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RÉGION DU SUD-EST.
DÉPARTEMENTS.
ASPECT PHYSIOLOGIQUE
PRODUCTIONS AGRICOLES
Ï)U PAYS.
KT MANUFACTURIÈRES.
CHEFS-LIEUX..
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Le département «lu Lot n’estpoint riche. Un quart de sa super-ficie «'St inenlte on seulement cou-vert de pâturages. Des monta-gnes d’Auvergne projettent dansson intérieur plusieurs ramifica-tions assez élevées, généralementrocailleuses et humides, abon-dantes en petites vallées sans is-sues. Les Cévettnes envoient aus-si dans la partie orientale quel-ques chaînes de collines. La Dor dogne arrose la partie nord . leLoi la partie sud. Leurs valléessont hautes et assez belles; lesplateaux qui s’élèvent au-dessusd’elles et au-dessous des monta-gnes ont de beaux arbres à fruits,quelques-uns sont arides ou per-lent des forêts de chênes.
I.es habitants sont simples etlaborieux.
La récolte des céréales, des fruits, dusafran et «lu tabac, les troupeaux demoutons, de chèvres, de pores et degros Ix'stiaux , 1rs D'utTcs, forment lesprincipales richcssesdii département «luLot . Il a aussi quelqm's vignes et des fo-rêt s de chênes;le gibier et la pêche dansles ruisseaux sont une bonne ressourcepour les habitants.
Le règne minéral n’est point riche. Duplomb et de la calamine, un p«‘u dehouille, des pierres lilhographuptes,meulières et à bâtir, de bonne argile àpotier, h' composent presque entière-ment. L'indu-lrie roule sur la minoterie,(on trouve dans le département plus demille moulins à blé), les forges, les fabri-ques deeadis,de rat ines, de bonnet cries,U'S tanneries, les tuileries , les papete-ties, les ouvrages en bois (cuillers deSaint-Criq', rappellent la belle fabriquede Saint-Claude , dans le Jura .
Cahors , patrie du vaillant etmalheureux roi Mural, est unetrès ancienne ville, peu agréablemais assez eomim'reante, situéedans une prcsqu’ilc tonnée parle Lot au pied d'un hémicycle demontagnes.
On remarque si'S anciennesfortifications, son pont du Diable,ses ruines antiques, sa belle ca-thédrale , son bétel de la préfec-ture, sa bibliothèque, l e digue etvertueux Fénelon lit ses étudesen celte ville.
Cil EES-L1EUXd'arrondissement.
F1GEAC
Sur la droite du Selle,renferme passé 0000habitants; c'est une pe-tite ville de tanneries,assez commercanteN. li.
Sur la Bleur , dansun sile charmant, esttriés ancien. On remar-que sa belle église 1 . Au-trefois place forte im-portante et peuplée,il ne contient plusatijourd hui que 5000habitants. N.
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Le pays de la Dordogne est trèsmonlueux. Des bailleurs es-carpées, des collines arides, «tesvallons étroits et peu fertiles;«li‘Sgorgi's où roulent resserrées «1rseaux torrentueuses; parfois diin-I menscs bruyèri's, véritablessoli-I Indes de plusieurs lieu«.‘S d’éten-I «lue ; puis au milieu de tout cela,quehpies bonnes chaînes cou-I vertes de vignes, de forêts ou de\ châtaigniers ; les belles vallées «1eila Dordogne , de la Yézèrc, deIl’isle, «lu Dropl, etc. si variées et] si riches, où toutes les culturesJ possibles sont entassées : voilàf l'aspect général du département.H penche vers la pauvreté agri-cole; mais 1 industrie fait com-pensation à cette pauvreté, <‘t sil«'s habitants manquent d’aisancedans plusieurs caillons, la faute, n’en esl pas à eux.
La Dordogne ajoute aux «’éréales, lemaïs «t le fruit du châtaignier. Ses vins,dont plusieurs fort, estimés, entre autresceux de Bergerac , etc. , sont une deses plus grandes rielmsses. L’on yfait beaucoup d huile de noix et élè-ve de bons bestiaux, malgré la pau-vreté des prairms. Le commerce «h'struffes du Périgord est depuis long-temps fameux. Les jambons, les dindestruffées, les pâtés de l'« riguuix, ont uneréputation analogue.
