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Tome premier.
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DES PONTS. 3 9 5

voussoirs sont peu différentes les unes des autres, et on peut, sion le croit nécessaire, les faire augmenter à-peu-près uniformé-ment depuis le sommet jusqu’aux naissances.

Lorsque les arches sont décrites par un arc de cercle très-sur-baissé, et que la voûte n’a pas une très-grande ouverture, onprolonge tous les voussoirs (fig. 6) jusqu’à la rencontre du cor-don. Cet arrangement qui a même été suivi dans des arches(fig. 5) dont la courbe approchait d’un demi-cercle, oblige d’em-ployer, pour l’extrémité supérieure des voussoirs, des pierresd’une grande épaisseur, que les carrières ne fournissent pas tou-jours.

Les têtes des ponts sont presque toujours couronnées d’uncordon ou d’une corniche qui est elle-même surmontée par le pa-rapet. On n’entrera ici dans aucun détail sur les différentes cor-niches qu’on a employées dans les ponts, ni sur les diverses ma-niérés dont ils ont été décorés : les gravures suffisent pour endonner une idée, et cet objet n’entre pas directement dans le plande cet ouvrage. Nous observerons seulement qu’un pont étant,en général, un édifice essentiellement consacré à l’utilité publique,la solidité et la simplicité doivent en être le caractère, et que danspresque tous les cas le soin dans l’exécution est la seule décora-tion qu’il exige.

Des voussures ou cornes de vache.

On a vu précédemment que les naissances des voûtes qui nesont pas tres-surbaissées étant frappées directement par le fluide,lui opposent beaucoup de résistance, et sont une des principalescauses de la contraction qu’il éprouve et des affouillements quien résultent. Elles sont également fort dangereuses au moment