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Tome premier.
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i 9 4 C O N S T R U C T I O S

Quant à la valeur du coefficient m , nous sommes encore loinde pouvoir la fixer d’une maniéré aussi exacte qu’il le serait àdesirer. Les expériences relatives à cet objet ont toutes été faitessur des orifices percés dans des parois' de différentes épaisseurs,auxquels on adaptait quelquefois des tuyaux, et au travers des-quels l’eau s’écoulait sous des charges plus ou moins considé-rables. Indépendamment de ce que les dimensions de ces orifices,même dans les expériences faites le plus en grand, ne sont pasà comparer avec celles des arches des ponts, on voit que lescirconstances de l’écoulement sont différentes de celles qui ontlieu dans la question qui nous occupe.

On verra dans un des chapitres suivants, dont l’objet est derechercher la forme la plus avantageuse à donner aux avant-becs des piles des ponts, que cette forme influe très-sensiblement,ainsi que l’épaisseur de la pile, sur la maniéré dont la contrac-tion s’opère , et dont l’écoulement naturel de la riviere estmodifié à la rencontre du pont. pÿuit de là que la valeur ducoefficient m dépend en partie de la forme des avant-becs et de celledes naissances des voûtes, quand elles sont plongées dans l’eau.Mais il n’est pas possible de déterminer celle qu’il doit prendredans les différents cas , et l’on est réduit, quant à présent,à employer la valeur m=x ,097, qui paraît indiquée par quel-ques expériences de Dubuat, qui se rapportent à cet objet (1).Ainsi, en mettant dans l’équation précédente pour H et v lesvaleurs que l’on se sera données d’après la nature du fleuveet celle de l’emplacement du pont, on déduira facilement cellede o>.

(') Voyez la troisième note, à la suite du chapitre.