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La communication du Doubs à la Saône , entre Dole et Saint-Jean-de-Lône, est, après celle de la Saône à la Seine et à la Loire , leprojet le plus utile que l’on puisse proposer pour l’avantage des deuxBourgognes. Le peu de dépense de son exécution fait juger que l’ontrouvera aisément les moyens d’y pourvoir ; et l’espérance que cettejonction faite engagerait à rendre le Doubs navigable jusqu’à Besan çon , et même à former un canal de navigation à point de partagepour joindre cette rivière au Rhin près de Strasbourg , doit presserles administrateurs des deux provinces de commencer un grandprojet qui n’est pas moins utile au royaume entier qu’aux pays con-fiés à leurs soins.
Le Doubs , pris à une lieue et demie au-dessous de Dole , n’estéloigné de la Saône , prise à une lieue au-dessus de Saint-Jean-de-Lône, que de deux lieues et demie, tandis qu’en suivant tous sescontours depuis le meme endroit jusqu’à la jonction actuelle de cesdeux rivières, le Doubs a dix lieues et demie de longueur, et n’estguère plus navigable dans cette longueur que dans les parties supé-rieures.
La chaîne de montagnes qui sépare le vallon du Doubs de celuide la Saône , quoique assez, élevée entre Auxone et Dole , finit tout-a-coup, et se termine auprès de cette dernière ville; et, quoiquil yait encore bien loin de-là à leur confluent, il n’y a cependant entreces deux rivières qu’une grande plaine, ce qui est assez rare dans la
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