Il y a dans le départ «'ment ipi« l l-ques exploitations de mines et «le«.'arriéres , beaucoup d etablissenn-ntsmétallurgi(|ues et, «l aeiéiies , des fa-bri«pu>s «le etiulcllerie commune, de pa-peterie, aussi estimées «pie «'«‘lies dela (’Jiarenb 1 . Bi'aucoup de fabriques decadis,«le serges, d’étanfnes, de gants depeau ; un ass«'z grand nombre de lannc-ri«'S, «le ehapi'llcries, «h* brasseries el dedistilleries dont tes produits sont esti-més.
rérigiieux, sur la droit «'(de 1 Isle ,div isé en vieille el nouvelle ville ,présente aussi deux aspects dif-lérenls;sabibliolhèqim srraiFdi-gne d’une plus grande cité. Sapromenade principale, le Coursde Tourny, est très belle.
Son port sur Plaie , sou luit cl deprélcctur«;, son hôpital, sa ea-tliédrate méritent «l’être distin-gués. l’érigueux possède plu-sieurs antiquités. Son marchéaux pores est le pins considéra-ble «le France .
BERGERAC Sur la Dordogne , estune jolie ville modernede tlOOÜ habitants, dansune belle situation elpresque aussi considé-rable «pie Périgtieux,S.-O.
riréiuc,
■1000 habitants, agréa-blement assis sur laDronno, n’a ri«>n quimérite d cire cité. O.
NONTIH >N,
3000 habitanls, sur leBandial, <‘st bien situémais mal bàli. N.
SABLAT,
Sur la rivière duniêm«> nom , a 0000 ha-bitants, est commer-çant, bien situé et bienbàli. S.-F.
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La surface générale «lu sol dela Charente est variée. Une suitede hauteurs assez considérablescourt dans la partie nord-est;deuxaulri'S suites, moins élevé«>s,sillonnent les parties nord-om siet suil-est. Presque partout onreeonnait un bon pays agricole<T vignoble. Cependanl l'un dosesarmmlissemonls a des landeseonsiderabh's : c’est eeliti ileCon-l'oleus d’ailleurs li'ès marécageux.L«'s arbri's à fruits, si nombreuxIdans les déparlt'ineuls plus mé-ridionaux, commencent, i«'i àmaui|u«‘r; les pâturages sontaussi moins beaux. Du reste, lepays,d’ailleurs iviuanpiable pourplusieurs circonstances sauva-ges : gouffies, grottes, etc., pa-raît jouir «le tous 1«‘S bienfaits ducommerce cl de l'industrie.
I.es céréales , les parmentières, l«'savoines, les châtaignes, les vins surtout«pii alimentent une distillera 1 énorme, etfournissent les eaux-de-viesi renomméesde Cognac, le lin , le chanvre, le colza,les troupeaux de moulons mérinos «>1mélis, les volailles, les truffes, le safran;des forêts de chênes, ormes, etc. ; «h 1 *mines «h 1 plomb et de fer exploiti’os, «tetrès bonnes pierres «h 1 taille, meulièreset lithographiques, forment les principa-les richesses lerriloriales delà Gharente.L'industrie est active, sa branche la plusremartjnable, après la distillerie, estla fabrication du papier, «pii esl porlétti«Ims le déparh'inent à un degré de per-fection exlraoi'ilinaire. Les forges et lesaciéries viennent ensuit* 1 , et après l’onpeut citer les tanneries, les mégisseries,les lilatures de chanvre «'t de lin, h's fa-briques de cordages, de draps. L’on ex-porte pour les colonies beaucoup depoteries à sucre. Tons les produits dusol alimentent le commivce.
Angoulême,sur la croupe d’unehaute colline assez escarpée, bai-gnée par la Charente , se divise,comme tant d’autres villi's, «mivieille et neuve : la prcmièivlaide et tri.-le, la seconde plusrégulière el plus animée.
Évêché. 1G,000 habitants.
On remarque son ponl, sa ea-tbéilrale, sa rk'lii 1 bibliothèque elautres élablissemcnls scicntiil-«ptes.
La ville otl’re sur tonie la oon-Irée «le très beaux points de vue.
