de Lyon , ses quais magnifiques sur la Saône où il apparaît dans toute la splendeur de son activité ;Recrache ; le riche quartier de Relleeour avec sa place su-perbe où s’élève la statue de Louis XIV , ouvrage de Lomol;celui dos Terreaux dont la place est embellie par l’hûlclde ville , le plus beau d’Europe après celui d’Amsterdam ;quelques grandes rues ; d’autres places ; sept beauxponts sur la Saône , quatre, sur le Rhône ; des édificestels que les églises gothiques de Saint-Jean on la cathé-drale , et Saiut-NizicrJ; le grand théâtre ; le palais des artset du commerce, le college royal où se trouve aussi labibliothèque publique,riche de 100,000 volumes, cl la troi-sième de France ; Tllôtel-Dieu, magnifique établissementsur le quai du Rhône , etc. répondcnL bien à l’idée queTon peut se faire de la seconde ville du royaume. Tasséccsbeautés, Lyon est triste, étroit, incommode. 11 possèded’ailleurs plusieurs sociétés savantes et littéraires, plu-sieurs collections publiques cl des établissements d’ins-truction eu tous points dignes de sa grandeur/Nous de-vons ajouter que, malgré la souffrance de l'industrie et ducommerce lyonnais , la ville, comme Taris et beaucoupd’autres grandes cités , s’est beaucoup embellie dans lesderniers temps. On remarque parmi les constructionsmodernes le passage de l’Arguc. Le cimetière de I.oyasse-est le Père Lacbuisc de Lyon .
RÉGION DU SUD-EST.
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CHEF-LIEUX D’ARRONDISSEMENT
ET I.IEUX kEMAUOUAEI.ES.
V1LLEFRANCHE,
Non loin de la Saône , est le seul chef-lieu de sous-préfecTure du département.G’est une ville de 7000 habitants, com-merçante, industrieuse et composéed’une seulegraudelouguerued’unedemi-licue, large à proportion, et defaubourgs.
HOMMES UTILES
ET CÉLÈDLES.
En lieux remarquables nous trouvonsdans l'arrondissement de Yillefranche :Anse, près de la même rivière, dansune jolie plaine, petite ville do 1501) habi-tants ; Heaujeu, plus considérable , estsituée an pied d’une montagne que cou-ronnent des mines ; les mines de Chessy ,près de la toute petite ville du mêmenom ; Thizy , ancienne petite ville surune montagne; Tarare , 8000 habitants,remarquable par son immense fabri-cation de mousselines et de broderies,et par la route tracée sous la conduitede l’ingénieur Deville, dans la mon-tagne an [lied de laquelle la ville estsituée; Amplepuis , 5000 habitants , domême 1res industrieuse; HcUeviUc-sur-Saiivc , fort joli petit endroit des pluscommerçants en vins.
Dans l’arrondissement de Lyon, onlrela GuiUolière et la Croix-ltousse , qui ontl’une 18,000, l'autre0,000 habitants, ilfaut mentionner Condrieu , an pied d’unecolline, a la droite du Rhône , célèbre parSes vignobles, et l’expérience de ses ma-riniers; Girors , sur le passage du com-merce entre' Sl-Etienne à Lyon , et qui a5000b.; la magnifique iaïeneerie d 'Ar-<foms,qni fabrique annnellemenl pour500,000 francs, et se trouve non loin deGisors : Sninl-Uel, village près duquel°» exploite une riche mine do cuivre ;s< * int-Gcnis-l.aval, petile ville indus-R ieuse de 20J0 li.; St-Symphorici i-?«-jChâteau , environné de montagnes, et qui |( ‘n a 1300; Hriynies, gros bourg où selivra, en 1301, une bataille entre les trou-pes vie la couronne el celles qu’on appe-rt les Tards-Venus. L 'He-Jlurbe, à unedemi-lieue au-dessus de Lyon , au mi-lieu de la Saône , a , depuis long-temps ,(me réputation de beauté telle , que Tonmiribue iv Charlemagne la pensée d'y ve-nir un jour chercher l’oubli des ennuisde l’empire.
On fait naître à Lyon , dans T anti-quité , Germanicus ; les empereursClaude , Néron , Marc-Aurèle , Caracalhf,saint Ambroise, saint Apollinaire,saint lre’nee.
l’armi les personnages distinguésque et'lle ville et ses alentours produi-sirent dans les derniers siècles, onpeut citer François Pieguet, évêqued’Alep ; au 10 e siècle, la belle cordièreLoise-l.babé, la Ninon de son temps, etmuse assez distinguée. Vers la lin du17'' siècle, les érudits Terrassa », Spon,Charles el Jacques Ménétrier, qui a écritThisloire civile et consulairede sa villenatale; C/,ascites , Yergier et Gdcon ;le fameux mécanicien Truchel. Au18 e siècle, l’antiquaire de Hoze ; lechirurgien Pouleau, et le spirituelvoyageur Hrossetlc.
