Seconde Defense i î7
effort de leurs moteurs. Or je suppose que leursmoteurs leur impriment tout cela également au-tant qu'il est en eux , étant de même force 8rfai an t iw effort pareil , ils les remueront doncégalement; & il est impossible d’apporter nulle rai-son d’aucune différence.
Quand est-ce donc que la figure fait de ladifférence dans la vitesse du mouvement ? C’estloríqu’il y a de la résistance à ce mouvement, caralors le corps oppose qui résiste , résisté plus oumoins à raison de la figure des corps au mouve-ment desqnels il résiste. Ainsi un corps rond neprésentant que trés-peu de superficie à l’air qu’ilfend ,ira plus vire & plus long-tems qu'un corpsplat qui en présente beaucoup.
Revenons à nôtre Planète qui nage au milieude la matière céleste. Elle est transportée, parexemple, d’Occident eu Orient & ne va de cecôté-là , que parce qu’elle y est poussée par lamatière céleste qui la luit. Nous devons doncla concevoir comme una boule poussée par uncylindre immense de matière céleste. D’ailleursétant en son lieu naturel, & parfaitement en équi-libre avec la -matière où elle flotte , elle n’a nilegereté, ni pesanteur, & par conséquent elle nefait nulle résistance à la matière qui la pousse rcelle qui est devant ne luy résiste point , commefait l’air à un corps qui le sépare pour se fairepassage, parce que cette matière a la même dé-termination qn’elle, & va du même côté & aussivire. C’est donc comme si !a Planète étoit pous-sée dans le vuide. Elle est de plus susceptible detout l’effbrt de ce cylindre immense de matièrequi la pousse: qui l’empeschera donc daller aussivite que ce cylindre , c'tsl-à dire, aussi vîte quela matière qui la suit?
La