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Il KG ION DIT NORD-OUEST.
REGION DU NORD-OUEST.
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DEPARTEMENTS.
ASPECT PH YSI( «LOGIQUE
DU RAYS.
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PRODUCTIONS AGRICOLES
ET HAXt'lACrtBliaiES.
«Paris , Roiitm, le Havre , >■ «lisaitl'Empereur, « ne forment ipi'unr seuleville dont la Seine est la grande rue. »Celle grande rue, iitii aboutit à l'Océan,l'influence immédiate de la capitulevivilieut en effet d’une manière puis-sante tout ce département, et, avecla facilité des débouchés, donnentl’essor à tonies ses industries. I,a na-ture l'a d’ailleurs favorisé d’un sol gé-néralement fertile. Son climat, renduhumide par le voisinage des bruinesocéaniques et les eaux de trente-septrivières qui arrosent le pays dans tousles sens, a néanmoins quelque chosede riant cl d’agréable. Au sud, unvaste rayon de petites villes et devillages de fabriques, environnentRouen . Puis de là, la Seine arrose,jusqu'au Havre , une suite de char-mants paysages. Du Havre jusqu’àDieppe , et plus loin au Trcport, les
) côtes soûl le plus souvent formées parde hautes falaises blanchâtres coupéesà pic. Ou y trouve sept ports plusou moins considérables. I tte popu-\ lation des plus aelives, vivant du com-I merre on de la pèche, parfois do l'a-griculture, les ultime ; les bellescultures de l'intérieur viennent sou-vent s’y prolonger, et l’on y plantele col/a. Le seul arrondissement deDieppe paraît moins favorisé: si l’ondescend de là vers l’est, celui deNeufehittcl avec se» beaux pâturagesplantés d’arbres à fruits, fait voir lepays sous un autre aspect.
A l'intérieur, lu contrée est presquetoute agricole, et contient les terres lesplus fertiles. Lesgraudes forclsqui rou-vrent un septième du département,s’étendent surtout au sud sur les bordsde la Seine , et à l’est dans les arron-dissements de Dieppe et de Neiil'rlià-tol. Presque partout, d’ailleurs, dansles campagnes, les habitations sontentourées d'arbres à fruits et à fleurs,souvent même de futaies; et c’est làun des aspects particuliers à la Nor mandie .
CHEFS-LIEUX.
I.es belles forets «le Roumance, do Bretonne,Eu et autres; les gras pâturages do l'arrondisse-ment de Neufcliàlrl ; les belles cultures degrains, d’arbresà fruits de l'aueienet renommépays de Gaux; les beaux bestiaux de presquetout le pays ; les récoltes de plantes oléagi-neuses du littoral, forment les principales ri-chesses terriloriales de la Seine-Inférieure .Faute de vignes, elle fabrique une quantitéconsidérable de cidre. Sur toutes les cèles onse livre à une pèche dont les produits annuelssurpassaient autrefois la somme «le dix mil-lions, et n’atteignent pins aujourd'hui qu’unevaleur moitié moindre.
Rouen est le centre «l’une fabrique énorme«le cotonnades et d’imliennes imprimées, detoiles de coton, «le produits chimiques. Saconfiserie et ses faïenceries sont estimées. Oncommence à rechercher ses étoffes de soie im-primées, ses velours, et ses étoffes «le lainefaçon anglaise . Lu draperie d’Elbcuf n’estp«'ul-être pas moins renommée que la rniien-ncric. Cette ville et son rayon de villages ma-nufacturiers produisent dans ce genre d'in-dustrie une valeur annuelle d’environ 40 mil-lions «le francs. Les tlenlclles «le Dieppe peu-vent se ranger a la suite avec la fromageriede Neufeliâlel, qui inonde en «|uel«|ue sorlola oapibde de ses proiluils. fl y a d’ailleursdans le déjiartemem d'autres industries nonmoins considérables, comme la fabrique d’iiui-les, la préparation des peaux et «les cuirs, laconstruction «les navires et des métiers, lateinturerie. Mais c’est sous le rapport com-mercial «pie le département est surtout re-manpiable ; le Havre monopolise presipietout'le commerce français et allemand avecles Etats-Unis : c’est par son port que nousarrive presque le tiers «les denrées coloniales.Rouen pnrlieipe pour beaucoup à un si grandcommerce. Son port re«;oit les navires de 200tonneaux, et a encore on mouvement de deuxtiers moindre «pie celui du Havre . GuudebecEéeamp , Saiiit-Viilery-eu-Caux , Dieppe , ontaussi un commerce animé.