BARBÉZIEUX ,Snela nmied’Angmlême à Bordeaux , a‘2Sfhabitants; sa silrialioen anqdiilliéàlre, siune haute colline, e«avantageuse. S.-O.
Sur la Charente , amilieu «le riants paysages, est célèbre pescs caux-divvio, 3lÆiiabitants. O.
CONEOLENS,Sur la Vienne , 200habitants, n’a rien dirtuanpiablc. N.-K. Oen peut dire autande
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Un peu pluspi'upléebi'aueoup plus agréab le sur le T rien, N.
u.J * wi «i tt"»" n iTnummrr ttitt ~tt
RÉGION DU SUD-OUEST.
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LIEUX REMARQUABLES.
HOMMES UTILES
ET CÉI.ÈB11ES.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
Dans l’arrondisscmt'nldt 1 Cahors: Du-rare let Castelnau de Montralier , pelilesvilles de 3 à 4000 habitanls, l'une trèsancienne, l’autre lortcrosse importanteau moyen âge; les villes «meore plus pe-tites de Moiiticuq de 2000 habitants ; Lu-zeeh «pii a un château très ancien et 1500habitants; Puy-1’Lri’gue, comim 1 cesdt'ux petit «'s villes, autrefois très fort idéeet renfermant 2,500 âmes; le village deSaulrae, remarquable par sa construc-tion sur un rocher et le voisinage d’uni 1belle grotte.
Dans celui de l'igeac nous mentionne-rons Cajidcnac, occupant sur «me mon-tagne l'emplacement «U 1 l'ancien V.rvllo-dunuiii, qui résista, la dernière«U'sGauU's,aux arimVs romaioi's; t'ajiwe, «pii a com-me Capdcnac 1500 habitanls, el près «lu-«piel se voit une font aine inerusl aille for-mant une cascade de 75 pieds de liant ;le pi 1 ! il v illage de Contenue, dont lV-gliseest en partit 1 un vieux temple païen; ce-lui di 1 Sa ni-Jean île l.urus, remaripialilepar 1«' voisinage du tiini/jre de l.anloue.Dans celui de Gourdon : le château «li 1Lamothe- f melon, où oaipiil Fénelon;Martel , Jioenmadoar, Souillac, 30ü0habit.
I.ueténus «léfenseur dTlxelloduunmcontre César ; le pape Jean XXII ; Clé-ment Mural et IInflues Salel , traduc-teur d’Homère au X VU siècle ; (lalltol(Gourdon de Genouillae),'grantl-maî-Ire de l’arlillcrie sous F’raimois 1- 1 ; lepoêle Laserrc tant raillé par Boileau ;l'illustre Fénelon , l’honneur éterneldes prélals français ; Marc-Anloine-Dominici el l’abbé Du Fouillas, his-ioriens du Qucrey ; Joachim Murat ,soldat devenu roi de Naples , el quel’on aurai! pu surnommer le sabrede l’empereur; les célèbres méde-cins Dubois, Audi al, Hase et Castel, lemaréchal Jlessièrcs ; le pliilanlropeFalrel ; le général Jlamel, assassiné àToulouse .
Eeiléparleinenl du Lot est formé delà parlie haulede Tancii'n el «t-lèbre Qui rey. Ce pays, habité par les liraves Cadureiens, que César eu! 1tant de peine à soumellri 1 , suivit plus tard les destinées principales del’Aquitaine el fui le théâtre désolé «U'S invasions successives des barbares.Les eomles de Toulouse l’uniront par complète à leurs domaines en 11(10.sainl Louis le reprit sur eux en 1228;il formait alors un eomlé. Aux croisésalbigi'ois suci'édèmit bientôt les Anglais , auxipieis saint Louis le r« i sliliiaavec l’Agenois, la Guicnne el le Limousin , malgré l’avis «1e tous ses con-seillers. Le Quercy devint alors le rendez-vous d’une foule d’aventuriersfrançais el anglais . On n’y enlendait partout «pie le bruit des boulines«t’armes. Cluupie bourg était une forteresse. Nulle autre province n’eut,une histoire plus aventureuse el plus confuse de pi'tits sièges et de com-bats particuliers. Sous Thilippe IV (le Bel), le roi Edouard Ri- y renonçamoyennant une rente annuelle de 3,(00 livres tournois. O'pi'ndanl elle nerevint déiinil.ivemenl à la couronne «pic par la compièh 1 de Charles VH.l.a parlie «pii forme le département resla catholique pendant les gut'rresde religion, el fut atlaipié'e par l'autre. Cet état de choses dura jnsipi’âLouis Xlll.
