REGION DU SUD-OUEST.
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DEPARTEMENTS.
ASPECT PHYSIOLOGIQUE
DU PAYS.
PRODUCTIONS AGIUCOLES
ET HASUFACTI'RIÈnES.
CHEFS-LIEUX.
CHEFS-LIEUX
D’ARRONDISSEMENT.
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U’aspecl du département deLol-ct-Garonne est capricieux clvarial)lc. A voiries bonis dosesdeux rivières, leurs belles |>laiueslleuries, eneadrées de riauls co-teaux vignobles, on le croiraitun des plus fertiles et l’un des plusheureux de Eranec. Dans la partieliante du territoire d'Agen aucontraire, le sol est ingrat, la na-ture peu vigoureuse, la campagnesans accidents agréables. Puis,dans plusieurs parties des arron-dissements de Ncrae et de Mar-mande , de vastes landes stériles,occupent presque tout le pays.Les habitations sont rares; ellesn'abritent «prune population ebé-(ivo et triste comme ses entoura-ges.Presque partout l’Iiori/.on uni-forme est terminé par de noireslorêtsde pins on d'arbres à liège.
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l.e Lot -et-Garonne est surtout agricole.Sa récolte de céréales va bien au-delà deses besoins. Ses fruits, surtout ses pru-nes, st's volailles, ont rendu célèbresquelques-unes de ses eonlrées.Si'Svignessont nombreuses et productives; ellesfournissent à une exportation et une dis-tillerie locale d’oau-de-\ic et de vinaigreconsidérables. Le tabac, le chanvre, sontaussi des cultures 1res répandues dansle département. Il renferme la forêt d'ar-bres à liège qui alimente la plus grandepartie de la ITanee; c’est celle de la Gé-li.se, d’une superficie de 8 lieues carrées.
A part, les pierres de taille et «pielqucstourbières, le Lol-el-Garonne n’a rien«pii mérité d'être cité comme richessesminérales. En industrie, sa fabriqueroyale de tabac, l'immense maimfaclurede toiles à voiles <1 Agen , les eorderics,les nombreux séchages de fruits, lesdistilleries et papeteries, placent le paysà un rang assez élevé.
Agen s’étend sur la droite delàGaronne , dans une assez belleplaine, au pied d une colline cou-pée à pic du cèlé de la ville. C’estune cité commerçante, d'un as-pect .très irrégulier, mal bâtie <‘tayant des rues étroites et tor-tueuses.
Évèclié. Cour royale.
13,000 habitants.
On remarque sa grande manu-facture de toile à voiles, son pontsur la Garonne , sa belle promo-nade du Grnv icr, son ancien édi-liei'du Pas, et sa cathédrale. G’estla patrie de Sulpiee Sévère, «leJoseph Scaligcr, et du naturalistel.accpède.
MARMANDE Est une très ancienneville, assez bien située,sur un plateau c|ui s’a-baisse vers la Garonne et assez commerçante.7000 hab. N.-O.
Miiuc,
Qui (lasse pour plusancien encore, est si-tuée sur la llaise. Sabâtisse est très irré-gulière. On remanpieses vastes halles. ü,0üühall. O.
VILLENEUVE-d’AGEN Est bâtie très irrégu-lièrement près du Eut,sur lequel elle possèdeun pont fameux par lahardiesse de sa cons-truction. 10,000 hab. N.
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Peu industrieux, mais trèsagricole le département dcTarn-el-Garonneest généralement plat,sillonné par de nombreuses ri-vières , dont les bords sont trèsfcrtih'S. tiens de la (luronne, laprincipale, nuirilcnt leur répula-I lion; omis du Tarn et de l'Aveyron | sont presque aussi beaux. Degrandes et belles plaines, 'de su-perbes champs de blé vont suc-cessivement , «Iqs rives de eesI deux cours d'eau, se perdre vers«les sites pierreux, où la vigneréussit bien, et «pii sont bieuplan-I tés de beaux arbres à fruits. .
L'habitant parait plus aisé «piecelui du Tarn ; il a conservé quel-ques vieilles coutumes qui attes-tent sa simplicité. Ouïe dit gené-| râlement ignorant, porté au luxe,1 mais n'onliliaut jamais le trav ail.
