Buch 
La France géographique, industrielle et historique générale et départementale / précédée de notions sur la géographie universelle et comparée avec les autres états de l'Europe par G. Heck ... avec texte de Léon Plée ...
Entstehung
JPEG-Download
 

74

RÉGION DU SUD-EST.

DÉPARTEMENTS.

ASPECT PHYSIOLOGIQUE

PRODUCTIONS AGRICOLES

Ï)U PAYS.

KT MANUFACTURIÈRES.

CHEFS-LIEUX..

U

U

>*

Ü

K

H

*

W

A

i

M

V

U

«

e

O

A

A

O

A

52

o

S

D

O

O

fc

<s

H

K

*1

W

A

W

P

O

H

>

W

A

0

H

O

A

Ul

W

-<

U

cci

O

O

W

O

a

a

3

O

ft

t/3

H

H

3

--

sa

c-l

«g

5m

Le département «lu Lot nestpoint riche. Un quart de sa super-ficie «'St inenlte on seulement cou-vert de pâturages. Des monta-gnes dAuvergne projettent dansson intérieur plusieurs ramifica-tions assez élevées, généralementrocailleuses et humides, abon-dantes en petites vallées sans is-sues. Les Cévettnes envoient aus-si dans la partie orientale quel-ques chaînes de collines. La Dor­ dogne arrose la partie nord . leLoi la partie sud. Leurs valléessont hautes et assez belles; lesplateaux qui sélèvent au-dessusdelles et au-dessous des monta-gnes ont de beaux arbres à fruits,quelques-uns sont arides ou per-lent des forêts de chênes.

I.es habitants sont simples etlaborieux.

La récolte des céréales, des fruits, dusafran et «lu tabac, les troupeaux demoutons, de chèvres, de pores et degros Ix'stiaux , 1rs D'utTcs, forment lesprincipales richcssesdii département «luLot . Il a aussi quelqm's vignes et des fo-rêt s de chênes;le gibier et la pêche dansles ruisseaux sont une bonne ressourcepour les habitants.

Le règne minéral nest point riche. Duplomb et de la calamine, un p«u dehouille, des pierres lilhographuptes,meulières et à bâtir, de bonne argile àpotier, h' composent presque entière-ment. L'indu-lrie roule sur la minoterie,(on trouve dans le département plus demille moulins à blé), les forges, les fabri-ques deeadis,de rat ines, de bonnet cries,U'S tanneries, les tuileries , les papete-ties, les ouvrages en bois (cuillers deSaint-Criq', rappellent la belle fabriquede Saint-Claude , dans le Jura .

Cahors , patrie du vaillant etmalheureux roi Mural, est unetrès ancienne ville, peu agréablemais assez eomim'reante, situéedans une prcsquilc tonnée parle Lot au pied d'un hémicycle demontagnes.

CAHORS .

ïbêclié. 12,000 habitants.

On remarque si'S anciennesfortifications, son pont du Diable,ses ruines antiques, sa belle ca-thédrale , son bétel de la préfec-ture, sa bibliothèque, l e digue etvertueux Fénelon lit ses étudesen celte ville.

Cil EES-L1EUXd'arrondissement.

F1GEAC

Sur la droite du Selle,renferme passé 0000habitants; c'est une pe-tite ville de tanneries,assez commercanteN. li.

GOURDON

Sur la Bleur , dansun sile charmant, esttriés ancien. On remar-que sa belle église 1 . Au-trefois place forte im-portante et peuplée,il ne contient plusatijourd hui que 5000habitants. N.

t/3

U

-w

S3

as

e aoOwo

C/3

U4

sj

U-!

£3

çj

8

c«

H

3

H

«

33

Le pays de la Dordogne est trèsmonlueux. Des bailleurs es-carpées, des collines arides, «tesvallons étroits et peu fertiles;«liSgorgi's roulent resserrées «1rseaux torrentueuses; parfois diin-I menscs bruyèri's, véritablessoli-I Indes de plusieurs lieu«.S déten-I «lue ; puis au milieu de tout cela,quehpies bonnes chaînes cou-I vertes de vignes, de forêts ou de\ châtaigniers ; les belles vallées «1eila Dordogne , de la Yézèrc, deIlisle, «lu Dropl, etc. si variées et] si riches, toutes les culturesJ possibles sont entassées : voilàf l'aspect général du département.H penche vers la pauvreté agri-cole; mais 1 industrie fait com-pensation à cette pauvreté, <t sil«'s habitants manquent daisancedans plusieurs caillons, la faute, nen esl pas à eux.