CHEFS-LIEUX
D’AIVIVOX DISSE MENT.
Rouen , autrefois capitale de la Nor mandie , l’une des villes les plus in-dustrieuses el les plus commerçantesdu royaume, est situé dans un vallonmagniü«|ue sur le bord de la Seine ,à 15 lieues par terre de son embou-chure dans la Manche . Sa construc-tion générale ne répond point à sasplendeur industrielle : ses rues sontétioiles et tortueuses; la plupart deses maisons mal bâties el eu bois. Enrevanche ses nouveaux quais sontfort beaux et garnis de magnifiquesconstructions. Son port est très-fréqueuté, même des trois-mâts, el rienn’est plus imposant que celte longueligne de vaisseaux bordant les «[liais.
Archevêché. Cour royale. Quar-tier général de la 14” div- mil.
90,000 habitants.
On admire i« Rouen l’ancienne etrenommée cathédrale, monument dela puissance de l'architecture gothi-que, dont la flèche, de constructionmoderne, est en fonte. L'ancienneéglise de l’abbaye de Sainl-Ouen , elsa tour, également de style gothique;l’iiôlel «le ville; l'Hotcl-Dieu ; leshalles , sont «les édifiées bien appro-priés à leur destination.
Rouen possède encore de fort bellespromenades, entre autres le Cours dola Reine, le long «lu fleuve, sur le-quel un magniliipie pont avec pont-levis en fonte a été établi diqmis peu ;di'S collections scientifiques et desétablissements d’instruction très-re-commandables, etc.
LIÏ HAVRE,
Ou le Havre de. Grâce >aujourd’hui le second portde commerce du royaume,compte environ 40,000 lia - :hitauts. C’est une ville l’ovfliliéo et d'importance lion;velle , très-bien situéel'embouchure île la Seine sur la rive droite. On )'voit plusieurs belles colis'triu'tions, entre autres 1 ethéâtre. La plupart d«' srues sont larges, bien ali'gnées et garnies de belle*maisons ; niais les travail'hydrauliques de son portdéfendu par une citadelle’et qui peut contenir atl*delà de 000 vaisseaux, lai 5 ’sent en arrière tout le resie-O.
DIlïl’I’E,
Ville marilinie fortifiéecompte 17,000 habitant»'On travaille à son port'qui est destiné à devcM 1 *l’un des plus fréquentés ^la Manche . C’est une viH®assez régulièrement rosit'truite, très-industrieuse 1,1connue populairement pou*ses bains île mer, qui soojtrès-suivis dans la saisi) 11 :N. ;
AVFLOT
A 10,000 habitants, r 0 *'sède une industrie et 1,11commerce très-aelifs, et 1 ’ 1du reste peu remarquable'
N. O.
NEUFCHATEL
EnHray, 4,000 habitat'**’est situé près la Rélliii" 1 ’’dans un pays de pâturai! 135et de forêts. N. E.
Un pays riche cl varié, coupé danstous les sens par des coteaux il desvallées agréables ; de tons cotés deschamps très-bien cultivés, de super-bes pâturages et de non moins bellesprairies artificielles; des forêts remar-quables, de nombreuses rivières, desroutes et des chemins bien lemis; desfermes ti'ès-bien entourées, mais malI construites en bois et conviTtos «l«‘. chaume ; de beaux vergers ; presipiepartout nue industrie manufacturièreactive, mêlée à une agriculture avan-cée; mi commerce assez considérable;une population industrieuse, amie del’instruction, assez aisée dans les cam-pagnes, niais, si l'on en juge d’après1 apparence, peu portée à la propretéintérieure; d'importants souvenirs his-toriques ; voilà le départ, de l’Eure .
