Band 
Tome premier.
Seite
197
JPEG-Download
 

DES PONTS. i 97

Le lit de la riviere n’étant point encaissé, et sa largeur étantconsidérable relativement à sa profondeur , il était difficile deconnaître sa vitesse moyenne avec quelque exactitude. Mais àenviron 4 myriametres au-dessus de Bonpas, près de Mirabeau,la Durance passe entre deux rochers presque à pic, et qui nesont éloignés l’un de l’autre que de 180 métrés. On a observédans cet endroit la hauteur et la vitesse de l’eau pendant descrues plus ou moins considérables, et' on a reconnu :

i° Que la riviere ayant a,44 métrés de profondeur réduite, lavitesse moyenne était de i.,g 5 métré par seconde.

2° Que lorsque la riviere avait a,qa métrés de profondeurréduite, la vitesse moyenne était de a,44 métrés par seconde.

3° Qu au moment des plus grandes crues, la profondeur deseaux étant de 4,87 métrés , la vitesse moyenne était de 4d 2métrés. Ainsi, dans ce dernier cas, celui qu’il faut considérerparticulièrement, la dépense de la riviere est de 180 x 4^7 x4,12 — 361 a métrés cubes par seconde.

La distance de Mirabeau à Bonpas n’étant pas considérable,et la riviere ne recevant entre ces deux points que quelques ruis-seaux ou torrents peu importants, il ne peut pas y avoir unebien grande différence entre la quantité d’eau qui coule à l’unet à l’autre. On peut évaluer approximativement cette différenceen comparant la superficie des bassins qui fournissent l’eau àMirabeau et à Bonpas , et on trouve que ce dernier surpassel’autre d’un seizième. Ainsi , il doit s’écouler par seconde aBonpas un volume d’eau égal à 3838 métrés cubes ; ce qui,pour une section de i53o métrés carrés , donne une vitessemoyenne de 2,51 métrés. La construction du pont en bois nediminue que de très-peu de chose la superficie du débouché, et

26

1.