La Dordogne ajoute aux «éréales, lemaïs «t le fruit du châtaignier. Ses vins,dont plusieurs fort, estimés, entre autresceux de Bergerac , etc. , sont une deses plus grandes rielmsses. Lon yfait beaucoup d huile de noix et élè-ve de bons bestiaux, malgré la pau-vreté des prairms. Le commerce «h'struffes du Périgord est depuis long-temps fameux. Les jambons, les dindestruffées, les pâtés de l'« riguuix, ont uneréputation analogue.

Il y a dans le départ «'ment ipi« l l-ques exploitations de mines et «le«.'arriéres , beaucoup d etablissenn-ntsmétallurgi(|ues et, «l aeiéiies , des fa-bri«pu>s «le etiulcllerie commune, de pa-peterie, aussi estimées «pie «'«lies dela (Jiarenb 1 . Bi'aucoup de fabriques decadis,«le serges, détanfnes, de gants depeau ; un ass«'z grand nombre de lannc-ri«'S, «le ehapi'llcries, «h* brasseries el dedistilleries dont tes produits sont esti-més.

rérigiieux, sur la droit «'(de 1 Isle ,div isé en vieille el nouvelle ville ,présente aussi deux aspects dif-lérenls;sabibliolhèqim srraiFdi-gne dune plus grande cité. Sapromenade principale, le Coursde Tourny, est très belle.

PERIGUEUX .

iF.êctié. 9000 habitants.

Son port sur Plaie , sou luit cl deprélcctur«;, son hôpital, sa ea-tliédrate méritent «lêtre distin-gués. lérigueux possède plu-sieurs antiquités. Son marchéaux pores est le pins considéra-ble «le France .

BERGERAC Sur la Dordogne , estune jolie ville modernede tlOOÜ habitants, dansune belle situation elpresque aussi considé-rable «pie Périgtieux,S.-O.

riréiuc,

1000 habitants, agréa-blement assis sur laDronno, na ri«>n quimérite d cire cité. O.

NONTIH >N,

3000 habitanls, sur leBandial, <st bien situémais mal bàli. N.

SABLAT,

Sur la rivière duniêm«> nom , a 0000 ha-bitants, est commer-çant, bien situé et bienbàli. S.-F.

I

w

H

K

«

A

»

o

o

h

VH

O

fc

rx

U

Xît

K

O

ït

S

<

09

2

w

cS

t/3

UJ

P

2 1

S

eu

-ij

o

O

w

o

2

P

ut

ci

'5P

1/3

H

La surface générale «lu sol dela Charente est variée. Une suitede hauteurs assez considérablescourt dans la partie nord-est;deuxaulri'S suites, moins élevé«>s,sillonnent les parties nord-om siet suil-est. Presque partout onreeonnait un bon pays agricole<T vignoble. Cependanl l'un dosesarmmlissemonls a des landeseonsiderabh's : cest eeliti ileCon-l'oleus dailleurs li'ès marécageux.L«'s arbri's à fruits, si nombreuxIdans les déparlt'ineuls plus mé-ridionaux, commencent, i«'i àmaui|u«r; les pâturages sontaussi moins beaux. Du reste, lepays,dailleurs iviuanpiable pourplusieurs circonstances sauva-ges : gouffies, grottes, etc., pa-raît jouir «le tous 1«S bienfaits ducommerce cl de l'industrie.

I.es céréales , les parmentières, l«'savoines, les châtaignes, les vins surtout«pii alimentent une distillera 1 énorme, etfournissent les eaux-de-viesi renomméesde Cognac, le lin , le chanvre, le colza,les troupeaux de moulons mérinos «>1mélis, les volailles, les truffes, le safran;des forêts de chênes, ormes, etc. ; «h 1 *mines «h 1 plomb et de fer exploitios, «tetrès bonnes pierres «h 1 taille, meulièreset lithographiques, forment les principa-les richesses lerriloriales delà Gharente.L'industrie est active, sa branche la plusremartjnable, après la distillerie, estla fabrication du papier, «pii esl porlétti«Ims le déparh'inent à un degré de per-fection exlraoi'ilinaire. Les forges et lesaciéries viennent ensuit* 1 , et après lonpeut citer les tanneries, les mégisseries,les lilatures de chanvre «'t de lin, h's fa-briques de cordages, de draps. Lon ex-porte pour les colonies beaucoup depoteries à sucre. Tons les produits dusol alimentent le commivce.

