de Descart'es. III. PartI 17jcomme en loutre autre chose, suivant ses pro-pres intérêts. Les uns embrassoient vôtre parti,parce qu’ils y trouvoient de quoi se faire distin-guer : les autres le condamnoient, parce qu’ilsI en apréhendoient la diminution de leur crédit.
; Le motif ou le prétexte des uns Sc des autres,étoit l'amour de la vérité, 8c de la faine Doctri-ne. Les choses font presqu’encore dans le mêmeétat : néanmoins fi nous en jugeons par les li-vres, soit de philosophie , soit de médecine,qui nous viennent d'Angleterre, de Hollande,& d’Allemagne , le Cartésianisme à fait de grandsprogrcz dans tous ces quartiers là. On n’impri-me quasi plus de Cours de Philosophie selon laméthode de l'école, & presque tous les Ouvra-ges de cette espèce qui paroiffent maintenant enFrance, sont des traitez de Physique » qui sup-posent les Principes de la nouvelle Philosophie.Les livres qui traitent de l'Universel, des Dé-grez métaphysiques. de l’Etre de raison, fontaujourd’hui peur aux Libraires, ils 11e veulentplus s’en charger, 8c tâchent de se défaire de cequ’ils en ont de reste, à quelque prix que ce soit,*comme les Marchands font des étoffes, dont lamode est passée. Toutes ces questions autrefoissi fameuses, 8c qui avoient depuis prés de deuxcens ans fait gémir tant de presses, & occupétant d’Imprimeurs, ne se traitent plus, que dans| les écoles des Professeurs publics. Hors des Cias-i ses on ne parle plus de Thomistes, deScotistcs,de Nominaux, ou du moins on ne les distingueplus. On les met tous dans la même Cathégo-rie , 8c dans le même parti, qu’on appelle l’an-cienne Philosophie , à laquelle on oppose laPhilosophie de Descartes, ou la nouvelle Phi-losophie.
Vous avez même eu le bonheur d’effacer enH 4 quel-