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et qu’on doit chercher, par cette raison, à répartir sur une sur-face suffisamment considérable. Quant à l’incompressibilité desfondations , cette condition est encore très-difficile à remplirexactement, sur-tout quand la maçonnerie des murs n’est pointétablie sur une plate-forme posée sur des pilotis, et on ne peutdouter que la chute de la plus grande partie des ponts ne doiveêtre attribuée aux mouvements qui se sont manifestées dans lespoints d’appui sur lesquels ils étaient portés : mais comme lafondation approche d’autant plus d’être incompressible, que l’ef-fort quelle supporte se trouve distribué sur une plus grandesurface, le constructeur est oblige', pour rapprocher les circons-tances physiques des hypothèses analytiques, d’augmenter plusou moins les dimensions des points d’appui.
On explique de cette maniéré la différence qui se trouve entreles mesures dont la pratique fait usage et celles qui sont indi-quées par la théorie; mais s’il est facile d’en conclure qu’il fautaugmenter ces dernieres d’une certaine quantité, il n’est pasaussi aisé de déterminer la valeur de cette augmentation. Elledépend évidemment de la nature des matériaux et du genre deconstruction qu’on emploie, de la nature et de la solidité plusou moins grande de la fondation, et des autres circonstances par-ticulières au pont dont on fait le projet. Il est prudent d’adopterdes épaisseurs plus grandes que celles qui sont indiquées dansle tableau précédent, ou qu’on pourra calculer par le moyen dela même théorie : mais comme cette théorie, dans son applica-tion aux arches très - surbaissées, donne des épaisseurs tres-considérables, on a cherché et on est parvenu, par differentsmoyens, ainsi qu’on le verra ci-dessous, à réduire cette masse
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