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Tome premier.
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36o CONSTRUCTION

ne s’étendait cependant pas au-delà de l’extrémité du corpsquarré, et le niveau de l’eau se relevait considérablement à l’ar-riere-bec, ainsi qu’on peut en juger par le profil eagf pris surla longueur de la pile. Cet effet singulier, et qu’on observe danstoutes les circonstances semblables, provient de ce que l’eau estforcée de couler d’abord avec une pente considérable, en vertude laquelle elle puisse obtenir la vitesse relative à la diminutionde section que le corps de la pile lui fait éprouver ; et lorsque, enarrivant à l’arriere-bec, la section s’élargit, la vitesse redevientce quelle était, et l’eau remonte presque au niveau quelle avaitd’abord, afin que, pour chaque point, la pente du fluide ait pré-cisément la valeur qui convient à la vitesse correspondante.

Cette expérience s’accorde avec une observation faite au pontde la Drôme par M. Montluisant, ingénieur des ponts et chaus-sées. Il releva la trace laissée par les eaux sur les faces de la pileet de ses avant et arriere-becs après une crue, et trouva quel’eau qui s’était élevée à-peu-près à la même hauteur, à l’avantet à l’arriere-bec de la pile, s’était abaissée d’environ i,5 métré àl’angle d’épaulement d’amont et le long du corps quarré. Ceteffet analogue à celui qu’on vient de décrire, parut assez extraor-dinaire pour être révoqué en doute dans un temps où les connais-sances en hydraulique étaient peu avancées. Il a nécessairementlieu dans tous les cas, mais il n’est bien sensible qu’autant que lavitesse est très-grande.

La seconde expérience faite avec une vitesse de 4 i$ 7 métréspar seconde, sur une pile à base elliptique (fig. io), a présentéles mêmes effets que celle où on avait donné au courant unevitesse de 3,g métrés, mais ils étaient plus marqués. Elle assurek aux piles elliptiques la propriété d’occasionner peu de contrac-tion.