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REGION DU SUD-OUEST.
DÉPARTEMENTS.
ASPECT PHYSIOLOGIQUE
DU PAÏS.
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Au sud, un pays assez, varié,fertile, traversé par des hauteurs ;au nord-est, séparé de cette par-tie méridionale par l'Adour, levaste plateau des Landes , cou\ ei tde forêts de pins, ou de bruyères ;
Î coupé par des plainesdesable, oudes étangs ; une continuité de dé-serts comme l’appelle M. d'Ilatis-sez. qui l’a décrit, parmi lesquels semontrent çà et là soit des pâtresmontés sur de longues échasses,soit des bestiaux égarés, ou desearavanesde chars traînés partiesbœufs enveloppés dans une toileblanche, et conduits par tles hom-mes couverts de peaux de mou-lons noirs; puis derrière ces lan-des , vers la mer, de vastesétangs, près desquels sont lesvillages et les prairies vertes: voi-là te Département des Lamies.
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PRODUCTIONS AGRICOLES
ET MANUFACTURIÈRES.
CHEFS-LIEUX.
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CHEFS-LIEUX
ARRONDISSEMENT.
Les Landes sont riches de leurs forêtset de leurs pâturages. Ixs paysans quiles habitent, incapables de réflexion ,comme dit M.d’Haussez, n’essaient pointde leur faire produire aucun fruit. Il y apeu de terres cultivées dans les dunes.
Dans la partie fertile du département,l’on récolte du froment, du seigle, dumaïs, du millet, du chanvre, du lin. Celtedernière plante, dans l'arrondissement
Situé dans une plaine sablon-neuse, mais bien cultivée, aucoudent de la Douze et du Mi-don, Mont-de-Marsan est bienbâti et assez animé pour sa pe-titesse. De très-beaux jardinsl en-tourent.
Sur l’Adour, doit sonimportance à ses eauxthermales.C’étaitautre-fois un évêché assez dis-tingué.Cette petite villerenferme aujourd'hui5000 habitants, a quel-ques beaux édifices etest entourée de murs
de Saint-Séver, fournit une énorme quan-tité d’huile. Les cultivateurs élèvent desabeilles , nourrissent des chèvres, descanards, des oies, des porcs qui four-nissent aux charcutiers de Rayonne leursmeilleurs jambons. Ils récoltent aussi unpeu de vin, les moutons abondent dansles landes. Elles ont de vastes tourbières,du marbre, des pierres lithographiques,quelques eaux minérales (à Dax ) et salées(à Saint Laurent). Nommons en indus-trie: les moulins à huile, tes forges dissé-minées, la récolte et la préparation desrésines.
On remarque son hospice, sapépinière, ses bains d’eaux miné-rales. La ville est l'entrepôt etfait grand commerce des produitsterritoriaux de ses environs.
assez forts. S.-O.
SAINT-SÉVER,Aussi, surlarivegau-che de l’Adour, a lemê me nombre d’habi-tants , et est bien en-touré, possède quel-ques jolis édifices. Ilfait comme Dax , uncommerce assez actif,et ne manque pas d’in-dustrie. S.
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Le riche et célèbre departementde la Gironde doit surtout sa ri-chesse et sa célébrité à sou com-merçant' chef-lieu et à la pariievignoble de son territoire. Celle-ci occupe principalement les con-fins des Laudes, les alentours debordeaux , les cantons de Médoc,lilaye, Bourg, les plaines sou-vent marécageuses appelées Va-lus , vers les rives de la Garonne et de la Dordogne . Les vignes mê-lées à d’antres cultures, mais quine répondent point à leurs ri-chesses, grains, chanvre, s'éten-dent en plaines, sortes coteaux,itans les vallons , parmi des terresgrasses et des cèles pierreuses(G raves). Elles offrent tout es les po-sitions et tous les procédés de cul-ture. Leur territoire forme mêmela seule belle portion du pays.
En effet, les cèles droites et ma-J notonesde la Gironde sur l’Océan,( sans nul res coupures que le bassind’Arcachon,animé par le port de latête de Ihich , sont de tristes soli-tudes sillonnées par des dunes desable. Puis au sud-ouest, s’étendun immense pays de landes , ari-de, sablonneux, séparé des dunes,par des étangs, submergé l’hiv er,brûlé pendant les chaleurs dejuin et d’août, presque sans ha-bitants. Des forêts do pins y sont,éparses. Des marécages succèdentaux dunes et à une partie des lan-des vers la Gironde . Mais à l’estde celles-ci surtout, le pays s’a-nime, se peupled'habitalions ser-rées. Les eaux rapides du (louveet de la Dordogne , enl rainent in-cessamment vers l’Océan, unefoule de traiis(Hirts. Les millebruits du commerce retentissentsur les bords des deux rivières,et ceux delà Gironde , depuis leureut rée à Bordeaux jusqu’à la mer,\ offrent un spectacle majestueux.
