12. Voiagedw Monde
deviné: ces nerfs,se bandent incontinent: en 1même-tems l’ame reprend fa place dans la glan-de pineale, 8c se trouve unie à son corps toutcomme auparavant. Ce fut dans ce momentque je vis M. Descartes revenir à lui. Je vous aidit qu’il se renferma aussi-t6t dans une autrechambre. C’étoit pour faire une seconde foisles expériences de son tabac & de son herbe,qui lui réussirent parfaitement. Dés - lors ce nefut plus une affaire pour son ame de se séparer deson corps. Et depuis qu’il m'a communiqué sonsecret, son ame & la mienne ont fait ensemblecent voiages, pour s’instruire de tout ce qu’il ya de plus curieux dans la nature.
Comme ceux qui lisent les ouvrages de M.Descartes ne font pas instruits de tout ce queje viens de vous dire, ils s'étonnent avec raisond’une chose, dont vous ne ferez plus surpris dé-formais. Je veux dire du détail où il descend dansses Livres de Physique touchant les proprierezde ses treis F.lemenrs tout insensibles qu’ilfont : touchant leurs figures, leurs mouvemens,leur arrangement pour la composition de sonMonde, & de tous les Corps en particulier : de la <‘Tort. r, disposition de ses Tourbillons, où il va jusqu’àfrincíf. marquer la différente grosseur des boules dusecond Element, dont elle sont composéesdans leurs différentes parties : comment cel-\ les qui sont le plus prés du centre du Tour-billon sont plus petites : celles qui sont un peuplus éloignées, plus grosses, croissant toûjoursen grosseur jusqu'à une certaine distance, a-prés quoi elles íònt toutes égales La formationde ces parties canelées en figure de vis avec les-quelles il explique la nature, Le les divers phé-nomènes de i’Aimant, d’une maniéré si belle,& si naturelle; phénomènes qui avoient fait
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