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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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s6 VoiAGE DO MoNÍÎ i

propre expérience la vérité des sentiments dïM. Descartes daift l’explication de la nature de»êtres corporels. Reconnoissez ce qu’il dit dansle quatrième livre de ses Principes , que l’airn'elt point autre chose qu’un amas de partiesbran chues d u troisième Element, très-petitesidétachées les unes des autres, 8c florantesau mi-lieu drs boules du second élement, au mouveímer.t desquelles elles obéissent. Voiez, commeles parties du premier Element sont mêlées par-tout, & remplissent tous les intervalles que lespetites boules 8c les parties branchués laissententr’clles : comme la fluidité de ce corps a u Ali-bi en que de tous les autres, qu'on appelle liquiides, consiste dans le mouvement de ses partiesinsensibles, qui se remuent indifféremment deroutes parts. Car comme elles iont toutes damle mouvement, 8c q Pelles ont la plupart desdéterminations fort disserentes ; on peut aisHment concevoir deux choses. La pretniere, qujlìiótqueie corps liquide cessera d’ètre enfersmé, Sc contenu dans un corps solide, il doit flírépandre de tous cotez; puisque ses patries sonttn mouvement vers tous le; cotez: & la secon-de , que si un corps dur se présenté pour pastelau travers, trouvant toutes ses parties en mouivement, il les sépare aisément ( puisque f>ouiles séparer il n'a qu’à leur donner des déterminaiti ns diff rentes en partie de celles qu’ellcs atvoient auparavant. Etant certain , que quanddes corps, 8c fur tout des petits corps sont enmouvement, 8c dans un mouvement aussi diPferent que celui , où ces petites parties se tromvent, il n’est rien de plus aise, que de leur dontner.de nouvelles déterminations; 8c par consé-quent, qu’il est ttès-facile de diviser un corpsliquide 8c de passer au travers. Or ces deuxphe.