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de 2 5 centimètres quarrés est dans les piliers de Sainte -Génevieve de7 36 kilogrammes. Le poids sous lequel s’est écrasé un cube de 5 cen-timètres en pierre dure de Bagneux est de 6142 kilogrammes ( 0 ; lepoids porté par un cube semblable en pierre de Mont-Souris a été de3077 kilogrammes ( 2 ) : ainsi la pression supportée par la pierre deBagneux , dans les piliers du dôme de Sainte - Génevieve, est huit àneuf fois moins considérable que celle qui est nécessaire pour l’écraser,et la pression supportée par la pierre de Mont - Souris est seulementquatre fois moins considérable. Il pourrait donc paraître étonnantque cette derniere ait mieux résisté que la précédente. Mais ce faitintéressant confirme ce qui a été dit ci-dessus, en démontrant qu’unepierre peut offrir plus de solidité qu’une autre, quoiqu’elle paraissedans les expériences exiger un moindre poids pour être écrasée ; etcela arrive toutes les fois que cette pierre est par sa nature moinssujette à se fendre et à s’éclater, lorsqu’elle ne se trouve pas presséebien également. Ces circonstances se rencontrent effectivement ici,soit dans les qualités respectives des pierres de Bagneux et de Mont-Souris, soit dans la disposition vicieuse qu’on leur avait donnée dans
les piliers du dôme de Sainte-Génevieve, où la pression supportée parchaque pierre ne pouvait pas se répartir également sur toute sasurface.
La pierre dure de Bagneux aurait certainement résisté dans lespiliers du dôme de Sainte-Génevieve, si les pierres avaient exacte-ment porté sur toute la surface de leurs joints, comme la pierre deMont-Souris a résisté, malgré le vice de la construction, puisquerien alors n’eut forcé la pierre de Bagneux de se fendre. Cependant,comme ces piliers sont aussi chargés que les parties d’un édifice puis-sent l’être, relativement à la force des pierres dont elles sont cons-truites , il ne paraît pas qu’il soit prudent de passer les limites qu’ilsoffrent sous ce rapport.
(1) Traité de l’art de bâtir, tome 3, page 84.
(a) Idem, page 90.