Angoulême,sur la croupe dunehaute colline assez escarpée, bai-gnée par la Charente , se divise,comme tant dautres villi's, «mivieille et neuve : la prcmièivlaide et tri.-le, la seconde plusrégulière el plus animée.

ANGOULÈME .

Évêché. 1G,000 habitants.

On remarque son ponl, sa ea-tbéilrale, sa rk'lii 1 bibliothèque elautres élablissemcnls scicntiil-«ptes.

La ville otlre sur tonie la oon-Irée «le très beaux points de vue.

BARBÉZIEUX ,Snela nmiedAngmlême à Bordeaux , a2Sfhabitants; sa silrialioen anqdiilliéàlre, siune haute colline, e«avantageuse. S.-O.

COGNAC ,

Sur la Charente , amilieu «le riants paysages, est célèbre pescs caux-divvio, 3lÆiiabitants. O.

CONEOLENS,Sur la Vienne , 200habitants, na rien dirtuanpiablc. N.-K. Oen peut dire autande

BUFFEC,

Un peu pluspi'upléebi'aueoup plus agréab le sur le T rien, N.

u.J * wi «i tt"»" n iTnummrr ttitt ~tt

RÉGION DU SUD-OUEST.

75

LIEUX REMARQUABLES.

HOMMES UTILES

ET CÉI.ÈB11ES.

SOUVENIRS HISTORIQUES.

Dans larrondisscmt'nldt 1 Cahors: Du-rare let Castelnau de Montralier , pelilesvilles de 3 à 4000 habitanls, l'une trèsancienne, lautre lortcrosse importanteau moyen âge; les villes «meore plus pe-tites de Moiiticuq de 2000 habitants ; Lu-zeeh «pii a un château très ancien et 1500habitants; Puy-1Lrigue, comim 1 cesdt'ux petit «'s villes, autrefois très fort idéeet renfermant 2,500 âmes; le village deSaulrae, remarquable par sa construc-tion sur un rocher et le voisinage duni 1belle grotte.

Dans celui de l'igeac nous mentionne-rons Cajidcnac, occupant sur «me mon-tagne l'emplacement «U 1 l'ancien V.rvllo-dunuiii, qui résista, la dernière«U'sGauU's,aux arimVs romaioi's; t'ajiwe, «pii a com-me Capdcnac 1500 habitanls, el près «lu-«piel se voit une font aine inerusl aille for-mant une cascade de 75 pieds de liant ;le pi 1 ! il v illage de Contenue, dont lV-gliseest en partit 1 un vieux temple païen; ce-lui di 1 Sa ni-Jean île l.urus, remaripialilepar 1«' voisinage du tiini/jre de l.anloue.Dans celui de Gourdon : le château «li 1Lamothe- f melon, oaipiil Fénelon;Martel , Jioenmadoar, Souillac, 30ü0habit.

I.ueténus «léfenseur dTlxelloduunmcontre César ; le pape Jean XXII ; Clé-ment Mural et IInflues Salel , traduc-teur dHomère au X VU siècle ; (lalltol(Gourdon de Genouillae),'grantl-maî-Ire de larlillcrie sous Fraimois 1- 1 ; lepoêle Laserrc tant raillé par Boileau ;l'illustre Fénelon , lhonneur éterneldes prélals français ; Marc-Anloine-Dominici el labbé Du Fouillas, his-ioriens du Qucrey ; Joachim Murat ,soldat devenu roi de Naples , el quelon aurai! pu surnommer le sabrede lempereur; les célèbres méde-cins Dubois, Audi al, Hase et Castel, lemaréchal Jlessièrcs ; le pliilanlropeFalrel ; le général Jlamel, assassiné àToulouse .

