de Discaries, I. Part. iz
dans cette glande la sonne d'esprit animal, ense dégageant des autres parties du sang les plusgrossières ; & qui de là prennent leurs cours verstous les différents muscules de nôtre corps , partiedépendemment , partie indépendemment denôtre ame: ainsi que l'Auteur de la nature l’a ré-glé , par raport à la fin- qu'il s’est proposée dansla production de l’homme.
Ce tut jusque-là que la raison conduisit M.Descartes : & peut-être en fût il demeuré-là;st le hazard, ou plutôt la bonté de Dieu , quiapprouve souvent la louable curiosité de ceux quiRappliquent à la considération de ses admira-bles ouvrages, ne luy eût découvert d’une ma-niéré extraordinaire le secret qu’il cherchoit Etce fut là fans doute un des plus merveilleux ef-fets de ces désirs d’une a me Philosophe, aux-quels un fameux Auteur donne le nom de priere P. w</i-naturelle, qui ne manque jamais d'étreexaucée,lois qu’elle se trouve jointe avec un usage pru-dent & exact de nôtre raison.
Me croirez-vous, ajoûta-t il, si je vous disque M. Descartes avoit de tems entemsdes ex-ta:es? Hé! pourquoi non, lui dis je? cela n’estnullement incroiable d’un spéculatif tel qu’il é-toit: & la chose n’est pas sans exemple. Qui n’»pas entendu parler de celles où le fameux Ar-chirnede se trouvoit quelquefois absorbé parl’extrême application qu’il apportoit à ses médi-tations Mathématiques, & dont une lui coutala vie ? Siracuse où il étoit aïant été emportéepar l’armée Romaine dans le tems qu’il traçoitdes figures dans fa chambre avec cette grandecontention d’esprit : le tumulte d’une ville pri-se d’aíla.ut ne fut pas capable de le faire revenir àlux ; & il fqt plûtò; percé de coups par les sol-A 7 d«s