Les vignes occupent dans le départe-ment une superllcie qui n’est que detrès peu de chose au-dessus de celle oc-cupée parles cultures diverses de grains,légumes, chanvres, parmentières, jardi-nage; les produits de celle-ci suffisent àpeine aux deux tiers de la consommationlocale. Les vignes au contraire, donnentenviron, ‘2,21)0,000 hectolitres de vin,sur lesquels l'arrondissement de Bor deaux produit à peu près un tiers ,celui de lilaye un quart, celui de laRéolc un sixième. Ces vius sont, com-me on sait, fort estimés et se divisent endiverses classes. Dans la D'« sont les vinsrouges de Médoc, appelés Châtiait-Mar-tiaux, Caflllf, puis le Châleau-haiit-Briondes terres (picl’on nomme Graves", enfinles blancs de Sanlerne. Ceux de 2 e , 3 eet 4' classes ont des noms variés, em-pruntés aux vignobles qui les produisent:l’aulliac, Saint-Émilion, etc. Tons cesvins s’exportent dans toute l’Europe , enAmérique et dans les Indes. Beaucoupacquièrent par les voyages une qualitésupérieure; et presque tous sont regar-des partout comme les meilleurs detablc,pour leur belle couleur line, leur délica-tesse, leur légèreté, leur fraîcheur etleur excellente action sur le corps.
La Gironde possède aussi des prairiesassez belles, mais point assez produc-tives pour le nombre de bestiaux qu'ellecontient. Elle a de riches marais salants,de belles carrières de pierre.! )n n’y I rou veaucune mine exploitée. Ses cèles abon-dent eu poissons et en bancs d’huîtres.
Quant à son industrie, elle est cons-tamment alimentée par les vins et la fa-brication des eanx-do-v ie rides liqueurs.Le " ' a des chantiers de cons-
truction pour les navires marchands,des fabriques de cordages, de goudron,de térébenthine, des ateliers où l’on pré-pare les aliments destinés aux vaisseaux(pii entreprennent de longs voyages,puis toutes sortes de fabriques pour lesbesoins locaux, des lilalurcs de colon,des lentureries estimées, des niunul’ac-Ilires d’indiennes , de tapis, d’eaux mi-nérales, des raffineries célèbres.
Bordeaux est situé dans unevaste plaine, à 22 lieues de l’em-bouchure de la Gironde dans l'O-céan , et sur la rive gauche de ceffeuve qui décrit devant la ville,un large demi-cercle bordé d’uneligne de quais longue d’une lieue,garnie de beaux édifices, et vrai-nienl magnillquc. An-dessus ducentre de la \ille, un pont de 17arches et long de 4K9 mètres, dela construction la plus éléganteet la plus solide, lie la rive droiteà la rive gauche sur laquelle existeun petit faubourg, et correspondà la superbe avenue de Paris . Leport peut contenir 12,001) naviresde 5 à 000 tonneaux. 11 offre unecourbe de 5,700 mètres de déve-loppement.
Archevêché. Cour royale. Quftr-
tier-générol de la 11 e dîvi&t’on
militaire. 110,000 habitants.
On compte à Bordeaux plus de(ÎOO rues, dont la plus belle et laplus large est celle ‘ au-
rouge, plus de quarante places,parmi lesquelles la Place royaleest la plus belle; les promenadessont grandes, mais peu agréables.
Parmi les monuments, le grandthéâtre, le plus beau d’Europe ,les édifices de la Place royale (laBourse, la Douane), le grand hô-pital, le palais royal, la cathé-drale paraissent vraiment dignesdu Paris de la France méridio-nale. La bihüothèquccomptr plusde 100,000 volumes ; les différentsmusées d’histoire naturelle, detableaux , etc., répondent à cetterichesse, de même que les eta-blissements scientifiques et litté-raires. ( )n remarque encore parmiplusieurs établissements, la ma-nufacture de tabac, l’abattoir.
