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exemple, à l’occasion de la presence du foin ;je produirai dant le corps d'un Cheval le mou-vement nécessaire pour le faire aller vers le foin ,pour lui faire lever la tête vers le râtelier, pourlu faire ouvrir & fermer les mâchoires ,& ainsidu reste. Ce mouvement du cou & des mâ-choires du Cheval se produiroit par le moiendes esprits animaux qui couleroient dans lesmuscles du Cheval de la maniéré requise pour lefaire;Sc ce seroit Dieu qui le produiroit immé-diatement dans les esprits animaux, de mêmequ’il le produit dans le corps de l’homme à l’oc-casion de certaines pensées Sc de certaines vo-lontez. De lorte que toute la difierence qu’ily auroit, c’est que dans l’homme cc seroit lavolonté qui seroit l'occasion déterminante dumouvement que Dieu produit dans le corp hu-main, & qu’à l’égard de la bête, ce seroit lapresence d’un tel objet.
Supposée cette loy générale que Dieu se seroit prescrite à l’égard des bêtes, loy qui esttout à fait la même à proportion que celle qu’ils’est prescrite à l’égard de l’hommc : Supposée,dis je, cette loy tout íe seroit dans les bêtesde la manière que nous votons qu’il s’y fait ,,&je ne voy rien qui puisse mieux vous accom-moder: car par-Ià vôtre Système général feraplus simple Sc plus uniforme j vous ferez déli-vré de l’embaras insurmontable d’expliqucr toutpar les loix de la Mécbanique. Les bêtes fe-ront, comme vous le voulez, de pures machi-nes fans connoissance, que Dieu, appliquécontinuellement, ainsi que dans la machine del’homme, à en remuer à propos tous les res-sorts, fera marcher, crier, fauter comme desmarionnettes .& plusieurs Péripatéticiens n’aurontpas peut-être plus de peine à suivre ce sentiment .