DES PONTS.
sept fois aussi grande que sa profondeur (i). Il est, ainsi quel’observe M. de Prony, difficile de se persuader que ces différentséléments n’aient aucune influence sur les valeurs relatives deV, U et W ; et des expériences faites plus en grand, en répan-dant un nouveau jour sur cette matière, obligeront sans douteà revenir sur la conclusion que l’on a déduite de celles qui ontété faites jusqu’ici.
A l’époque des grandes crues, qui est celle qu’il faut choisir pourprendre les éléments du calcul de la quantité d’eau que roulele fleuve , ces eaux sont ordinairement débordées et s etendentdes deux côtés sur une grande surface où elles coulent lente-ment, tandis qu’elles ont une vitesse considérable dans le milieudu courant. Il est très-probable que l’on commettrait de grandeserreurs si l’on appliquait à ces cas les réglés de calcul que nousvenons d’exposer. Il faut choisir, s’il est possible, un endroit dela riviere où les eaux se trouvent encaissées, et où pendant lescrues elles ne débordent pas considérablement. On pourra aussiprendre la section et la vitesse de l’eau au passage d’un pont,s’il en existe près de l’emplacement où l’on projette d’en élever un.
On voit combien les moyens que nous possédons jusqu’à pré-sent pour obtenir directement la valeur de la vitesse moyenned’un fleuve, sont bornés et sujets à entraîner à des erreurs plusou moins,considérables. Comme il doit exister une certaine rela-tion entre la section, la pente et la vitesse d’un courant, et qu ilest toujours possible de mesurer la pente et la section, la valeurde la vitesse s’en déduirait naturellement, si cette relation étaitbien connue. M. de Prony, dans l’ouvrage que nous avons cité,
(i) Dubuat, Principes d’hydraulique, tome I, P a g e 9^-