Sur une sorte de ro-cher, fut très-impor-tant comme colonieromaine; il a 4000 ha-bitants et une belle ca-thédrale. S.-E.
BLAYE,
Aussi peuplée, surla droite de la Gironde ,à 13 lieues au-dessousdu chef-lieu, est con-nue pour son port etsa citadelle où fut en1832 renfermée mada-me la duchesse de Ber-ry. Celle citadelle etd’autres ouvrages deguerre en font une pla-ce très-forte. N.
LESPARREA 17iicucs nord-ouest,de Bordeaux , n’a au-cune importance et estsans commerce. On ycompte à peine un mil-lier d habitants. N.-O.
Sur la droite de daDordogne,au continentde l lsle, a près de10,000 habitants. C’estune ville propre, régu-lière, agricole, com-merçante et indus-trielle. On y voit un fortbeau pont sur la Dor dogne , une belle placepublique et de bellescasernes. E.
Sur la rive droite dela Garonne , à 13 lieuesau-dcssusdcBordcaux,a passé 3000 habitant s.C’est une petite villecommerçante. S.-E.
REGION DU SUD-OUEST.
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LIEUX REMARQUABLES.
HOMMES UTILES
ET CÉLÈBRES.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
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Dans l’arrondissement du ’ chef-lieu,nous trouvons : Gaharel , petite ville de1000 habitants, dans un pays maréca-geux et presque toute bâtie eu bois surpilotis; le village de Cabouyère, dans lesgrandes Laudes, occupe remplacementd’une ancienne ville forte; celui de Ca-brit , occupe l’emplacement de l’an-cienne ville d ’Albret, où Henri IV eut unchâteau ; Mimizan , village près de l’étangd’Aureilhan, occupe aussi l’emplacementd'un ancien port enseveli dans le sable.Son église gothique est des plus remar-quables. La petite ville de Roquefort,1500 habit.; Le llaurg de Sabres, au milieudes Landes , renferme une église remar-quable , dont la construction est attri-buée aux Templiers .
Dans celui de Dax , le bourg de Cap-llrelon, sur l’Adour, fut autrefois un»ort important, et aujourd’hui séparé dea mer par les dunes ; le bourg de CastesI,a des (“aux minérales dont la source estintermittente ; St-Espril , bourg deOOOOh.,forme un véritable faubourg de Bayonne .La petite ville épiscopale d’.lïrr, 4000 ha-bitants, les petites villes de Fartas etHaguetmau sont dans l’arrondissementde Saint-Sever.
Les Landes ne manquent pointd hommes remarquables. Elles en ontun surtout qui suffirait à lui seul, pourillustrer un royaume : nous voulons(varier de saint Vincent de Paul ;après lui vient le président de Mesme ;le mathématicien Ilorda , inventeurdu cercle répétiteur qui porte sonnom ; puis Renaud d’Elicaray , inven-teur des vaisseaux à mortier que Du-qucsneemploya pour la première fois,au bombardement d’Alger , N’oublions(vas non plus le maréchal Pcrignon ;l'illustre orateur et guerrier Camar gue ; Roger-Mucos qui fut collègue deBonaparte dans la première commis-sion de trois membres qui remplaçale directoire ; l’habile chimiste Marcel ;l'abbé Desbiez qui a le premier fixé lesdunes par des semis de (vins ; Soubi-ran , agronome non moins distingué;le médecin Thore , auteur de la floredes Landes .
Divers peuples occupaient le territoire des Landes avant la conquêteromaine. G’étaient surtout, au nord les lloïens, peuples puissants dontle principal établissement se trouvait vers le bassin d’Arcachon , dans ledépartement de la Gironde ; les Soltiates , près d’Aire ; les Tamsales , prèsde Tarlas, peuples cantabres, habitaient la partie méridionale. César nesoumit qu’avec (veine les uns et les autres. Le pays dans lequel les Ro-mains ont laissé quelques souvenirs, fut ravagé par différentes invasionsbarbares. Les Vascons s’y fixèrent, et étendirent de ce pays leur pouvoirsur la prov ince qui s'appela de leur nom. Ils formèrent dans les Landes plusieurs seigneuries: la (vins célèbre Tut celle d'Albrct, qui comprit (vinstard presque tout le territoire actuel du département. Les sires d’Albrctdevinrent rois de Navarre et vicomtes de Béarn , par mariage au 15* siè-cle. Leurs possessions d’Albrct revinrent, à la couronne sous Louis XIII avec ces deux provinces .comme nous l'avons dit précédemment.
