CANAUX
3.es grands che-mins et sur-toutles rivières et les
canauxsontcflqui
Favorise le plus le♦ ommerce.
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monde entier. On a construit par-tout des grands chemins; on acherché à perfectionner la navigation des rivières, et même à enformer de factices dans les endroits où la nature semblait avoirabsolument refusé ce secours.
Ces découvertes ont sans doute servi à augmenter le luxe, mais sile luxe a produit quelques maux, on ne peut disconvenir qu’un com-merce aussi étendu que celui qu’il a occasionné n’ait procuré auxhommes une abondance et une aisance inconnue aux peuples les plusriches de l’antiquité; et, ce qu’il est important de considérer, c’estque le commerce les a accoutumés à un travail suivi, qui est peut-être la principale source du bonheur dont peut jouir le peuple.Lorsqu’il fait ce travail sans gêne, il le fait toujours avec plaisir parcequ’il trouve par là le moyen de satisfaire ses désirs et ses besoins.
Le; meilleur moyen que le gouvernement puisse employer pourprocurer l’aisance à tous les ordres des citoyens, est sans contreditde faciliter le débit des denrées, et il n’y en a point de plus certainet de plus simple que de rendre faciles et commodes les communi-cations entre les différents états, et entre les différentes provinces dechaque état. C’est alors (pie les habitants des pays qui ont quelquesupcrllu le portent sans obstacles, et à peu de frais, chez ceux où demauvaises récoltes rendent ces denrées rares ; et cette facilité dutransport est aussi avantageuse à ceux qui achètent qu’à ceux quivendent.
Les grands chemins que l’on a construits dans toute rétendue de laFrance lui ont, en grande partie, procuré cet avantage. L’uniformitédans le prix des denrées s’est établie, à très-peu de chose près, entresa capitale et ses différentes villes, le commerce intérieur a été facilitépar-tout. Mais lorsque les provinces qui éprouvent des disettes sontéloignées de celles qui ont eu des récoltes abondantes , elles nepeuvent, malgré cette facilité, s’en procurer qu’à grands frais lesupcrllu, à cause de la dépense considérable qu’occasionnent lestransports par terre, lorsqu’ils se font au loin. Les grands chemins