L'Eure révolte une quantité suffisante decéréales, possède surtout de fort belles etnombreuses bêles à cornes et à laine, de bonschevaux; fait quelque peu de vin , el beau-coup de cidre. Ses arbres fruitiers sont très-timiibreux ; leurs produits passent pour im-portants, de même que le jardinage de plu-sieurs vallées. Ce département a d'ailleursd'abondantes mines de fer, de bonnes [lierresà bâtir, de lu pierre meulière estimée, et dela bonne terre à faïence.
La filature, le lissage <l«>s laines et du colon,la fabrication di's draps occupent le premierrang parmi les industries. Lu draperie «le Lou-vicrs est peut-être une «les plus célèbres «leFrance . Les usines de fer ne maiiipienl pasdans le pays, non plus «pic les fabriques dofil «le fer, de clous, d’épingles, de cordes, ele.L'établissement de Romilly est surtout re-nommé parmi les établissements métallurgi-ques. La tannerie et la corroierie de Pout-Audenier jouissent d’une réputation méritée.Çà et là on trouve des fabriques de coutil, develours, de toiles peintes.
Evreux est situé dans une bellevallée qu'arrose Filon , clouI, audes liras traverse la ville. C’estmie cifô bien entourée, niaisd’nn intérieur li-isle, et sans an-tre édifiée vraiment remarquableque la cathédrale gothique.
Évêché. 10,000 habitants.
Le thune do celle cathédralefut construit par le fameux car-dinal la Jlalue. Nous nommeronsencore le palais épiscopal et l’Iiô -tcl de la préfecture. Evreux nemanque pas de commerce et «l'in-dustrie , et a quclijues établisse-ments d’instruction honorables.
LES ANDELYS
Sont «leux petites vilb’’très-peu distantes l’une <^fatilre, près de la P**droite de la Seine ,renferment ensemble (),***habitants. Leur hôpital t‘ sfort beau. N. E.
BERNAY
A aussi 0 ,000 habitat*,*jjIl s’y tient une célèbre f ü,naux chevaux. O.
ijc
Sur UKuro, jadisfoule, aujourd’hui réh*^,par sus draperies. Sa Î (1(hédrale est l'oii bellu.y eomple au delà de KVhabitants. N.
LIEUX REMARQUABLES.
Arrondissement de Rouen : Elbeuf , siconnu pour ses draps, est la ville la plusremarquable de cet arrondissement, et, rela-tivement, une des plus industrieuses de France .On y compte 10,000 habitants. Elle est situéesur la rive* gauche de lu Seine , dans une joliecontrée. Le bourg de Jumicges, renfermeles ruines d’une ancienne et magniliipie ab-baye, 2,000 habitants. Darnelal , petite villeindustrieuse, de 5 à 0,000 habitants. Saint -Aubin, et Belbeuf, villages où l’on trouve laterre de Rouen , ou à Sucre ; Duclaiv , bourgsur la rive droite de la Seine .
Dans l’arr. du Havre : oncile surtout Ingou-ville. , Fc vamp, Uavjleur , Lillebonne , Monti-t'îiliers, liolbec : la première, qui n’est en quel-que sorte qu’un faubourg du Havre , a 0,000habitants; la seconde, qui possède un excellentport sur la Manche , en a 8,000; la troisièmeétait autrefois ce quVst aujourd'hui le Havre ,auquel elle a donné l'essor par sa décadence.C’est aujourd'hui une petite el triste cité quisemble pleurer son ancienne splendeur, ldlle-boune est importante par ses ruines romaines,el ne manque pas d'industrie. 2,000 liait. Riende plus pittoresque que Montivilliers, avec sesjardins, ses maisons gothiques el sa belle situa-tion. 4,000 bah. Jioîhec , ville industrieuse, aplus île ù,()00 bab. Les villages d'Etrelat surla rôle, et de Tancarvilie. sur la Seine , méritentaussi une mention, l’un par ses pêcheries elsa situation , l'autre par ses ruines.