On rapporte qu’au 16» siècle, 1)00,«00Mauresques, chassés d'Espagne ,demandaient à s’établir dans les Landes , promettant de les défricher etqu’on leur refusa.
Mont-de-Marsan fui bâti au 12' siècle, par Pierre, vicomte de Marsan.Les protestants l’assiégèrent et le prirent, sous la conduite de Montgom-mery en 1500. Dax , Aguœ Augustœ, était l'ancienne capitale des Tarbellicns;elle fut dans la suite chef-lien du comté de son nom. Les Sarrasins la rui-nèrent au 7’ siècle. Charles Vil la reprit aux Anglais en 1457.
Dans l’arrondissement de Bordeaux,l’on remarque à deux lieues de la ville,l’ HippodrOmc de Gradignan,eiii se font lescourses de chevaux pour plusieurs dé-partements ; plusieurs belles et richescommunes, comme celles de Caudisait etTalerne; à 5 lieues sud-est, est le châteaude flri'de, sorte de forteresse où hulula etécrivit long-temps l’illustre Montesquieu .Près delà cèle, sur le bassin d’Arcachon ,le port de la TiHc de ffuch, est. peuplé depêcheurs et de résiniers, et a environ3000 habitants. Castelnau de Mrdoc , estconnu pour ses vins.
Dans l'arrondissement de llazas : Can-yon , sur la gauche de la Garonne estcommerçante , et a 4,500 habitants;Sainl-Symphorien , Ivourg.
Dans celui de Rlaye : llaurg , sur ladroite de la Dordogne , a 2000 habitants.C’est une petite ville commerçante, dontle territoire fournil de très bous vins.
Dans celui de Lesparre , Pauliac, a6000 habitants et un petit port où s’arrê-tent les vaisseaux pour prendre des ra-fraîchissements; le Lazaret de la Gironde y est situé; Saint - Caurcnt de .Veitoc,compte 3000 habitants; St.- I iricn , villagea de riches salines. Sur la Tour de Cor-douan, vers l'embouchure de la Gironde ,se trouve le plus beau phare de France ,et peut-être le plus célèbre qui ait ja-mais été après celui d’Alexandrie enEgypte .
Dans l'arrondissement de Libourne,"«vus trouvons Saint-Emilion, petite villede 3000 âmes, par les an-
ciens édifices qu’elle renferme et par sesv >ns excellents ; L’outra*, même popula-tion , où Henri IV , alors roi de Navarre,battit le duc de Joyeuse; Castillan, petiteville de 2000 habitants, près de laquelles '' trouve l’ancien château de Montaigne,ou le grand écrivain de ce nom se re-lira long-temps. Les Français remportc-fent en 1451, àCaslillon, une grandevic-loire sur les Anglais , mais celte victoireleur coûta le brave Talbot et son fils.
L’arrondissement de la Réolc n’offre•’ieu de fort remarquable.
Le célèbre poète Au son ne ; le Princenoir, ce guerrier aussi brave que gé-néreux , le captai de Ruch, rival deDuguesclin et son prisonnier, sontles anciennes célébrités du pays. l’ar-mi les (dus récentes, il faut nommerl’illustre auteur de l’Esprit des lois etde 1 Histoire de la grandeur et de ladécadence des Romains, Montesquieu ",puis levcrtueux conseil de LouisX VI,Dcsize ; les fameux girondins Guadelet Gensonné ; l’excellent peintre VarieVernet ; le musicien Garrut ; le chan-teur Uerivis père; le danseur Trcnitz;le célèbre auteur de l’ami des en-fants, l’aimable Rerguin.
Les contemporains célèbres sontnombreux, et tout le monde connaîtles noms du savant médecin Magen-die, des frères Faucher, les jumeauxde la Réole , du successeur de l'ai-ma, Cigier, des Jiecazc, Peyronnet,Marcellus, Portai, Jlufaurc, Royeret Henri Fonfiède, du célèbre-sourd-muel Massieu , de Fauteur de plu-sieurs beaux romans, Frédéric Sou-lie, de l’excellent paysagiste Ilras-cassnl, du peintre d’histoire Mont-voisin.
Plusieurs négociants de Bordeaux mériteraient, par les services qu’ilsont rendus à leur pays, d’être inscritsdans les annales du département, oncite surtout : les Balgurrie , les Posa,les Gauthier, les Furlado, et biend'autres encore.
