*1 V OI A G E D U M O N D È
que les Philosophes enseignent communémentque se trouve ce quils appellent le sens commun;c'eíl á dire le seul endroit où l’arne puisse êtreavertie de toutes les disscrentes impressions queles objets extérieurs font fur les sens.;.Mais com-me le cerveau a une assez grande étendue, qu'ou-tre cette substance molle 8c blanchâtre, qu’onappelle cervelle , il a des membranes, des glan-des , des ventricules ou cavitez ; il n’étoit pastrop aisé de démêler & de déterminer préci-sément l’tndroit où l’ame se trouve placée.M, Oescartes examina attentivement les diverssenti mens des Philosophes Le des Médecins là- gdessus ; & aprés avoir solidement réfuté la plus- |part de ces opinions, qui ne font appuïées que |íùr des principes fort fossiles , il conclut évi- 1demment que le siégé de l'ame devoir avoir |trois conditions. La premiere, que cette par- |tie devoir être unique , afin que faction du ljmême objet qui frapoir en même tems les deux jjorganes du même sens, ne fîtqu’une feule im- ,pression fur l'ame , & ne lui íit pas voir parexemple deux hommes où il r.'y en a qu'un.7m>. 2 . L a seconde , qu'elle devoir être fort proche de***• â°* la source des esprits animaux, afin que par leurmoïen elle pût aisément remuer nos membres. 1Et en troisième lieu enfin, qu’elle fût mobile;afin que l’ame la faisant mouvoir immédiate-ment, dle pût déterminer les esprits animaux àcouler vers certains muscles, plûtot que vers lesautres. Conditions qui ne se rencontrent quedans une petite glande qu’on nomme Pintaìt ouConarium , située entre toutes les concavitez ducerveau , soutenue & environnée des artèresqui composent le Lacis choroïde. C’est ce Lacisqu’on peut assurer être la source des esprits, quimontans du cœur par les carotides > reçoivent