DES PONTS. 3 99
Dans les villes un peu considérables, le milieu du pont seu-lement sert au passage des voitures, et on construit, de chaquecôté, des trottoirs réservés pour les gens de pied, et auxquels ondonne plus ou moins de largeur, suivant que le passage doit êtreplus ou moins fréquenté. Cette largeur ne peut gueres être au-dessous de i ,5 métré. Le niveau des trottoirs est toujours unpeu élevé au-dessus de celui de la chaussée ; et dans les ponts oùcette chaussée a beaucoup de pente, on en donne ordinairementune moins considérable au parapet et aux trottoirs, ce qui obligeà placer des marches à chaque extrémité. On peut voir, dans lesfigures 18, 20 et 21, PI. XIV, les diverses maniérés dont cesmarches sont disposées.
La fig. 8 , PI. XV, et sur-tout la fig. 12, PI. XVI, qui repré-sente la coupe de la voûte d’un pont, font voir la maniéré dontles trottoirs sont construits. Le pavé dont ils sont couverts estordinairement d’un plus petit échantillon que celui qu’on emploiepour la chaussée, et ce pavé est maintenu par des pierres detaille posées sur champ, et auxquelles on a reconnu qu’il étaitconvenable de ne pas donner dans le dessus plus de 1 5 à 20 cen-timètres d’épaisseur. Ces pierres sont elles-mêmes garanties quel-quefois du choc des voitures par de petites bornes.
FIN DU SECOND LIVRE ET DU PREMIER VOLUME.
5 i.