I La cuit tire des céréales et le commerce; des (urines dont on exporte une quantitéConsidérable eu Amérique , sont la ri-chesse principale de Tarn-et-Garonne .Ge département a d’ailleurs de très beauxfruits el un jardinage distingué. Ses pru-neaux rivalisent avec ceux d’Agen ; ses| prairies des bords de la Garonne , duj Tarn et de l’Aveyron sont excellentes.
, dépendant il possède peu de troupeaux.
I Sa récolte de elianv rc el de lin est médio-| ere. Il engraisse beaucoup de pores, élève1 des dindons, des canards el des oies. Les! foies de ceux-ci sont achetés par les pà-| lissiers de Toulouse ; leur chair est saléej el vendue.
I Le payses! pauvre en minéraux : on yj trouve un peu de fer et de houille, du! marbre, (tuant à l'industrie, elle roule| surtout sur la minoterie, la confectiondes pâtes el des amidons , des étolfes de' laines communes. Montaubau possède, des fabriques d'ctoll'cs et de lias de soie.
Montaubau, dans une belle etfort ilcplainc, est une ville moder-ne, assez bien bâtie, à droite el àgauche du Tarn , sur lequel estétabli un beau pont. C’est l'entre-pôt d'une grande partie des mar-chandises du midi, entre la Mé-diterranée et l'Océan.
rffiONTAüBAX
Évêclié. 25,1)00 habitants.
On remanpie dans l'intérieurde la ville, la belle place royale ,sa cathédrale, sou bôlel-de-v ille.Sa faculté de théologie reforméea de la célébrité, fendant lesguerres de religion, les habitantsde Montaubau se distinguèrentpar leur valeur el leur amour dela liberté.
CASTEL-SARRAZIN,
A ille propre et bienbàlie, près de la rivedroite du Tarn , ren-ferme environ 7000 hab.Sa situation dans uneplaine fertile ne. man-que pas d’attraits. U.
MOISSAG ,
Sur la droite du Tarn ,compte 10,000 liai).G'est une ville ancienne,bien bâtie, dans unbassin spacieux, parmi,des sites pittoresquesElle fait beaucoup deminoterie. O.
Une chaîne de liantes collinestraverse de l'esl à l'ouest la partienord du département du Tarn ;une autre chaîne, presque pa-rallèlle, en parcourt le centre. Ausud et sud-est, des ramifications| des Gévenuescouvrent le pay s. l.eTarn le traverse de l’esl à l'ouest.! Sa vallce est tort, belle et s’élargit| souvent en une plaine assez vaste.Les montagnes sont en généralboisées; les collines se couvrenti de beaux arbres fruitiers. Diver-I ses cultures se disputent les plai-[ues; celle des v ignes el du Crn-I meut parait li és bien entendue.Les forcis occupent environ nndouzième de la superficie dépar-tement ale.
Quoique te climat soit sain, lapopulation passe pour peu favo-risée de la nature. Elle se montrepartout industrieuse el endur-cie au travail.
1 l.e Tarn exporte une petite quantité deecréales. Sa partie montagneuse produit| du seigle, du sarra/.iu , de l’avoine, des] pommes «Ici erre. On trouve de belles eul-j turcs de lin et de chanvre, dans les plai-i nés; sur ses côleaux, de nombreuses vi-i gnes , dont quelques unes sont estimées.
! L'on cultive aussi en grand , quelquesj légumes, puis l’unis, le coriandre etla garnie, ou pastel. L'habitant s'adonne: à l'élève des abeilles, des chevaux et de».! hèles à laine. Gelles-ci sont d’un rapporttrès riche.
' Ges divers produits du sol alimententun commerce assez étendu. Il faut y joiu-; dre un très grand nombre de pâles dites1 d’Italie , fabriquées dans le pays; une, grande quantité de cire, que plusieurslocalités fc.çonu ni en cierges el en bou-! gics. line quantité considérable'de dra-■ peries, de verreries, verroteries , d'us-tensiles de cuivre, d’acier travaillé , delaines, etc. Le département a des minesj de fer, de houille, du marbre, de i'ar-; fiü'h etc.
