be Des carte s. IV. Part.' ’^àfmarcher , pour boire , pour manger-, pour seplaindre ; mais encore pour parler, 8t pour par-ier aussi logtems qu^le fait un Prédicateur dansun sermon d'une heure , ou un Avocat dansun long plaidoyer. Ce Livre a fait passer sonauteur parmi les Péripatéciens pour un pré-varicateur , qui étoit Cartésien dans l’ame , quel-que application qull ait apportée à réfuter leCartésianisme dans la seconde partie de sonLivre , & à défendre l’ancienne Philosophie surle chapitre de l'ame des bêtes
Arrêtons nous donc là, Sc faisons un peu no*réflexions » nôtre tour fur toute cette matière.Je prétends ne vous refuser icy rien de tout ceque je croiray pouvoir vous accorder, & pou-voir vous laisser supposer sans faire un tortvisible' à la vérité. Je veux réduire toute ladifficulté à peu de points . fur lesquels -il fautaussi que vous vous résoudiez à me donner unesatisfaction entière , si vous voulez que je foisCartésien tout de bon , ainsi que vous m'ensollicitez depuis si long-tems. •
Je consens donc , puisque vous le voulez ìque les corps des animaux Sc les nôtres soientdes machines. Je veux encore que certainsmouvemens qu'on appelle purement naturels,en les opposant à ceux que nous appelionsvolontaires dans les hommes, se fassent dans lesbêtes par la feule disposition de la machine:Tels font les mouvemens du cœur & du sang ,& une infinité d’autres . qui en dépendent ; àpeu près comme les mouvemens des roues d'unehorloge dépendent de celui des poids & dubalancier , lequel effectivement imite fort lemouvement de nôtre [cœur. Je supposerai en-core avec vous , que les mouvemens mêmesque nous nommons volontaires , comme font
ceux