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toit celle qui se sit en 1648, sur lc puy cle Dom-me avec le Tube de Torricelli, où le vif argentse trouvoir à une bien moindre hauteur íur lesommet de la montagne, qu'au milieu, & aupied ; d'où l’on avoit conclu évidemment la pe-santeur de Pair. Cela s’appelle, reprit M. Des-cartes, PExpérience de M. P, ..... . C’estdonc, patce qu'il l'a exécutée, ou plûtôt parcequ’ill’a fait exécuter par M. Perrier: car assû-rément, ce n’est pas, parce qu’il l’inventa, niparce qu’il en prévit le succez. Et si cette expé-rience devoit porter le nom de son Auteur, on 77. <?*eût pû à plus juste titre l’appcller PExpériencede Descartes. Car ce fut moi qui le priai deux *■ans auparavant, de la vouloir faire, & qui l'as-surai du succès,comme étant entièrement con-forme à mes Principes, fans quoi il n’eût eu gar-de d’y penser, étant d’unc opinion contraire.'
Cet homme est heureux , continua Nî. Descar-tes , en matière de réputation. On fit autrefoisà croire à bien des gens, qu’il avoir composé &tiré du seul fond de ion esprit un livre des Coni-ques à Page de seize ans: ce livre me fut en-volé ; & avant que d’en avoir lû la moitié, je Tom t .jugeai, qu’il avoit bien appris de M. des Argues? Lt ‘> )*•ce qui me fut confirmé incontinent aptes par laconfession, qu’il m’en fit lui-même. Ce quevous dites là, repris-je, me surprend un peu;car, dans la préface d’un traité de l’Eqoilibre des
Liqueurs imprimé après la mort de M. P.
on cite vôtre témoignage fur cet article, & iln’est pas tout à-fait conforme à celui, que vousme rendez maintenant : car on n’y parle pointdu secours, qu’il avoit tiré de M. des ArguesOn y dit seulement, que la chose vous parût siincunable, & si prodigieuse, que vous ne vou-lûtes pas là croire. Que vous vous persuadâtesH 6 que