Lyon a été fécond en artistes : nousnommerons successivement : Phili-bert de Forme, Tun des architectes duLouvre ; les deux sculpteurs Coustouel Coysevox , non moins fameux dansle même art ; Stella , l’élève favori deTonssin; Joseph Vivien , qui excelladans le pastel; plus récemment, le cé-lèbre sculpteur Lcmol-, Hcvcil, graveur;les imprimeurs Gryphe , Anisson, DeTournes, liarbou. Les voj ageurs Poivreet Sonnerai, vers la (indu dernier siè-cle; Perruche; l’orateur Hergassc, lemaréchal Suchct, Perrin de Précy, quicommandait les assiégés de Lyon ,étaient aussi de cette ville. De nosjours, elle revendique : J. -H. Say, l'é-conomiste; Jacquart, qui a donné sounom à un métier nouveau ; Camille Jordan -, de Gerando , moraliste dis-tingué.
N’oublions pas non [fins Tun desmeilleurs citoyens de Ly on, le major-général Martin, qui légua près de 2millions à sa ville natale, pour tireemployés à l'établissement de plu-sieurs fondations utiles, entr’autresd'une école des Ails el Métiers.
Quelques biographes font encorenaître à Lyon , les excellents natura-listes Antoine, Hernard, Laurent de Jus-sieu, llourgelat, si connu par son belouvrage sur l’analomie du cheval.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
Nous laissons de côlé l’ancienne province du Lyonnaisnous occuper ici que de Thisloire de Lyon .
Celte ville, scion l'opinion la plus accréditée, fut fondée quarante ans avantnoire ère par une colonie chassée de Vienne . Munatius l’iaucos, par ordre dusénat, l’agrandit et en lit une cité. Elle couvrait alors la colline de Fourrières ; lesRomains l’adoptèrent de suite comme leur métropole dans les Gaules : c'était sui-vant l’expression d’un historien, l’œ I de l'Italie sur la conquête nouvelle. Marc- Antoine , la combla de bienfaits , el Lugdunum, à en croire une étymologie assezdouteuse, ayant pris pour emblème le lion, symbole de l’ami de César, gardabientôt lout-à-fuit le nom de Lyon . Auguste en fil la capitale de la Gaule Celtique,qui fut divisée successivement en deux cl en cinq lyonnaises, la première de cesprovinces conservant seule Lyon pour métropole. Nous avons dit ailleurs, com-bien ce grand empereur avait travaillé à faire oublier aux Gaules les ravages deson père adoptif. Soixante chefs gaulois , de nations différentes, lui élevèrent unautel à Lyon , pendant la campagne de Drusus . Agrippa fil passer dans la nou-velle ville plusieurs roules militaires. Culigula y institua des jeux qui se célé-braient à l’autel d’Auguste , et parmi lesquels les billes entre les rhéteurs devin-rent célèbres.
Lyon s’élevait donc progressivement, quand, sous le règne de Néron , un terribleincendie le détruisit presqu’en entier dans une seule nuil ; grâces aux largesses dece prince, il ne larda pas â se relever et soulm 1 son nouveau fondateur contreVienne qui s’élait déclarée pour Galba . Trajan , Antonin le pieux , Marc-Aurèle ,l'embellirent : ce dernier y laissa poursuivre avec fureur les chrétiens dont la villeétait devenue un centre très actif de propagation. Peu après, Septime-Sévère ,vainqueur d’Albinus , se vengea sur Lyon de la résistance de son concurrent, etsa victoire fut plus fatale encore aux Lyonnais que l’incendie du règne de Néron .Leurs efforts pour se relever ne paraissent point avoir été malheureux ; Gonstan-tin surtout et le triomphe du christianisme leur vinrent en aide; leur ville repritpeu iv peu sou ancienne splendeur. Les Bourguignons au V» siècle l’adoptèrentpour leur capitale et ne la firent pas trop suufiïir, non plus que les Francs quileur succédèrent : mais èn 083, une inondation terrible du Rhône el de la Saône en emporia toute la partie basse; la peste venait d’y exercer ses ravages; lesSarrazins lui portèrent encore un coup plus sensible un siècle après Charlemagne répara tous ces désastres.
