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Tome troisième.
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CANAUX

d’autre l’eau de quelque ruisseau équivalant à un tiers de celle quel’on tire du point de partage, on augmentera la hauteur des éclusesde 65 centimètres, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’on soit parvenuà la plus grande hauteur que l’on voudra donner aux écluses. L’aug-mentation qui en résultera pour faire quelques écluses de plus estune faible considération , eu égard à l’avantage de ménager l’eaud’un point de partage, lorsque l’on n’en a pas une grande quantité;d’ailleurs, deux écluses de i,3 mètre de chute ne coûtent qu’untiers de plus qu’une écluse de 2,6 mètres, parce que s’il faut unradier de plus, les murs sont moins épais et les portes moins dispen-dieuses.

11 faut cependant observer que la dépense des éclusiers formeraitun objet assez important, s’il en fallait un à chaque écluse; maiscelles qui avoisinent le point de partage sont ordinairement assezproches les unes des autres, pour qu’un éclusier puisse en desservirplusieurs.

Lorsqu’un canal ne peut pas être alimenté par des sources surune longueur assez considérable pour remplacer les filtrations et lesévaporations, on peut diminuer la hauteur de la chûte des éclusesgraduellement et proportionnellement à la distance de la dernièreprise d’eau, afin de compenser par la plus grande quantité d’eauque l’on tirerait des biefs supérieurs, comparée à celle que l’on tire-rait des biefs inférieurs, ce qui s’en perdrait dans ces biefs par lafiltration et même par les évaporations. Ce moyen pourrait avoirson application, sur-tout dans les terrains de gravier qui laissentperdre une partie de l’eau ; mais comme les grandes évaporationsn’ont lieu que pendant un temps de l’année, et que dans les autressaisons ces différentes chûtes seraient un inconvénient, il vaudraitmieux les faire toutes égales, et obvier à la perte d’eau par un cou-rant que l’on établirait à volonté.