3 7 o construction
Si la largeur du quai et celle du pont étaient peu considé-rables, et si le passage était très-fréquenté, on ne pourrait passe contenter d’arrondir ainsi les angles qu’ils forment à leur ren-contre. Il faudrait faciliter d’avantage les abords en adoptant unedisposition semblable à celle qui a été employée au pont desTuileries de Paris (fig. 19 et 20), où on a formé, par le moyend’une grande trompe ABC, un pan coupé qui se rattache auxtêtes du pont vers le milieu de la première arche. On a jugénécessaire de pratiquer au Pont-au-Change, situé dans la mêmeville, un pan coupé qui s’étend encore plus loin, mais qui estsoutenu cl’une maniéré différente ; il vient joindre les têtes dupont au-delà de la première arche , sur le prolongement delaquelle il est porté.
Les figures ai et 32 de la planche XIV représentent les abordsdu pont de Neuilly, qui ont été disposés avec beaucoup de luxe.La portion de mur de quai AB est destinée à raccorder la largeur
du pont avec celle de la route, et le mur en retour BC se trouvedans l’alignement du rang d’arbres qui sépare cette route de lacontre-allée dont elle est accompagnée. L’intervalle des deuxsocles C et D correspond à la largeur de cette contre-allée, et lemur de quai CD est prolongé sur une grande longueur, et sou-tient les terres du chemin GG qui descend sur les.berges de lariviere. Afin de ne pas obliger les chevaux de hallage à monteret descendre par les chemins GG, on a pratiqué derrière la culéeune voûte et un chemin EE qui leur sont uniquement destinés,et on a revêtu de perrés les terres dont ce chemin est formé.
Indépendamment de la magnificence de cette disposition, elleest la plus convenable de toutes celles qu’on peut adopter pourle hallage, quand les arches sont en plein cintre ou en anse de