Alby est une fort ancienne etcélèbre ville, située sur une col-line escarpée, dominant le coursdu Tarn . On n'y voit aucun mo-nument bien remarquable, si cen’est sa cathédrale el son palaisépiscopal, mais une très bellepromenade appelée Lire.
ALBY.
Archevêché. 12,000 habitant*. '
Alby a des établissement s scien-tifiques (pii font passer sur le peud’apparence de ses constructions.Son commerce de pastel el sa fa-brique de drap sont animes.
GASTHESEst la ville la pluimportante du dépar-ilement. Elle possèdeune fabrique de drape-ries nombreuse et célè-bre; ne manque pas decommerce, el eomph’«1,01)0 bal). S.
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A 7,500 habit., uneassiette assez belle, ds'étend sur le Tai n. Sesvins sont les plus esti-més du pays. O.
LAVAUR,
Même population,peu près, est célèbre ‘par les massacres qu‘>commirent les trou-pes de Sin on de Vàaé'fort, et par sa fabriqmde soieries pour mefi- ,blc.s.
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RÉGION DU SUD-OUEST. 73
LIEUX KEMAUQUAÜLES.
HOMMES UTILES
ET CÉLÈBRES.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
On remanpie dans l’arrondissement.l’Agen , la célèbre petite ville d’.t iguil-lon , autrefois forteresse imprenable ,et qui possède encore les restes d’unancien château magnifique , 4000 habi-tants; la pelite ville commerçante d’As-tafort, d'origine anglaise el peuplée de3000 habitants; celle de Port Sainte-Ma-rie, même population, el l’ancienne pe-tit e. place forte de Puymirol. Dans celuidé tilarmande : Galicienne petite ville ba-roniale de l.auzun, 1500 habitants; lajolie petite ville de Mira mont ; la com-merçante et manufacturière Tonnems,la plus riche ville du département, onégard â sa population do 00(10 aines;Mcilhan, sur la droite de la Garonne,3000 habitants. Dans celui de Nérae : la joliepetite ville de Damazan, d’origine an glaise , 2000 habitants. Le gros bourg doliarbaste célèbre par sa tour ancienne,dont Henri IV s’intitulait le meunier; Cas-tel-Jaloux, jolie pelile ville.
Aiifjiicf-.Vfrèrfjbislorien du 5' siècle,surnommé le Sallustc chrc'lien; Plaisede Montluc, que nous avons eu plu-sieurs fois occasion de citer, capitaineaussi célèbre par ses talents militairesque fameux par son esprit de cruau-té ; Joseph Scaliger , fils du célèbrecritique Scaliger , et distingué par sonétonnante érudition ; Bernard de Pa-lissa, auquel toutes les sciences furentconnues; le maréchal d’Estrade» ; lechevalier de Vivons \ Jean Claude, leBossuet des prot estant s; madame Col-lin , si connue par ses romans d'édu-cation ; l'illustre physicien de Bornas,qui fit en même temps que Erankiin,des essais sur l'électricité atmosphé-rique; Lacepède, lccontinnateur heu-reux de Bufl’oii; les -leux lamouroux ,si distingués, l'un dans lu géographienaturelle, 1 autre dans la médecine;M. Bory de Saint- Vinrent.
Les IS'itiobriges ou Antobroges habitaient autrefois le territoire d'Agen .
( Agcmtm). On a prétendu retrouver â Nérae, des restes romains qui au-raient attesté que cette ville fut la rapilale de Tctricus. Les barbares dt 1 -Iruisirenl Agenunt, et le bourg d’Agen prit sa place. Le pays qui paraîtavoir suivi dès lors l’histoire générale de la Guyenne, se déclara pour lesAlbig «'ois. Plusieurs de s«‘s forteresses, entre autres la Penne, tombèrentau pouvoir de Simon de Montfort . Les guerri's des Anglais succédèrent ;bien des places furent prises <>t reprises ; on consen e encore le souvenirdu siège d’Aiguillon, par Philippe de Valois contre Pembrock et Jean deManny en 1334; ensuite ce fut le tour des guerres de religion. Nérae se dé-clara tout d’abord pour les calvinistes. Henri IV échoua devant Marmande ,où il avait passé la plus grande partie de sa jeunesse, où il avait eu sonpremier amour.
