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arriere-becs ont une hauteur qui pourrait être diminuée sansinconvénient : tous deux sont forme's par une surface conique.
Les figures 5 et 6 représentent une des piles du pont de Pont-Sainte-Maxence . On trouve dans quelques ouvrages étrangersdes exemples de piles partagées en deux parties, dont l’intervalleest recouvert par une voûte : mais ces piles sont très-massives,et le pont de Pont-Sainte-Maxence est le seul où on ait osé faireporter des arches sur des points d’appui aussi faibles et aussiisolés. Cette hardiesse n’ayant aucun objet d’utilité, puisqu’ellene diminue que bien peu la dépense, il est vraisemblable qu’ellene trouvera point d’imitateurs. Le couronnement des avant-becsest formé par une surface conique qui a fort peu de hauteur, et,comme la pile est très-mince, il est construit avec une seule pierre.
Les fig. 7 et 8 représentent une des piles du pont de la Con-corde, à Paris . L’avant-bec est formé par une colonne engagéedans le corps quarré de la pile du quart de son diamètre envi-ron, et surmontée d’un chapiteau. Au-dessus de ce chapiteau estplacé un court architrave sur lequel régné la corniche dont toutle pont est couronné, et qui porte un socle quarré.
Les fig. 9 et io représentent une pile du pont de Neuilly. Leplan des avant et arriere-becs est un ovale, et cet ovale commencesous la voûte même, à l’origine inférieure des cornes de vache.Le couronnement est terminé par une surface conique qui a peude hauteur.
On a quelquefois élevé les avant-becs des piles jusqu’au niveaude la partie supérieure du pont, en leur faisant porter descolonnes, des obélisques, des figures, ou même de petites bou-tiques , comme au Pont-Neuf de Paris . Quelquefois aussi cesavant-becs forment un espace entouré du parapet qui régné au-
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