Très de Dieppe le bourg d’ Al'eues, jadisUne ville, attire d'abord l’attention. Henri IV y remporta une vieloire célébré sur le ducde Mayenne ; Au cl Trcport , même arrondis-sement, sont: la première, une ancienne villeromaine, le second, un gros bourg commer-çant , avec un bon port jadis fréquenté. Onn oil dans une des églises ilT'.u, le tombeau deHenri lcRalafré, et près de ses murs un magni-fique château royal.
Dans l'arrondissement d’Vvelol: Caudebec,surlaSciue, dans une assiette charmante, ren-ferme 0 , 000 habitants, el une fort belle église;Saint-Valery-en-Caux, petit port sur la Man che , a 0,000 habitants. Dans celui de Nrul'chà-tel, nous citerons: Gournay, petite ville de3,000 âmes, assez gracieuse, et autrefois très-forte ; Aumale , sous les murs de laquelleHenri IV fut blessé d’un coup d'arquebuse.
HOMMES UTILES
ET CÉLÈUIIES.
Au premier rang parmi les Normandscélèbres de la Seine-Inférieure , il fautmettre ; le malheureux ministre des finan-ces de Louis le Hulin, Enguervand deMarigny ; Pierre Corneille , b» plus grandde nos poètes tragiques; son frère Tho-mas; l’amiral Diu/ucsne que Louis XIV envoya bombarder Alger ; le maréchalde Coigny, successeur du grand Yillars;le P. Jlrumoy , traducteur du théâtregrec; Paul Lucas , l’un des plus an-ciens voyageurs français (1004—17.17);le fameux P. Daniel, historien remar-quable au même temps; Jouvenet, l'un| de nos bons peintres; le géographe de* la Murtinière, rédacteur du dictionnaire| géographit'o-historiqiKypii porto son nom ;l'illustre FonteiiuHe, auteur des Blondes ;Vertof, si connu pour sa belle histoire desrévolutions romaines ; Bernardin de Saint - Pierre , l'inimitable auteur de Paul et Virginie ; le grand peintre contemporainGéricault , auquel on doit le tableau re-présentant le naufrage de la Méduse ; l'ex-cellent composituir Boieldieu , auquelRouen a fait, il y a peu, élever une sta-tue; MM. Casimir de. la l igne et Anee-lot. Nous nommerons aussi le comte deBoidainvilliers , l’un de nos statieiens lesplus anciens, et Véron de Eourbonnais,économiste distingué.
Le départe mcnl a encore donné nais-sance à quelques femmes distinguées , àBilles , de Scudèry el de J.ajarette, ro-mancières célèbres, à la Champmeslé,actrice de prédilection de Racine.
SOUVENIRS HISTORIQUES.
Rouen , depuis capitale de la Normandie , paraît avoir été peu important sonsles Romains. Cette ville portail alors le nom de liothornagus. Eu 4Ô7, avant envoyé desdéputés à Clovis pour lui faire sa soumission, elle devint capitale de la Ncuslrie.Dans le siècle suivant, son archevêque Prétextât fut assassiné au pied des autels,par ordre de la reine Frédégomle. Au !) ft siècle, les Normands ayaul remonté laSeine et ravagé le pays, s’en emparèrent; Rollon en lit sa place d'armes, s’y fortifia,et finalement en ÎH2 conclut avec. Charles IV , à Sainl-Clair-sur-Eple, un traité quile faisait due de Ncuslrie et de Rretngne. Rouen resta capitale de la province quiprit le nom de Normandie .
