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Tome premier.
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ï 9 B construction

Fon peut remarquer que la vitesse de 2,51 métrés par secondequi correspond à une hauteur d’eau de plus de 3 métrés dansle lit de la riviere, ne surpasse presque pas 2,44 métrés, vitesseque la riviere prend naturellement à Mirabeau pour une hauteurd’eau de 2,92 métrés. Ainsi la vitesse moyenne à Bonpas estmoins considérable que dans d’autres parties du cours de lariviere, et les eaux y ont un débouché facile.

Le débouché du Rhône au pont du Saint-Esprit est d’environ358o métrés carrés, c’est-à-dire un peu plus du double de celuide la Durance à Bonpas, tandis que la superficie des bassinsdont les eaux se rendent au Rhône , au Saint-Esprit, est plus decinq fois plus grande que celle des bassins dont les eaux serendent à la Durance, à Bonpas. Ainsi, quoique la vitesse du‘Rhône soit très- considérable sous les arches du pont du Saint-Esprit , il paraîtrait que le débouché que l’on donne à la Duranceest beaucoup trop grand. Mais il faut observer que cette riviere,à Bonpas, n’étant qu’à 2Ô myriametres de sa source, est encoreun torrent, tandis que le Rhône , au Saint-Esprit, n’en estplus un.

Il est donc très-essentiel, en réglant le débouché des ponts,de distinguer les torrents des rivières, et d’avoir égard, en com-parant la superficie des bassins, à la nature du sol et au tempsque les eaux mettent à s’écouler. Il peut arriver, comme on l’adit ci-dessus , qu’il soit nécessaire de construire sur une riviereun pont plus grand à peu de distance de sa source que dans unlieu plus éloigné, lors même qu’elle a reçu dans son lit plusieursaffluents.