Cahors est l’ancienne Dinma ; on app«‘la son territoire Cuhourcin : ellelut prise d’assaut par Henri IV .
Jlourdeille, sur la Dronne.se fait re-marquiT par un ancien eliâleau l’orl ,1000 linhilants. Ilruntdmc, dans une îleformée par lu même riv ière, esl une pe-tite ville propre et gaie, dont l abbayi 1antique fut célèbre et posseike en com-mande pur l'historien Brantôme. 3000habit. Ilrideuil, petih 1 ville de 1700 habit,dans 1 arrondissement du chcf-licu.
Hans celui de lùTgcrae ; lleaumonl,1550 habitanls, est de fondation anglaise ;à 1 Chdlcau de Iliron , où se voit encore letombeau de Conlaul-Bimn , est le plusremaripiable du departement ; Montiui-iier , 1000 habitanls, fut bâtie par le fa-meux captai de Bueli ; la commune deSainl - Michel possède le château oùnaquit Michel de Montaigne ; Ville/ranchcde Louchant , ayant été prise par lesIronpcs (i’Ileuri IV, h 1 grave Sully ygagna mille cens d’or, de son aveu , 1100habitants ; Thiviàte, 2500 habitants, dansl'arrondissement de Nontron ; Jlueidandans celui debiberae. Mircmtml, villageforgeron, Monliiman, petite ville com-mercante de 4000 habitants, Teirussim,qui «‘n compte 5000, sont dans celui deHurlai,
Quelques grandes familles histori-ques comme et'lle «les Tallajcund, deDons , de la Force, Fénelon-Saliijnacsont originaires du l’érigord. Ce paysdonna naissance à plusieurs trouba.«louis fameux , mais qu'il nous im-porte peu de comiailre. Mais il fautnommer le granit philosophe et ocri-v ain Michel Montaigne , son amiF lit me de la lloélic ; l’historienCran tome ; Cyrano de Bergerac ; La-grange-Chancel; le musicien Lemoine ;l'illustre métaphysicien Maine de Bi-nai; le maréchal Gontaul Iliron ; l'hé-roïque Bclzunce, évêque de Marseille ,pendant la. peste qui désola cetteville ; les excellents jurisconsultes Du-ranton, Malleeille et Sirey.
L’ancien Térigoril tirait son nom «les Delrocorii, ses premiers habitants.Il fui compris dans l'Aquitaine, et forma long-temps un comte «pii re-levai! «les princes de la pnVédenle province. En I3!l(l, Arehamlinnlt de.Tnllegrand ayant méprisé nue décision «le Charles VI , dans une affaireintérii'ure, fut dépossédé do ce eomlé par arrêt de confiscation cl. le villiasse!' aux mains du due d’Orléans , frère «lu roi, qui 1<‘ donna à sontroisième liis Jean. Celui-ci en 1415 le vendit â Ji'an «le Blois , «'«mile«le l’enlliièvre , dont la nièce le porta â Alain 1"', sire d’AlhrcC Hen ri IV , héritier de la maison «t’Atbret , ou pliihâl Louis Xlll, le réunirentdétlnilivement à la couronne.
Vcsunna , depuis l’érigueux, servait de capitale aux Fclroeoni : les Ro-mains lTinbollirent el lui laissèrent de bi'atix monuments de leur pas-sage. Son histoire durant le moyen âge ne fui qu’uno série de sièges.Dans la suite, on la comprit parmi les places de sûreté données auxcalvinistes. Les gentilshommes périgoordins conservèrent, long-tempsun renom de valeur très distingué.
Sarlat «pii eut plusieurs évêques de la famille de Fénelon, soutint sousun d'entre eux un siège remarquable contre un vicomte de Tiirenm 1 .Davis la suite, l'armée des l’rim'es s’en étant «'mparée, cette ville fut lethéâtre d'un desépisoiU'S les plus sanglant s des guerres religieuses: nousvoulons parler de l’assassinat des olliiiers du régiment d’I iighien.