Eeiléparleinenl du Lot est formé delà parlie haulede Tancii'n el «t-lèbre Qui rey. Ce pays, habité par les liraves Cadureiens, que César eu! 1tant de peine à soumellri 1 , suivit plus tard les destinées principales delAquitaine el fui le théâtre désolé «U'S invasions successives des barbares.Les eomles de Toulouse luniront par complète à leurs domaines en 11(10.sainl Louis le reprit sur eux en 1228;il formait alors un eomlé. Aux croisésalbigi'ois suci'édèmit bientôt les Anglais , auxipieis saint Louis le r« i sliliiaavec lAgenois, la Guicnne el le Limousin , malgré lavis «1e tous ses con-seillers. Le Quercy devint alors le rendez-vous dune foule daventuriersfrançais el anglais . On ny enlendait partout «pie le bruit des boulines«tarmes. Cluupie bourg était une forteresse. Nulle autre province neut,une histoire plus aventureuse el plus confuse de pi'tits sièges et de com-bats particuliers. Sous Thilippe IV (le Bel), le roi Edouard Ri- y renonçamoyennant une rente annuelle de 3,(00 livres tournois. O'pi'ndanl elle nerevint déiinil.ivemenl à la couronne «pic par la compièh 1 de Charles VH.l.a parlie «pii forme le département resla catholique pendant les gut'rresde religion, el fut atlaipié'e par l'autre. Cet état de choses dura jnsipiâLouis Xlll.

Cahors est lancienne Dinma ; on app«la son territoire Cuhourcin : ellelut prise dassaut par Henri IV .

Jlourdeille, sur la Dronne.se fait re-marquiT par un ancien eliâleau lorl ,1000 linhilants. Ilruntdmc, dans une îleformée par lu même riv ière, esl une pe-tite ville propre et gaie, dont l abbayi 1antique fut célèbre et posseike en com-mande pur l'historien Brantôme. 3000habit. Ilrideuil, petih 1 ville de 1700 habit,dans 1 arrondissement du chcf-licu.

Hans celui de lùTgcrae ; lleaumonl,1550 habitanls, est de fondation anglaise ;à 1 Chdlcau de Iliron , se voit encore letombeau de Conlaul-Bimn , est le plusremaripiable du departement ; Montiui-iier , 1000 habitanls, fut bâtie par le fa-meux captai de Bueli ; la commune deSainl - Michel possède le châteaunaquit Michel de Montaigne ; Ville/ranchcde Louchant , ayant été prise par lesIronpcs (iIleuri IV, h 1 grave Sully ygagna mille cens dor, de son aveu , 1100habitants ; Thiviàte, 2500 habitants, dansl'arrondissement de Nontron ; Jlueidandans celui debiberae. Mircmtml, villageforgeron, Monliiman, petite ville com-mercante de 4000 habitants, Teirussim,qui «n compte 5000, sont dans celui deHurlai,

Quelques grandes familles histori-ques comme et'lle «les Tallajcund, deDons , de la Force, Fénelon-Saliijnacsont originaires du lérigord. Ce paysdonna naissance à plusieurs trouba.«louis fameux , mais qu'il nous im-porte peu de comiailre. Mais il fautnommer le granit philosophe et ocri-v ain Michel Montaigne , son amiF lit me de la lloélic ; lhistorienCran tome ; Cyrano de Bergerac ; La-grange-Chancel; le musicien Lemoine ;l'illustre métaphysicien Maine de Bi-nai; le maréchal Gontaul Iliron ; l'hé-roïque Bclzunce, évêque de Marseille ,pendant la. peste qui désola cetteville ; les excellents jurisconsultes Du-ranton, Malleeille et Sirey.

Lancien Térigoril tirait son nom «les Delrocorii, ses premiers habitants.Il fui compris dans l'Aquitaine, et forma long-temps un comte «pii re-levai! «les princes de la pnVédenle province. En I3!l(l, Arehamlinnlt de.Tnllegrand ayant méprisé nue décision «le Charles VI , dans une affaireintérii'ure, fut dépossédé do ce eomlé par arrêt de confiscation cl. le villiasse!' aux mains du due dOrléans , frère «lu roi, qui 1< donna à sontroisième liis Jean. Celui-ci en 1415 le vendit â Ji'an «le Blois , «'«mile«le lenlliièvre , dont la nièce le porta â Alain 1"', sire dAlhrcC Hen­ ri IV , héritier de la maison «tAtbret , ou pliihâl Louis Xlll, le réunirentdétlnilivement à la couronne.

Vcsunna , depuis lérigueux, servait de capitale aux Fclroeoni : les Ro-mains lTinbollirent el lui laissèrent de bi'atix monuments de leur pas-sage. Son histoire durant le moyen âge ne fui quuno série de sièges.Dans la suite, on la comprit parmi les places de sûreté données auxcalvinistes. Les gentilshommes périgoordins conservèrent, long-tempsun renom de valeur très distingué.

