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Tome premier.
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3o6 CONSTRUCTION

volume de son architecture hydraulique publié en 1790; et aprèsavoir donné les differentes équations d’après lesquelles on déter-minerait l’épaisseur des culées, la longueur des joints des vous-soirs, la forme d’une voûte extradossée qui, dans l’hypothesereçue, doit être celle d’une chaînette pour que les voussoirssoient en équilibre, il introduisit dans la question la conditiondu frottement sur les joints, et montra comment, à raison de lamodification qui en résulte dans 1 équation d’équilibre, il n’estpas nécessaire de donner au joint horizontal une longueur infi-nie , ainsi que la première hypothèse l’exige nécessairement.M. de Prony insiste aussi sur la nécessité de donner à la clefd’une voûte une épaisseur suffisante pour quelle puisse résisterà la pression qu’elle supporte, et donne la maniéré de détermi-ner cette épaisseur; et, dans la vue de mettre les constructeursà même de juger de la hardiesse de leurs ouvrages, il établitune relation entre l’ouverture d’une arche et la plus petite lon-gueur qu’on pourrait donner à la clef.

Nous avons publié en l’an 6, dans un mémoire intitulé : Dis-sertation sur les dégradations du Panthéon français , des recher-ches sur les voûtes sphériques, à l’occasion desquelles nousavons indiqué la véritable méthode suivant laquelle on devaitcalculer la poussée des voûtes cylindriques, telle que nous yavons été conduits par les observations connues et par cellesque nous avions faites nous mêmes à ce sujet, et nous avonsjoint des tables où l’épaisseur des culées des voûtes en pleincintre et en anse de panier, se trouve déterminée d’après cesprincipes, en ajoutant au résultat la quantité nécessaire pourmettre leur résistance au-dessus de l’équilibre.

M. Boistard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, a depuis