Buch 
Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
Entstehung
Seite
88
JPEG-Download
 

Tarte i.frimif.

Z8 VOI AGE BU MONDÉ. .

donc je suis. Car comme il nous eût donné cettfproposition pour la première, dont nous pûsiìons'être surs, on lui fit voir, que cette propositionne pouvoit pas être la première; puisque sa cer-titude supposoit nécessairement la vérité de quel-,ques autres, & entr’autres de celles-ci. 11 ne se"peut pas faire, que ce qui pense , ne soit pas yII y a contradiction, que celui qui pense , nesoit pas dans l’intlant qu’il pense. Propositionpat laquelle (ce qui est remarquable ) il prou-ve celle-ci ,,je pense : donc je suis , en même-,tem-s qu’il prétend , qu’elle est la première detoutes. II nous déclare donc , que quand il a 1dit, que cette proposition : je pense , doncfuis , étoit la première & la plus certaine de'toutes celles, qui se presentent à l’esprit d'unjhomme qui s’applique à philosopher avec mé-thode, il n'avoir pas prétendu nier , qu’il fal-]loir auparavant être certain de celle - ci : il nt,se peut pat faire , que celui qui pense , ne soitpat, aussi bien que de quelques autres. Joignes]cet aveu avec ce qu’il dit dans la page précé-„ dente. Nous douterons même des autres cbo-j„ ses, que nous avons tenues pour les plus cer-,, taines, même des démonstrations Mathéma-]„ tiques, même des principes que nous avons„ cjû jusques à présent être connus par eux-„ mêmes. Qui font donc les principes , qu’onappelle connus par eux-mêrnes, sinon ceux-ci?11 y a contradiction , qu’une chose soit & nesoit pas. Ur.e chose ne peut être & n’être pasen même-teins ; ne peut pas agir & n’êtrepas, & autres semblables. 11 ne suppose doncpas la vérité de ces principes, puisqu’il en dou-te. Et en effet, la raison qu’il apporte, pournous faire douter des principes connus par eux-mêmes , s’ctend également à tous. Nous de-vons