Rollon eut des successeurs fameux, tels que Guillaume, longue l*.pée, qui plaçaLouis d’Outmncr sur le troue; Richard P 1 ', le vainqueur de Hougemarre ; Robert leDiable ou le Magnifique, qui mourut dans un pèlerinage à Jérusalem ; (Jiiillaimiele Bâtard ou le Conquérant, qui conquit l'Angleterre.
Les rois d’Angleterre conservèrent leur duché de Normandie jusqu’à Jean sans Terre , qui, ayant assassiné à Rouen même son pupille Arthur, lut cité devant lacour îles pairs de France , par Philippe-Auguste , cl condamné à [tordre ses posses-sions françaises . En conséquence, Philippe-Auguste vint en personne assiéger Rouen ,s'en empara en 1204, el prit de même à peu près le reste de la province.
Les Anglais tentèrent nlusieurs fois de recouvrer sa conquête. Enfin, en 1418,[tendant la folie de Charles VI , Henri V , leur roi, s’en empara. IJ avaitpris auparavant Harlleur, alors le souverain j\ort de la Normandie . Les habitantschassèrent les 1 coupes anglaises au bout d’un certain temps; elles revinrent en1540, et détruisirent en quelque «sorte la ville, qui fil, [dus tard, de vains efforts[tour «se relever. Sous le règne suivant (Charles VU), la malheureuse Jeanne d’Arefut brûlée v ive sur la place de Rouen (qui porte aujourd’hui le nom de place de laPucelle), pour crime de sorcellerie. Charles Vil lit réhabiliter la mémoire de la noblehéroiue, qui lui avait fuit reconquérir son royaume. L’Echiquier était, à propre-ment dire , le parlement de Normandie , et devint une cour célèbre jusqu'à Fran-çois P' 1 .
Eu 1522, Charles IX prit d’assaut Rouen , qui tenait pour la réforme. Tout cequi portait épée et moustache, y fui passé parles armes. En 15113, Henri IV ,dont nous avons mentionné la victoire à Arques , acheta Rouen et plusieurs autresforteresses de la Normandie pour la «somme de trois millions el demi. Le sieur deYillars, gouverneur de la ville, était le vendeur. Rouen n'a point eu depuis unehistoire agitée par la guerre. En KVU , une pesté lui enleva près des trois quartsdosa population. Un négociant, nomme Dumbonnay, fui le premier auteur ch?son commerce maritime : en 1702 , il fit construire un navire destiné à des voyagesde long cours; on imita son exemple. La révolution traversa un instant la pro.spé-rité renaissante de lu ville. Elle s’est rétablie depuis.
Le Havre a, comme nous l’avons dit, remplacé Harlleur. Celte ville doit sur-tout «son importance à Louis Xll, François P 1 et Richelieu.
Dieppe , brûlée par Philippe-Auguste , tomba au pouvoir des Anglais , et reprise,leur résista avec avantage sous les ordres de Dunois. Un des négociants de cette ville,Jean Arigo, sous François P‘ v , était un véritable «souverain, ayant des escadres suttoutes les mers, et traitant d’égal à égal avec les rois. C’est à Dieppe qee la France doit les premiers établissements français sur la cote d’Afrique , en 1385, avantVasco de (lama. Lord Ratclay détruisit la ville en 1094. Depuis, elle n’a pasencore pu recouvrer son ancienne splendeur.
Nous avons cité les souvenirs de Jumièges , Lillebonne , Aumale , llarlleur, Eu,Arques; pou de départements renferment autant d’endroits historiques.
FONT-A UDEMFfl 1
Sur la Rille, citébien bâtie et l'imimerça 11 ; ||6,000 habitants. N. O.
