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traction beaucoup moins considérable, parce que les courantslatéraux divergent à de moins grandes distances.
A 1 egard des avant-becs dont le plan est triangulaire, letriangle équilatéral est de beaucoup préférable au triangle rec-tangle , qui présente un obstacle presque aussi grand que la pilerectangulaire, et qui est peut-être encore plus dangereux, parceque le lieu de la plus grande chute se trouve précisément àl’angle d’épaulement, tandis que, dans la pile rectangulaire, ils’en éloigne un peu. Il faut donc, si on emploie des faces droites,préférer le triangle équilatéral, sauf à arrondir l’angle opposé aucourant, si on avait des craintes sur sa solidité.
L’avant-bec dont le plan est un triangle équilatéral mixtiligne,est de beaucoup préférable à tous lès autres. Il réunit le doubleavantage de produire le moins de contraction et le moins d’af-fouillement possible, et de présenter à l’angle saillant une soliditésuffisante, puisque cet angle est mesuré par le tiers de la circon-férence. La pile ovale est la seule qui occasionne une contractionmoins considérable, et qu’on puisse lui préférer sous ce rapport.
Les expériences décrites ci-dessus ont été faites sur un courantoù la vitesse était de 3,9 métrés par seconde. Gomme les rivièresen prennent quelquefois une plus forte dans les crues, on a faitdeux autres expériences en imprimant au courant une vitesse de4,87 métrés.
Dans la première (fig. 9), la base de l’avant-bec était forméepar deux arcs égaux au sixième de la circonférence. Le remousproduit à la rencontre de la pile s’élevait à une hauteur près dedeux fois plus considérable que celle qu’il avait pour la vitessede 3,9 métrés, et quoiqu’il n’y eût point de chûte, la pente for-mée le long des faces de la pile était beaucoup plus rapide. Elle
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