Band 
Tome troisième.
Seite
158
JPEG-Download
 

158

CANAUX

Nivellement deplusieurs rivièresadjacentes.

Rigole

de la Cozunne.

Jauges de tous lesruisseaux.

ruisseaux du Vilet, des Paimeceaux et de la Saugie, parce que j’aireconnu par les jauges qu’il y aurait suffisamment d’eau sans en allerchercher plus loin ; mais pour avoir toutes les eaux que l’on peutrassembler au point de partage, il serait aisé de continuer par lesmêmes opérations ces rigoles, jusqu’à ce que l’on eût gagné le hautdes montagnes. On a seulement nivelé le cours des ruisseaux deCliâtel-Moron, de Charmoy et de Gourdon , et on y a marqué l’en-droit où doivent se faire les prises d’eau. Ou a encore vu par lesgrands nivellements des montagnes que l'on pourrait aussi y con-duire les ruisseaux de la Limasse, même celui de Saint-Romain ducôté du midi, et ceux de Saint-Berain et de Sanvigne du côté dunord. A l’égard de ceux qui se jettent dans la Dheune, il serait inutilede conduire les rigoles plus loin que la rivière de Cliâtel-Moron,attendu que les ruisseaux sont peu considérables au-delà, qu’ilstarissent pour la plupart, et que l’on se servira de ceux qui sontpérennes, pour les faire entrer dans le cours du canal, afin de sub-venir aux filtrations et évaporations.

On n’a pas formé la rigole de la Dheune du côté du midi, quoiquece fût celle qui amènerait la plus grande quantité d’eau au canal,puisqu’on peut faire verser dans cette rigole les rivières de Cozanne,de la Vielle, celle de Saint-Jean-de-Trézy et d’Essertenes, dont lesdeux premières sont plus considérables qu’aucune des autres. Maisayant reconnu par les nivellements que la source du ruisseau deMont-Aubri, qui est le plus près de Long-Pendu, était trop bassepour être amenée au point de partage, et les autres sources étantéloignées, je les ai négligées parce qu’on en a une assez grande quan-tité, sauf cependant à s’en servir si on en a besoin.

Apres avoir tracé l’emplacement des rigoles, on a jauge tous lesruisseaux qui les traversaient à l’endroit même des rigoles , afind’avoir exactement leur produit. Ces jauges ont été faites en diffé-rentes saisons et en différents temps pendant le cours de deux annéescomplettcs, toujours huit jours au moins après les pluies, et lorsque