de Descartes V. Part. z?5de ma liberté, c’est un acte de ma volonté; &je ne donne point ce lignai. Au contraire moname à cet égard est au moins comme si ellen'étoit point dans mon corps. Rien n’obligedonc Dieu , cette cause première & universelledes mouvemens, ì changer le cotìrs que de-vroient avoir naturellement les esprits animauxexcitez par l'objet. Rien ne la détermine à lesdétourner d’une autre côté. Que n’ouvrent ilsdonc les passages qu'ils ouvriroient si je n’avoispoint d’ame , au lieu de passer par d’autres, paroù je ne veux point qu'ils coulent.
Cependant rien de tout cela ne le fait enmoy , & mes jambes demeurent immobiles.La chose doit donc arriver de même dans lecheval. Que les corpuscules dc l'avoine luientrent par les yeux 8c par les narines tantqu'il vous plaira;ils pourront bien lui faire venirl’eau à la bouche, comme nous expérimentonsque la présence de certaines viandes fait en nous,mais ils ne le feront pas marcher pour cela versl’avoine , ils ne lui feroit pas ouvrir les mâ-choires pour manger. Pourquoi la présence 8erimpreffion de cét objet déterminera i elle plusfortement cette machine, que la présence 8crimpreffion du pain ne détermine la mienne?puis qu’encore un coup dans la supposition toutest égal de part 8e d’autre.
Au moins si en cette occasion je sentois dansmes jambes 8c dans mon corps quelque ébran-lement ou quelque effort d’attraction vers l'ob-jet ; mais je n’expérimente... rien d'approchant.Je reçois de cét objet plusieurs autres impres-sions , & je les sens. Son odeur agit fur monodorat*, fa couleur fur mes yeux , d’auties cor-puscules, qui s’en échapent, agissent quelque foisfur ma langue & fur mon palais en les humec-O z tant