Son mariage avec Marguerite de Valois ayant été cassé , le paysrevint un instant à cette princesse qui l’avait reçu en apanage de sonfrère Charles IX . Comme elle assiégait Villeneuve «pti était défenduepar un jeune homme nommé Ciutat, elle eut le bonheur de s’emparerdu père de ce brave capitaine. Elle l’envoya sous les murs avec ordre dele faire poignarder si la ville ne se rendait aussitôt. Le vieillard exhortason fils â faire son ih'voir ; celui-ci feignit au contraire de vouloir capitu-1«'C , sortit avec quatre hommes dévoués, tomba sur l’escorte et sauva sonpère en gardant son honneur. MarguiTite leva le siège.
Dans l’arrondissement de Montaubau ,Caussadc, sur la Lite, pelile ville de4500 habitants; Caylus, sur la Burnette,florissante par son commerce «le grains;Ndgrrpctisse , autrefois importante, maisbrûlée par Louis XIII après une révolte,3000 habitants; Saint-Anlonin, sur l’A veyron , dans imbeau territoire, peupléde tanneries et fort de 5000 habitants ;Bruniqucl, où l’on voit nn château dontl'origine est attribuée à Brunchan! el quimérite «l’être mentionné. L’arrondisse-ment de Caslel-Sarrazin renferme Ver-dun sur Garonne , petite ville industrieusede 3 à 4000 habitants ; lleaumont de Lo-in ay ne , petite ville régulière cl jolie, de4000 liai)., située dans un charmant, terri-toire. Celui de Moissae : Aiwitlard , villede 2 à 3000 aines, qui a de bonnes faïen-ceries. .Dans le voisinage de Moissae, ondécouvrit, en 1780, une vieille fontaine,curieuse par sa voûte et scs nombreuxconduits d’eau.
L’on remarque au nombre des cé-lébrités revendiquées par le Tarn-et- Garonne , le maréchal Caumont de laForce; Cuibrrt, écrivain militaire dis-tingué au 18<( siècle; le général Matur-ité, défenseur «1e nos colonies ; dePonds , littérateur assez reman|iiabl(‘,mort en 1670;le poète lyrique, I.e-franc de l'ompignan,imteur de Didon ;leeonvT'iitionel fameux Jcan-Bon-Sainl-Andte; l'aveugle Boqucs, qui a écritsur l'éducation des malheureux affli-gés de son infirmité ; l'excellent des-sinateur et peintre Ingres , chef del'école françaisc-italienne conU'mpo-rainc; M. Velmoniet , auteur des Tris-tes.
Formé par Napoh’‘Oii, en 1808, de l’ancien bas Qnerey, dont Montaubaufui la capitale, et (pi'habitaicnt l«\s ( adurciens ; de portions de l'ancienneGuyenne, de la Gascogne et du Languedoc , le ««‘parlement duTarn-ct-Garonne,le plus récent de tous nos départ«‘ments, ne peut avoir unehistoire particulière : celle de ses \ illes a été fort agitée depuis le commen-cement des guerres de religion. Montaubau, fondé au 14 e siècle, fut unedes premières cités françaises qui adoptèrent la réforme. Celte ville de-vint même, sous Charles IX , Henri 111 el Henri IV , l'un d«‘s boulevardsdu parti proleslant. Dévoilée contre l'autorité de Louis XIII , elle soutintun siège remarquable de Irois mois, commandé par ce prince lui-mêmeet plusieurs habiles généraux qui furent obligés de «piiUer la place aprèsavoir perdu 8000 hommes sur 25,000. Mais quelques années après, (‘Ileouvrit d'elle-mème ses portes : le sort de la Rochelle l'effrayait, el Louis Xllly fit son entrée ayant â sa droite Richelieu, son ministre. Celui-ci etLouis XIV , plus tard , firent raser les murs de Montaubau , et la révoca-tion de l'édit d(‘ Nantes , accompagnée des dragonnades, remplaça parla terreur l’industrie qui commençait à ranimer.
