33o CONSTRUCTION
plusieurs ponts. Les premiers constructeurs qui ont élevé desvoûtes de cette nature ont effectivement opposé à leur grandepoussée des culées très-épaisses. Mais il est facile de voir queles voûtes très-surbaissées tendent principalement, non pas àrenverser leurs culées, mais à produire une disjonction horizon-tale dans leurs piédroits, et à faire glisser la partie supérieure.Il résulte de-là, que tout le massif de la culée située au-dessousdu point où se ferait cette disjonction , n’est presque d’aucuneutilité pour la solidité de la voûte, et ne sert qu’à soutenir lapartie supérieure qui seule s’oppose à la poussée d’une maniéréefficace.
D’après cette considération, on a cherché des moyens d’épar-gner la construction de ce massif, qui occasionne une dépenseassez inutile. Parmi les dispositions qui ont été proposées poureet objet, nous avons distingué les deux suivantes. Dans la pre-mière , la culée n’est qu’un mur ordinaire derrière lequel on a
prolongé la voûte de l’arche, qui vient butter contre une platte-forme soutenue par des pilots inclinés. Dans la seconde, onsubstitue au massif de la culée des murs de soutènement cons-truits dans le prolongement des têtes , et qui supportent unevoûte dont le sommet est placé un peu au-dessous du niveaudes naissances de l’arche. Cette derniere méthode paraît réunirtous les avantages qu’on cherche à obtenir dans une construc-tion semblable.
On a proposé aussi d’incliner la platte-forme des fondations,ainsi que les assises de la maçonnerie, du côté de l’arche qu’onveut soutenir, et il n’est pas douteux qu’au moyen de cettedisposition, on ne pût diminuer considérablement la masse dela cule'e. Il serait sur- tout fort avantageux de distribuer dans