Nous savons que l’Aquitaine était une dos trois grandes parties de laGaule avant César, et comprenait tous les pays à l'ouest de la Garonne ,et vraisemblablement, tout le littoral océanique jusqu'à la Loire . Elle fut.plus tard divisée en deux provinces 1 la première et. la seconde aine idont nous avons vu ailleurs les limites. Bourges commandait à l ime, etBordeaux à celle-ci. Plus tard la Novempopulanie fut encore un démem-brement de l’Aijuitainc.
Ulovis ayant lait la conquête de la province entière, Caribert. fut insti-tué duc (i’Aqnitninc par son frère Dagobert 1 "\ Sa postérité y régnajusqu'au malheureux duc Waifre, si" cruellement dépouillé eu 745,par Pepin-le-Brcf; Charlemagne fit couronner son (ils Louis-le-Débon-naire, roi d'Aquitaine ; celle royauté fut réunie à celle de France parLouis-le-Bègue , en 877. En 803, le roi Eudes institua duc d’Aquitaine ,Gniltaume-le-Pieux , comte d’Auvergne } dont la postérité fut dépossé-dée en faveur de Raymond, comte de l’oulouse(032). Guillaume lit,Tête-d'Eloupes, comte de Poitiers , soutenu par Louis d’Ontremer, en-leva l'Aquitaine à celui-ci; cl en i057 , Eudes son arrière-netit-fds , laréunit à la Gascogne et. au comté de jlordeaux, du chef de sa mèrefille de Guillaume Sanchc.
Ix)uis-I(“-Jeuue ayant répudié, en 1152, Eléonore, héritière d’Aquitaine ,celte princesse épousa Henri il, d’Angleterre, déjà maître d’une grandepartie du royaume, comme comte d'Anjou et due de Normandie . La pro-vince de Guieime passa aux Anglais . Nous avons dit comment ils fu-rent trois siècles après, battus à Gastillon en 1450. C’est alors seulementque la province revint à la couronne. Depuis, son histoire fol toujoursagitée. On mentionne surtout une sédition soulevée en 1548, par l’é-normité du prix du sel, et apaisée par le connétable de Montmorency,qui cuira à Bordeaux par la brèche. Pendant les orages de la révolution,la députation de la Gironde donna son nom aux Girondins , adversairesdes Montagnards qui les poursuivirent pour leur modération, Rempor-tèrent sur eux el en conduisirent le plus grand nombre au sup-plice.
(/origine de Bordeaux est fort ancienne ; les peuples qui habitaientson territoire, venaient de Bourges et s'appelaient Hiturigrs Vivisci. Quantà la ville, elle s'appelait llurdigala, on ta nomma plus tard Itaniedalu.Les Romains l’embellirent. Germanieus y vint en l’an 16, faisant' le dé-nombrement des Gaules . Tel riens y fut proclamé empereur. Elle donnaen 376 un consul à Rome , le poète Ausonne.
Les Visigoths prirent Bordeaux/en 417. Clovis les en chassa environun siècle après. Le duc Eudes y régnait vers 727 ; il ap-
pela les Sarrazins à son secours: ceux-ci ravagèrent la ville: Pépinla reprit au duc W aifre en 745; c’est un peu (dus tard qu’elle s'appelajiourdeaux, dont on a fait Bordeaux . Au second mariage d’Eléonore,jlordeaux passa avec Ionie la province sous la domination des Anglais ,et leur demeura toujours très attaché. Le roi Jean y lut retenu captif parle Prince noir. La bataille de Gastillon décida de son retour à la France .
Le (>ape Clément IV avait été archevêque de Bordeaux ; Michel Mon taigne en lui nommé maire en 1581. Une peste désola la ville en 160»;en 1777, le fameux empereur d’Autriche Joseph H vint la visiter avecle comte d'Artois; c’élnil le temps de su splendeur ; ses négociants de-puis la découverte de l’Amérique et de la route aux Indes, n’avaient cesséde prospérer. Sous la Convention elle souffrit, eommetantd’aulres villes ,des excès révolutionnaires; l’élévation progressive du Havre , sous l’em-pereur el ia restauration ; celle de Marseille , et même celle de Libourne lui ont été très défavorables. ....
Nous avons mentionné la captivité de ia duchesse de Berry , à Rlayeen 1832. Leroi Caribert était mort dans celle ville en 567. Elle possédaplus tard le tombeau du paladin Roland. Les Anglais , en 1814, tentèrentvainement de s’en emparer.