394 CONSTRUCTION
sins du sommet de la voûte. Cette disposition a été' adoptée dans
quelques-uns des ponts de Paris .
Une des principales conditions auxquelles on s’assujétisse ordi-nairement dans l’appareil des têtes d’un pont, est de raccorderles assises horizontales des avant-becs et les assises inclinées desvoussoirs à la rencontre de la ligne d’intersection de l’avant-becavec le plan des têtes. Mais on peut voir (fig. 3) que quand lahauteur des avant-becs est considérable, il est impossible de remplircette condition à la rigueur, puisqu’il faudrait alors que les assisesdes voussoirs ou celles de l’avant-bec allassent en diminuantd’épaisseur. On est obligé, à quelque distance des naissances, derenoncer à former des liaisons entre les deux parements, et defaire sur leur ligne d’intersection des joints verticaux.
Dans l’arche en anse de panier représentée fig. 4? les liaisonsentre les parements des têtes et de Favant-bec ont été continuées
juscju an couronnement de cet avant-bec , ce qui a oblige dans cet
endroit à donner aux voussoirs des épaisseurs inégales. Ces vous-soirs sont égaux dans le reste de la voûte, et on a prolongé lesassises horizontales jusqu’à la rencontre des joints inclinés. Cettederniere disposition qui a été employée pour la première fois aupont des Tuileries de Paris , a depuis été adoptée dans un très-grand nombre de ponts. Elle a l’inconvénient d’obliger à donnervers le milieu des reins une grande longueur aux voussoirs, quivont ensuite en diminuant à mesure qu’ils s’approchent des nais-sances et du sommet.
On a cherché, dans les grandes arches en anse de panier quiont été construites vers la fin du dernier siecle, à remédier à cedéfaut, et on y est parvenu en terminant plusieurs voussoirs à larencontre d’une même assise (fig. 7 ), Alors les longueurs de ces