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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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beDescartes. V. Part; zr;tòtre pensée, je n’exigerois pas de vous quevous nie rendissiez un compte exact dc tout.Je me contenterois de l’une de ces deux chosesou que vous m’expliquassiez un seul phénomè-ne, quelqu’il fût, pour me servir à conclureen faveur des autres par analogie, ou que vousme montrassiez dans l’homme un seul exemplede ces mouvemens que j’appelle spontanéesdans les bêtes , qui se fît indépendamment detoute connoi(Tance : ou bien encore que vousme répondissiez clairement à quelques-unes desobjections que Ton vous peut faire.

Par exemple, une brebis, ou certains chien»aux approches du loup s'enfuïent. C’est, ditesvous, que la présence de cet objet ouvre lepassage aux esprits animaux pour entrer dans lesmuscles, qui font le mouvement des jambes,qu’on appelle courir. Mais songez qu'il ne s’a-git pas ici de la course, il s'ag t de la fuite. Sila brebis a la tété tournée vers le loup, cesesprits animaux coulant simplement dans lesmuscles des jambes, la feront courir vers leloup, au lieu de le luy faire fuir. Ainsi il fautque les corpuscules, qui exhalent du loup, &qui luy imprimeroient un mouvement droit, s’ilétoit derrière luy fassent dans cette autre situa-tion décrire un demi-cercle , 8r enfin la pouf-fent en ligne droite pour la faire courir devantle loup. Cette feule vire-volte bien expliquée,& dont on me rendroit une raison particulière,me contenteroit. .

A tout cecy on ne manquera pas de me direqu'un Cartésien ne peut pas avoir d’assez bon»microscopes, pour découvrir dans la dissectiond'un animal tous les petits organes 8t tous lespetits passages, qui servent à toutes ces fonctions,& qu’il est à cet égard comme un homme quiO 7 voit