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Ho bien, Monsieur, lui dis je , soyez en fure-té de ce côté là : je vous assure que M. Descarteïne pense point à vous venir attaquer : il estpluijloin de vous mille fois, qu’il n'y a d’ici à la fer-re. II songe à se bâtir un nouveau mondeau de-là de tous les Cieux, il nous a invité à venirvoir l’éxecution de ce grand dessein : c’est là o£nous allons. 'Et pour vous convaincre de la vé-rité du fait, vous n’avezqu’à nous donner,quandnous partirons d’ici, quelques âmes de ce pais Jpour nous accompagner jusques là , elles vousrendront compte à leur retour, de ce qu’ellesauront vû. 1
Vous me réj ossifiez, dit il: car nosPéripatéti?riens s’enniiient de ces longues fatigues : maistrouvez bon, que j’éxécute mes ordres, & qu eje vous conduise au Commandeur de la Place!scion la coutume, qui est, que tous les Philo-sophes de Secte disserente de la nôtre, arrivantici, vont lui rendre compte du dessein qui les yamene. Ce n’est que depuis les allarmes, quenous a donne Descartes, qu’on en use de la sor-te. Nous prîmes ainsi le chemin de la Place!escortez d’une cinquantaine d ames, la plus partgens d’UniversitéScde Collège, qui paroisloientne nous pas vouloir trop de bien. Cette Placen’est autie chose qu'un grand jardin, qui repre-scrite le Lycée d'Athênes, où Aristote eníei-'gnoit autrefois ses disciples en se promenant, csqui leur fit donner le nom de Péripatéticiens,II est d’une tres grande étendue, & fort bienentretenu. II est coupé par quantité d’allées,dont les quatre principales viennent rendre aumilieu du jardin à un grand rond d'eau , d’oùs’é'eve un magnifique pied d’estail du plus beaumarbre, que j'aie jamais vû, fur lequel on voisk statue. d’Alexandre le Grand couronnée de