de D esc art f. s. II. Part. r$£distinctement par exemple cette idée chiméri-que , Un t montaie , sans vallée , entant, qu’el-|le me reptesente une montagne, elle me repre-| sente ausli distinctement de la hauteur j je nepuis cependant affirmer avec vérité, & absoluement, qu’une montagne fans vallée est haute.
Que si l’idée est réelle: mais, qu’il ne soit pasévident , qu’elle le soit, il est vrai , que P At-tribut , que j’y vois distinctement , convient àla chose, qu’elle reprefente ; mais il est faux ,que je puisse attribuer cette propriété à la chosedont il S'agit , & que je puislè me démontrercette propriété par cette idée. Parexemple, sup-posé que cette idée fut réelle , Un cheval connci-Janf, cr aiant du sentiment : Descartes qui ne lacroit pas réelle, nepourroit pas en conclure , quei le cheval est capable de douleur & de plaisir :
' quoique cette propriété soit distinctement con-! tenue dans l’idée de l'Etre connoissanc, & qui adu sentiment.
Cela supposé, afin que je puisse me démon-trer l’existence de Dieu par cettç feule idée (UnEtre souverainement parfait) il faut non seule-ment, que ce sok une idée réelle, comme ellelest en effet, mais encore il faut, qu’indepen-damment de toutes les démonstrations ordinai-res,il me soit évident, que cette idée est 1 une idéeréelle: c’est à-dire , qu’elle me reprefente unobjet réel, au moins possible , 8e non pas unobjet chimérique. Or je maintiens à Descartes;que cette idée ne nous est point évidemmensréelle avant les démonstrations ordinaires : carst elle nous est évidemment réelle, ou elle Testpar elle même , ou par l’examen.quejefais desidees dont elle est composée. Elle ne fest pas parelle même: car, fi cetre idee nous étoit évi-dente par elle même, nôtre esprit ne pourroi»
ja-