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Voyage du monde de Descartes / par le P. G. Daniel
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ConhoissancedEs B este». af

tous les principes de vôtre système. Je veux quel’impreslìon de l’un ne soit pas fl vive que cellede ì’autre; mais elle a autant & même plus deforce, comme on le volt par fesser. Car ap-prochez un charbon de la patte d’un chien cou-ché auprès du feu, ce charbon luy fait retirerfa patte & ne le fait pas toûjours lever de faplace. Mais montrez-luy de loin un morceaude pain, l'i m pression de cét objet le fait venir àvous, c’est-à-dire, qu'elle fait marcher toute lamachine. Ainsi h difference qu’il doit y avoirentre l’impreffion qu'un charbon de feu ap-plique subitement à mon doigt fait fur mon corpspour yexciier du mouvement, & celle que doitfaire la présence'du pain quand j’ay faim; cettedifference, dis je, doit être la même que cellequi doit être entre un coup d’èperonôc la veûëd une mesure d’avoir.e à l’égard d un cheval un

Í >eu vif: celuy-là le met au galop , & celle cyuy fait prendre le trot. C’est-à-dire, qu a l’ap-plication du charbon de feu mon corps doit re-tirer fa main fort vite, mais il doit être entraî-né, quoi-que plus lentement, vers la table,quandelle se présente âmes yeux bien couverte. Faut-il autre chose que ces réflexions faites fans en-têtement , pour conclure ma seconde proposi-tion: que nous trouvons dans nous mêmes de

? [uoi nous convaincre, que les mouvemenspontanées des bêtes , c'est-à-dire , ceuxqui répondent aux mouvemens, qui en nousfont accompagnez ou précédez de sentiment &de connoissance, ne se font point par ta feuledisposition de la machine |Sc par les seuls princi-pes de la Mécanique.

Troisième proposition ,Ce qui se passe en l'extê-rieur des biteí doit nous faire penser tout le contrai-ft de ct qu enseignent les nouveaux Philosophes.

Quand

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