Moissae posséda jadis une abbaye de huit cents religieux, fondée parClovis . Simon de Montfort et les Anglais ravagèrent successivement celleville. Nous avons mentionné le désastre de Négrcpelisse ; fortifiée par lesCalvinistes , celte ville avait été prise d’assaut.
Dans l’arrondissement d’Alby : Lcscure,bourg remarquable par ses plantationsd’oignons; la jolie pelile ville de lieal-niont, tirée au cordeau, entourée de bel-les promenades el peuplée de 2000 habi-tants; la belle usine du Saut-de-Saba quireçoit du Tarn une force de 300 chevaux,et renferme la plus importante fabriquefrançaise d’acier; la commune du CluUeaude la Itoquc, dans des silcs pittoresques,attirent fallenlion.Celui de Castres offre:le fameux rocher tremblant et la grotte deSaint-Dominique; la fameuse coltine Puy-talout, tous près de Castres ; Mazamet ,ville de 7000 habitants, centre d’unefabrique considérable de draperies; Sor-rèze, petite ville de 3000 habitants, dontle collège est très distingué ; enfin la pe-tite ville de Vadrc, qui a des filatures deeoton. Dans celui de Gaillac , ttabastens a70X) habitants, et est commerçant envins; Penne, sur l’Aveyron , petite villede 2000 habit. Celui de Lavaur renfermeGraulhei , où l’on fabrique beaucoup dechapellerie.
Parmi les personnages remarqua-bles auxquels le («‘parlementa «tonnénaissance, 011 mentionne surlout avecintérêt le littérateur Dacicr, éléganttraducteur de la poélique d’Aristote ,et dont la femme Anne Dacicr, fille ducélébré humaniste de Gacn, Tanneguy Lefebvre , traduisit beaucoup de eliefs-d’a'uvre grecs, «'titre autres l’Iliade ;Ferlus , fondaient* du collège «le Sor-rèze; l’infortuné navigateur I.apey-rousc. Les célébrés médecins Parlai etPinel; l’illustre vainqueur â Tou louse , le maréchal Soutl; l’honnêtephilosophe .trais, auteur du systèmedes compensations, si travesti par lesrieurs de notre épo«iue ; le biographeBoyer, etc-
Gn des plus grands souvenirs du midi de la ITanee el de Ionie l'his-toire du moyen âge se rattache au pays d’Alhy. Nous voulons parler dela guerre des Albigeois. L(‘S st'etes de ce nom qui avaient commencé à laseconde moitié du xu" siècle, parurent bientôt menaçantes à l’Eglise. Ellesoccupaient une partit' de la Provence, du Languedoc et même du Béarn.
Le pape Alexandre 111 les fit excommunier dans un concile généra],terni âAlby, en 1179. Innocent 111 renouvida,76 années après, l'anathème formi-dable. Différentes circonstances, comme la mort violente «In légal du papel’iern! de Castelnau, «‘nvenimèivnt la querelle religieuse. Innocent litélail surtout animé contre le confie Raymond de Toulouse et son neveule vicomte «le Béziers . 11 fil prêcher la croisade contre eux et les Albigeois.Les Français , alors rivaux «T même ennemis «les l’rovt'nçaux, saisirentavec joie l’occasion el 50,(XX> croisés entrèrent en campagne l’an 1209, sousla conduite de Simon de Montforl. Bézi«*rs fut pris au milieu d’horreurs<|ui se renouvelèrent â la prise de Lavaur,de Toulouse «>t de cinquanti' au-tres petites v illes «m forteresses. Cette première campagne eut pour toron',le don fait par le concile général d«'S possessions ««'Raymond â Simon deMonlfort, el par l'établissement de l'inquisition en France . Louis VIII , en1219, se croisa de nouveau contre l«'s malheureux Atbifi<'<>is. Wrs la findu xiu* siècle, on ne parlait plus d’eux. Mais il est a remarquer que cefut leur hérésie «pii valut aux successeurs de Huges-Capet, la posses-sion prémal urée des plus belles parties du Midi. Leurs descendants exis-tent encore sous le nom de Vaudois.
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