PIÈCES JUSTIFICATIVES.
N» i.
Lettre de M. Turgot a M. de Trudaine.
Des personnes qui s’intéressent, Monsieur, au bien général et à celui de la pro-vince de Bourgogne en particulier, m’ont représenté qu’il serait très-facile d’établirune communication entre la Loire et la Saône , par la Bourbince qui tombe dansla Loire , et la Dlieune qui se jette dans la Saône ; que ces deux rivières tirent leurssources de l’étang de Long-Pendu; qu’ainsi la nature a tout fait: que la seuleobjection qu’on ait pu former contre cette communication, était le manque d’eau,mais que l’on peut prouver que cette objection n’est pas bien l'ondée: que, du côtéde la Bourbince en particulier, il y a deux rivières dont il serait aisé de réunir leseaux avec celles de la Bourbince ; que cette communication coûterait huit millionsde moins que toute autre communication, ce qui, dans des circonstances où l’onne peut employer en travaux de ce genre qu’une somme déterminée, est une consi-dération de la plus grande importance.
Ces représentations m’ont paru mériter toute mon attention : j’ai cru en consé-quence qu’il serait à-propos de faire faire un nouvel examen de cette communica-tion, afin de s’assurer si elle a réellement tous les avantages qu’on lui a supposés.Vous avez sur les lieux un ingénieur ( M. Gauthey) qui s’est fait connaître par debons mémoires de physique; il serait d’autant plus en état de procurer promptementtous les éclaircissements nécessaires, qu’il habite depuis long-temps les pays quecette communication traverse.
Je suis avec un très-parfait attachement, Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur,
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