Sarlat «pii eut plusieurs évêques de la famille de Fénelon, soutint sousun d'entre eux un siège remarquable contre un vicomte de Tiirenm 1 .Davis la suite, l'armée des lrim'es sen étant «'mparée, cette ville fut lethéâtre d'un desépisoiU'S les plus sanglant s des guerres religieuses: nousvoulons parler de lassassinat des olliiiers du régiment dI iighien.

Bergerac aussi est célèbre 1 dans l'histoire des siégi's. Le duc de llrissacfut frappé de mort au siège de Mueidan.

Outrel«'schefs-lieux darrondissement,il y a peu de villes el dendioils dansle département, qui méritent «Vôtre men-tionné's. Liirochefoiicauld à 0lieues dAn-goulême, sur la Tardouèn 1 , élail le cluT-lieu dune seigneurie «pii eut des maîlirscélébrés, entre autres l'auteur <l«s Ma-ximi'S. Très de celte petite ville de 2000habitants, lon voit de très belles grollesappelées de la Jlencont/ne ; les ruines delaneii'nne abbaye de lu Couronne, le pluscurieux ninnuim'iit ilelAngonmois, sontdans la commune de la Couronne Palnd.

Non loin de llarbezieiix lon sarrête,a» village d'Aubrltme, dont la position'St curieuse , el léglisf 1 taillée «ai parliedans la montagne. Jamac, dans l'ar-r<M >disseinenl «leCognac, est célébré parla victoire qui 1 remporta près de s<>s"inrs,lc duc dAnjou , «Uquiis Henri 111,sur les Calvinistes commandés par lel"'ince de Comté. Celui-ci fui assassinéPendant la bataille; Chdteauneuf, petiteville «le 2500 aines , aux environs «lela-f l'i(lle se trouve une grotte curieuse.

François l er naquit au eliâleau deCo-gnac,( l l sa sieur Marguerite, la prin-cesse la plus accomplie de son siècle,à Angoulème . Parmi les autres per-sonnages distingués de lAngouinois,il faut citer le maréchal de Sitnsitc,qui se disl ingna pari iculitrenient dansles guerres dItalie; les deux poètes !de Sl-lielais, Balzac , si connu pour s«\s |lellres et si's démêlés avec lat'adémieel Richelieu;le duede LarorhifourauU,auteur des Maximes; madame de jMorilespan, lune des favorites deLouis XIV , et le voyageur Thercl , au !même temps. Depuis , l'ingénieurMonlalcmbrrl, le chirurgien Morand,el le général Itiruul ont fait honneurau département.

Le déparlemi ni a été formé presqu en entier de l'ancien Angoumois ,dont les premiers habitanls connus sont U'S Agesinales , et qui devint debonne heure le célèbre comté dAngoulêmc, Cette ville était très antiqueet s appelait Julismi. On a placé tu és de ses murs, mais sans trop de rai-sons,(la bataille «le Vouillé. Quoi quil en soit, Hugues de Lusignan, comtede la Marelie, auquel elle appartenait, la légua, en 1303, avec le eomlé, àPliitippc-le-lîcl, qui lavait entouré 1 de Batteries. En vain son frère Guy pro-testa ; lhilippe-lo-Bt'l sol, maintenir le testament, et son successeur donnalecomté dAgonlême, en 1308, à Philippe 1 dEvroux, celui qui épousa Jeanne,tille de l.ouis-le-llulin. Philippe de Valois lïvliaiigea, en 131!), contre lesseigneuries de Pontoise el autres dans iIle-de-l rani'e, el sou sucet'sseur ledonna au connétable Charles «le la (tenta, qui fut assassiné par ordre «leCharlcs-le-Maiivais; pois le céda quelque temps aîn és avec les aut res pos-sessions stipulées dans le traité «le Brétigny. CharU'S V le reprit aux An­ glais «'n 1372, et en 1301 le donna «>n augmentation (Vapnnage au duc «teBerry, son frère. Lue cession le rendit à la couronne, en 1301, et Charles VI , rayant redonné en apanage â son frère Louis, celui-ci le donna à sontroisième Bis Jean, dont le lils épousa Louise de Savoie , «pii Bit mère doFrançois I e '. Celui-ci érigea le eomlé «lAngouiême en iluelie pour cellefemme ambitieuse <1 célébré, il revint, â sa mort, â la couronne. Henri III le donna encore une fois à sa Sieur Diane, Le dernier relour arriva en 1714.

Nous avons cité; la bataille de Jamac ; il faut ajouter la révolte dAngou-lêmc sous le duc dEpernon , en 1558.

1U