de DescartesII. Part 89
vous douter , dit-il , des principes qu’on ap-pelle connus par eux-mêmes, parce que nousavons entendu dire , qu'il y a un Dieu , quipeut tout j & nous ignorons íî , peut être il nenous a pas faits de telle forte , que nous nousj trompions toujours, méme dans les choses qui! nous paroi Lent les plus évidentes, Et faites né-.flexion encore, mon Pere, à ce qu’a dit Aristo-te , en finissant: Qu’on doit trouver moins à re-dire aux propositions de M. Descaites, qu’a lafuite de ces propositions, & à leur arrange-ment, dans la méthode, qu’il tient, pour arri-ver à la vérité, 8c qu’on ne lui dispute pas abso-lument la vérité de certaines propositions, maisseulement par rapport à la méthode qu'il suit i■selon laquelle, il n’a pas droit de les supposer,'toutesvraies quelles font: parce que selon cet-! te méthode il n’a pas pù encore en connoître lavérité: & c’cst peut-être pour cela, qu’il s’est'mis en mauvaise humeur contre M, Gassendi, 8cle P. lîourdin Jésuite; qui sont ceux, qui Pontserré de plus prés de ce côté là. Leurs disilcultezfont proposées en Latin d’une maniéré fort vive;& il s’en faut bien que la traduction Françoiseégale les originaux Latins. Mais à propos de tra-duction Françoise.
Je vous ajouterai ici une petite remarque, que.j’ai faite depuis quelques jours , & que je ne vou-drois pas communiquer â d’autres. Les chersdiciples de M. Descartes , aiant peut - être eupeine quelquefois ( du moins à ce que je m’ima-gine) à fe tirer de ces petits embarras, dontje vous parlois maintenant: dans la traduction.Françoise, qui a été faite de ses ouvrages . 8cique lui même a approuvée, ils ont fait adroite-linent un peu adoucir cette proposition incom-! tnode du nombre cinquième de la premiere par-tie