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On sait que pour évaluer la quantité d’eau qui coule dans unfleuve, il faut multiplier la surface de la section par la vitessemoyenne. Le premier de ces deux éléments du calcul est toujoursfacile à connaître avec une exactitude suffisante, mais il n’en estpas de même du second. On est obligé de le déduire d’une ma-niéré plus ou moins approchée de la mesure des vitesses dequelques-uns des filets d’eau dont la riviere se compose, etparticuliement de la vitesse que l’on observe à la surface et aumilieu du courant.
Parmi les nombreuses expériences de Dubuat sur le mouve-ment des fluides, on en trouve quelques-unes qui ont pourobjet de déterminer les rapports de la vitesse à la surface, avecla vitesse de fond d’un courant d’eau, et avec sa vitesse moyenne.Il a même déduit de ces expériences une formule qui les repré-sente dune maniéré assez approchée : en appelant V la vitesseà la surface et U la vitesse moyenne, il trouve
U=(V T —|W T ) +iw,
w étant une constante=0,02707 métré, et pour exprimer le rap-port entre la vitesse à la surface et la vitesse de fond, en nommantcette derniere W,
y=(w^+w^) 2 -
Ces deux formules lui ont servi à calculer une table qui donneles valeurs de la vitesse de fond et de la vitesse moyenne, rela-tivement a la vitesse à la surface, depuis ¥=0,027 métré jusqu’àV = 2,707 métrés.
M. de Prony est depuis revenu sur cette question (1), et il
(1) Recherches physico - mathématiques sur la théorie des eaux courantes,pages 73.