CANAUX
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§ II-
Quantité d’eau, que dépensent les bateaux en traversant un canal.
, On voit, par les lettres de M. Tlioinassin sur les canaux de Bour-
Sentiment (les 1 1
auteurs sur la g 0 om e que M. Gabriel et M. Abeille pensaient que le trajet d’une
quantité d «an que u u ' 1 1 i J
'îépcnseutleséciu- barque, dans, toute l’étendue d’un canal, coûtait toujours le double'de la quantité d’eau nécessaire pour remplir une écluse. Bélidor apensé de même, et c’est encore l’opinion commune. M. Thomassinavait cependant soutenu que ce sentiment était une erreur. Il con-venait que, lorsqu’un bateau passe les écluses immédiatement aprèsun autre bateau, ce second bateau ne dépense effectivement quedeux éclusées pour tout le trajet; mais lorsque les bateaux passentalternativement, l’un venant d’un côté et l’autre de l’autre, il encolite, dit-il, autant d’éclusées que chaque bateau traverse d’éclusesen montant. Il appuie cette assertion par deux lettres, l’une deM. de Caligny et l’autre de M. de Regeinorte, qui sont de cet avis.L’un des deux assure même, ainsi que M. Thomassin, cpie la dépensed’eau est la même, soit que les écluses soient contiguës, soit qu’ellessoient séparées ; mais c’est dans cette distinction, qui, sans doute,n’a pas été approfondie, que se trouve une seconde erreur. Ce qu’il ya de certain, c’est que lorsque les écluses sont contiguës, elles dé-pensent souvent beaucoup plus de deux éclusées ; et, ce que l’onn’avait pas remarqué, c’est que, lorsque les écluses sont éloignées àplus de ip5 mètres, elles n’en dépensent le plus souvent qu’une seul»'pour toute la traversée.
Pour établir ces propositions, il faut distinguer quatre cas prin-cipaux.
>' r cas. Le premier est celui où les écluses étant éloignées les unes desautres, les bateaux passent alternativement, l’un venant d’un côté etl’autre du côté opposé. Alors il arrive que le bateau qui passe aprèsle premier, trouve en montant toutes les écluses vides, et que, pour