DES PONTS.
CHAPITRE VI.
DES ABORDS DES PONTS.
SECTION PREMIERE.
DES DIFFÉRENTES MANIERES DE DISPOSER LES ABORDS
d’un PONT.
O n a donné, dans le chapitre précédent, d’après la théorie deM- Dubuat, l’équation de la courbe suivant laquelle on devraittracer le plan des berges d’une riviere, ou des murs de quai etdes perrés dont elles peuvent être revêtues, pour que, lorsque lecourant , resserré par une construction quelconque, passe deson lit ordinaire dans un lit plus étroit, ces berges fussent lemoins dégradées qu’il est possible. Il n’est pas douteux qu’il nefût très-convenable de rectifier, suivant cette courbe, les bergesd’une riviere aux abords d’un pont. Mais en s’assujétissant rigou-reusement à ce principe, on pourrait être souvent entraîné dansdes dépenses considérables, et comme, d’une part, on a soin,quand on établit un pont, de ne pas diminuer beaucoup le dé-bouché naturel de la riviere, et que, de l’autre, on prend dansla construction toutes les précautions possibles pour prévenirles affouillements, il est vraisemblable que ces dépenses neseraient pas compensées par les avantages qu’elles auraient pro-curés.
Lorsque les ponts sont construits dans la campagne, et que le
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