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Tome troisième.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES.

N» i.

Lettre de M. Turgot a M. de Trudaine.

Versailles , le 3 i janvier 1776-

Des personnes qui sintéressent, Monsieur, au bien général et à celui de la pro-vince de Bourgogne en particulier, mont représenté quil serait très-facile détablirune communication entre la Loire et la Saône , par la Bourbince qui tombe dansla Loire , et la Dlieune qui se jette dans la Saône ; que ces deux rivières tirent leurssources de létang de Long-Pendu; quainsi la nature a tout fait: que la seuleobjection quon ait pu former contre cette communication, était le manque deau,mais que lon peut prouver que cette objection nest pas bien l'ondée: que, du côtéde la Bourbince en particulier, il y a deux rivières dont il serait aisé de réunir leseaux avec celles de la Bourbince ; que cette communication coûterait huit millionsde moins que toute autre communication, ce qui, dans des circonstances lonne peut employer en travaux de ce genre quune somme déterminée, est une consi-dération de la plus grande importance.

Ces représentations mont paru mériter toute mon attention : jai cru en consé-quence quil serait à-propos de faire faire un nouvel examen de cette communica-tion, afin de sassurer si elle a réellement tous les avantages quon lui a supposés.Vous avez sur les lieux un ingénieur ( M. Gauthey) qui sest fait connaître par debons mémoires de physique; il serait dautant plus en état de procurer promptementtous les éclaircissements nécessaires, quil habite depuis long-temps les pays quecette communication traverse.

Je suis avec un très-parfait attachement, Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur,

Signé TURGOT .

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