Lyon lit partie du royaume de Bourgogne cis-jurane, puis des deux royaumesde ce nom réunis, et, à la mort de Rodolphe III , n’eut plus d’autre maître que sonarchevêque. Celui ci fut dépossédé par un comte du Forez, nommé Gny, au mi-lieu de ces guerres féodales dont l’Alsace et Strasbourg nous ont donné l’exemple.Mais celte dépossession ne dura pas long-temps : au milieu de nouvelles guerresl'archevêque reprit le dessus, il eut alors iv combatlre les bourgeois même de Lyon ,et ce fut depuis lors comme un soulèvement continue] des lyonnais contre seschanoines et contre lui. Les bourgeois l'emportèrent enfin, grâce â la protectiontilicace de saint Louis, et Lyon devint comme une sorte (le ville libre royale, éli-sant elle-même ses magistrats, el pourvoyant à sa propre défense.
Vers ce temps, des Italiens chassés de leur pairie, parles orages des guerresguelfes et gibelines, vinrent s'y réfugier el lui apportèrent leur industrie, l’euaprès une cession obtenue par l’hilippe-ie-Bel, de l’archevêque de Savoie , réunitpour toujours la nouvelle commune à la France . Les guéries des Anglais ne Tallci-gnirrnl pour ainsi dire point, et elle (lorissail déjà quand L nuis XI, en 1460, yfit établir des métiers pour les soieries. Cette industrie s’éleva rapidement, el Tonfut bientôt contraint de penser à s'affranchir de la nécessité d’aller en chercher,dans la Chine et dans les Indes , les matières premières. Le jour où la France plantale premier mûrier, contcna T en germe une partie de l’histoire à venirde Lyon .
Isolé i l’extrémité de la France , Lyon ne souffrit pas autant que beaucoupd’autres villes des guerres religieuses, cependant ni Henri IV , ni Sully, ne l'ou-blièrent dans ce qu’ils établirent pour le bien-être du royaume. Les guerres avecla Savoie firent d’ailleurs mieux connaître son importance.
En 1642, deux sanglantes < xécutions rassemblèrent sur l'ancienne place desTerreaux la population lyonnaise . La politique du cardinal Richelieu faisait tom-ber les têtes de Cinq-Mars el du président de Thon.
Le coup d’u'il de Colbert fui favorable à Lyon , il devint définilivement unevi le de fabrique des plus remarquables. Au moment où éclata la révolution, il comp-tait, dit-on, 160,000 habitants.
La nouvelle des événements de 89 fut d’abord accueillie avec joie à Lyon , sonpeuple s’associa même aux vainqueurs de la Bastille eu détruisant l’antique châ-teau féodal de I irnr Seize , changé en prison d’étal. Mais les têtes lyonnaisesn'avaient point les mêmes éléments d'excitation que celles de Taris et se refusèrentbientôt à suiv re eetle ville dans son formidable mouvement. Bientôt d’ailleurs lesvexations de l’infâme Challicr révoltèrent presque tous les citoyens contre le sys-tème terroriste, el la municipalité envoyée de la capitule eul le dessous.
(,’élait un ami de mort que celle défaite ; soixante mille soldais sont lancéspar la terrible convention sur lu ville rebelle à la liberté. En vain, commandéspar le brave l’récy, les Lyonnais fout d'incroyables efforts. Au bout d’un siègede quarante jours, ils sont obligés de fuir ; ceux qui restent dan, la ville sont impi-toyablement massacrés. Les murailles mêmes de la cité expient le courage de scshabituels, et ses plus beaux édifices tombenl s uis les ordres des commissaires dela convention, Co'lot d’ilorbois, acteur sifflé â Lyon , et Conlbon. Le nommême de Lyon est aboli, et remplacé par celui de Cité-Affranchie.
Le 9 thermidor mil lin ù tant d'horreurs, et bientôt Bonaparte , consul, puisempereur, rendit ù Lyon ce qu’il avait perdu. I.rs retours de fortune de tStO,vinrent encore une fois altérer sa prospérité renaissante. Quinze années de paix larétablirent.
En 1830, Lyon accepta volontiers le nouvel ordre de choses, mais ta crise, com-merciale, qui agitait pour ainsi dire le monde relier , ayant mis en souffrance sonindustrie capitale, les ouvriers accusèrent le gouvernement et prirent les armesdemandant du travail ou la mort. Aujourd’hui l’ordre est rétabli, mais non pus lebien-être, et Thisloire n’oubliera pas que l’année 1837, a vu la l'nuire organiservies souscriptions pour donner du l'ain a dix mUle familles do sa seconde ville.
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