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Tome premier.
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368 CONSTRUCTION

lit du fleuve a de la stabilité, on se contente ordinairementd’élever de chaque côté un mur AB ( PL XIV, fig. i3 et i4) quiprend le nom de mur en aile. La partie B G est destinée à rac-corder la largeur du pont avec celle de la route qui est ordinai-rement plus considérable, et on fait le plus souvent regner surcette partie le parapet dont le pont est couronné. La partie AGest destinée à soutenir les terres des talus de la levée qui aboutitau pont; le dessus du mur est terminé par le plan même dutalus qui est quelquefois revêtu de perrés sur une certaine lon-gueur; son extrémité inférieure est coupée verticalement en A,afin quelle ait dans cette partie la solidité convenable.

L’angle que le plan des murs en aile doit faire avec l’axe dupont, ne peut être fixé en général : il dépend de la longueurqu’on veut donner à ces murs, et de la différence de la largeurdu lit du fleuve entre les deux culées du pont avec sa largeurnaturelle.

Les figures 1 5 et 16 de la PL XIV représentent des abords oùle mur en aile est dirigé perpendiculairement à l’axe du pont.Cette disposition n’est pas sans inconvénient : elle facilite moinsque la précédente l’entrée de l’eau sous le pont , et elle ne peutgueres convenir qu’au cas où les berges naturelles de la rivièrene seraient point sujettes à être dégradées par le courant.

Lorsqu’un fleuve coule dans un terrain que le courant attaqueavec facilité, il est indispensable de fixer le lit de ce fleuve dansle lieu qu’on a choisi pour l’emplacement du pont. On y parvienten construisant aux abords des levées qu’on revêt de perrés, sicela est nécessaire, et qu’on prolonge en aval et sur-tout enamont à la distance qu’on juge convenable. Ces levées formentdes ri^es factices que le courant ne peut plus détruire, et entre

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