Dans l'arrondissement «l’Évrenx : le Châ-teau de J\'aearre, reconstruit sur les «lessinsde Mansavil, est encore fort beau anjonril’biii ;le Vieil Poreux , où était l'ancienne capituledu pays; la petile xille «le llrelcidl, i pii ades usines, «les eaux minérales el 2,000 hu-lulants; Conehes , sur Filon, (le populatione fiale, dans un pays remartpiuhlc par sa ler-lililé ; le bourg â'lery-la-Retaille , où Henri ÏV xainquil Mayenne et la Ligue, en là'JO;y>'rnon, sur la Seine , ancienne ville où sont■es pares el lis magasins «lu train «les étpiipa-IjOs militaires, el «[ni a 5,000 habitants ; Ver-tteuil, eilé mm moins ancienne , [très «le la-‘l'ielle lord üedfnrt bail il Charles VII , en024 , cl «pii « »l renommée pour sa poterie.
Dans relui «le lternay : llrionne, où se lint*ni concile «jui riimlanina l'hérésie des Albi-geois, petite ville de 2,000 habitants, autre-jois très-forte; llourmont-le-Roger , près d’une‘telle Idrèl et de même _ ' tn. Ou rc-
Hiaripie dans celui des Amlciys 1rs beaux eta-blissements nietallur^ii/ues d«' Romilly; le jolibourg «le Rieur y ; la petite ville de Gisors ,peuplée de 3,000 habitants.
Enfin (J ill)s Cl .|ni de l'iml-Amleincr, Keu-t’ourg , où lut représenté pour la première lois,dans le château dit niarcpiis de Soni'diuc, le pre-ùuer opéra français dû à la plume de Gor-ùeille; Qu ille/mnf, sur l’emhouehnro de la
Le célèbre imprimeur Morel au16” siècle; licnsrrtidc, si fameux ausiècle île Louis XLV par ses sonnetsspirituels el galants; A imita Poussin,ou le Poussin (1594-1065), ipic Foupeut mettre à la tète «les peintresfrançais cl au premier rang parmiles [ilns grands peintres de tonies lesnations et de toutes les époiptes; l'ai-mable poêle ('/taultcu (1669-1720);I.inant, tragique oublié el ami deVoltaire ; 1e célèbre girondin Ilrizot;Faéronanle Jllnnchnrd, le généralPore / de. Moreau; l'infortuné députéDu long; M. Paulmier, l’un des insti-tuteurs les plus distingués des sourds-muets, appartiennent par leur nais-sance au département île 1 lu re.
Habité autrefois par les Jukrecie lies plu/raviers , compris dans la se-conde Lyonnaise, puis cédé aux Normands avec le reste de la Nenstric,dont il faisait partie, le territoire du département fut érigé en comté enfaveur de Louis (FKvrcux, troisième lils «le Philippe le Hardi (1 282). Ilpassa pmi île temps apres dans la maison de Navuiie pui le mariage dePhilippe le Bon , lils de ce Louis, avec Jeanne, fille de Louis le Hulin :c’est à ce Philippe que Philippe de Valois dut sa victoire de Cassel. Sonfils, Charles le Mauvais , fut la terreur de la France , qu’il ne cessa toniesa \ i«« (le troubler : le (ils de ce Charles céda à Charles VI , eu 1404, soucomté (Fiévreux en échange du duché-pairie de Nemours .
Kvreux lui l’une des dernières possessions romaines dont s'emparaClovis . Les Normands l'arrachèrent à la France en 892. Henri P r d An-gleterre le brûla totalement en 10.17, pour le punir de s’êlre laissé pren-dre par le comte Amaiiry de Moiilfort. Une garnison française ayaul étérenie dans la ville sous Philippe-Auguste , Jean sans Terre la lit massacrerpar trahison. De nouveaux orages fondirent alors sur le triste Évretix ;il fut presque entièrement détruit.
I.e château Gaillard, bâti par Richard Cœur de Lion , servit, en 1315,de prison à la reine Marguerite de Bourgogne , qui y fut étranglée parordre de son mari, Louis le llulin, qu’elle avait couver! de boute.
Une colonne, élevée à lvry-la-Balaille, rappelle la victoire qu’y rem-porta Henri IV .