Bergerac aussi est célèbre 1 dans l'histoire des siégi's. Le duc de llrissacfut frappé de mort au siège de Mueidan.
Outrel«'schefs-lieux d’arrondissement,il y a peu de villes el d’endioils dansle département, qui méritent «Vôtre men-tionné's. Liirochefoiicauld à 0lieues d’An-goulême, sur la Tardouèn 1 , élail le cluT-lieu d’une seigneurie «pii eut des maîlirscélébrés, entre autres l'auteur <l«‘s Ma-ximi'S. Très de celte petite ville de 2000habitants, l’on voit de très belles grollesappelées de la Jlencont/ne ; les ruines del’aneii'nne abbaye de lu Couronne, le pluscurieux ninnuim'iit ilel’Angonmois, sontdans la commune de la Couronne Palnd.
Non loin de llarbezieiix l’on s’arrête,a» village d'Aubrltme, dont la position•'St curieuse , el l’églisf 1 taillée «ai parliedans la montagne. Jamac, dans l'ar-r<M >disseinenl «leCognac, est célébré parla victoire qui 1 remporta près de s<>s"inrs,lc duc d’Anjou , «Uquiis Henri 111,sur les Calvinistes commandés par lel"'ince de Comté. Celui-ci fui assassinéPendant la bataille; Chdteauneuf, petiteville «le 2500 aines , aux environs «lela-f l'i(‘lle se trouve une grotte curieuse.
François l er naquit au eliâleau deCo-gnac,( l l sa sieur Marguerite, la prin-cesse la plus accomplie de son siècle,à Angoulème . Parmi les autres per-sonnages distingués de l’Angouinois,il faut citer le maréchal de Sitnsitc,qui se disl ingna pari iculitrenient dansles guerres d’Italie; les deux poètes !de Sl-lielais, Balzac , si connu pour s«\s |lellres et si's démêlés avec l’at'adémie ■el Richelieu;le duede LarorhifourauU,auteur des Maximes; madame de jMorilespan, l’une des favorites deLouis XIV , et le voyageur Thercl , au !même temps. Depuis , l'ingénieurMonlalcmbrrl, le chirurgien Morand,el le général Itiruul ont fait honneurau département.
Le déparlemi ni a été formé presqu en entier de l'ancien Angoumois ,dont les premiers habitanls connus sont U'S Agesinales , et qui devint debonne heure le célèbre comté d’Angoulêmc, Cette ville était très antiqueet s’ appelait Julismi. On a placé tu és de ses murs, mais sans trop de rai-sons,(la bataille «le Vouillé. Quoi qu’il en soit, Hugues de Lusignan, comtede la Marelie, auquel elle appartenait, la légua, en 1303, avec le eomlé, àPliitippc-le-lîcl, qui l’avait entouré 1 de Batteries. En vain son frère Guy pro-testa ; l’hilippe-lo-Bt'l sol, maintenir le testament, et son successeur donnalecomté d’Agonlême, en 1308, à Philippe 1 d’Evroux, celui qui épousa Jeanne,tille de l.ouis-le-llulin. Philippe de Valois lïvliaiigea, en 131!), contre lesseigneuries de Pontoise el autres dans i’Ile-de-l rani'e, el sou sucet'sseur ledonna au connétable Charles «le la (tenta, qui fut assassiné par ordre «leCharlcs-le-Maiivais; pois le céda quelque temps aîn és avec les aut res pos-sessions stipulées dans le traité «le Brétigny. CharU'S V le reprit aux An glais «'n 1372, et en 1301 le donna «>n augmentation (Vapnnage au duc «teBerry, son frère. Lue cession le rendit à la couronne, en 1301, et Charles VI , rayant redonné en apanage â son frère Louis, celui-ci le donna à sontroisième Bis Jean, dont le lils épousa Louise de Savoie , «pii Bit mère doFrançois I e '. Celui-ci érigea le eomlé «l’Angouiême en iluelie pour cellefemme ambitieuse <1 célébré, il revint, â sa mort, â la couronne. Henri III le donna encore une fois à sa Sieur Diane, Le dernier relour arriva en 1714.
Nous avons cité; la bataille de Jamac ; il faut ajouter la révolte d’Angou-lêmc sous le duc d’Epernon , en 1558.
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