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si on a seulement égard au poids qui est nécessaire pour écraser l’uneet l’autre.
U est égaleraient important de remarquer que dans les expériencesoù on augmentait successivement la pression à laquelle les pierresétaient soumises , la plupart ont manifesté de légères fentes avantd’être chargées de tout le poids qui a été nécessaire pour les écraser.En laissant agir la charge pendant un ou deux jours , la pierres’écrasait alors sous un poids moins considérable. Ainsi il n’est paspossible dans les constructions de supposer la force des pierres égaleà celle qui est indiquée dans les tableaux ci-dessous qui contiennentles poids sous lesquels elles se sont écrasées; et il parait même qu’enleur accordant le tiers de cette force, comme on a fait dans le texte,on courrait encore des risques dans beaucoup de cas.
On peut cependant remarquer à ce sujet que des masses de pierrecomme celles qu’on emploie dans les constructions , doivent offrirune plus grande résistance spécifique que les cubes isolés de cinqcentimètres de côté sur lesquels les expériences ont été faites, et parconséquent qu il ne peut y avoir aucun danger à leur faire porter le
tiers du poids sous lequel ces cubes se sont écrasés. Cette remarqueest même confirmée par quelques-unes de nos anciennes expériencesqui paraissent indiquer que la résistance des pierres augmente dansun plus grand rapport que les surfaces de leurs bases ; en effet, lespremiers éclats se font ordinairement à la circonférence, d’où ilss’étendent jusques vers le centre de la pierre, et il paraît naturel depenser que, moins cette circonférence sera grande relativement à lasurface, et plus la pierre doit résister. Mais on peut faire une autreobservation qui doit au moins balancer celle-ci : c’est que les pierresne portent presque jamais exactement sur toute la surface de leurslits ; dans les cas même où elles sont posées sans cales , cettecondition est très-difficile à obtenir. De plus, il est rare que la pres-sion à laquelle les pierres sont soumises, agisse dans une directionexactement perpendiculaire à la surface des plans de joint : dans lesvoûtes et dans les murs de terrasse, par exemple, l’un des côtés de